Des images de propagande iranienne générées par IA apparaissent dans un grand média allemand

⚡ Résumé en français par Brief IA
• Der Spiegel a retiré plusieurs images de sa couverture sur l'Iran car elles ont probablement été générées ou modifiées par IA. • Impact sur la crédibilité des médias, avec des images potentiellement trompeuses. • Ce cas soulève des questions sur l'utilisation de l'IA dans le journalisme et la véracité des informations diffusées. 💡 Pourquoi c'est important : cela met en lumière les défis croissants de la désinformation à l'ère de l'IA dans les médias.
📄 Article traduit en français
Des images de propagande iranienne générées par IA apparaissent dans un grand média allemand
Der Spiegel et de nombreux autres médias allemands ont publié sans le savoir des images générées par IA dans leur couverture de l'Iran.
La société de forensic Neuramancer a classé trois des cinq images examinées comme probablement générées par IA, y compris une vue aérienne d'un porte-avions iranien et une photo d'Ali Khamenei avec son fils.
Les agences allemandes dpa, Imago et ddp ont bloqué SalamPix. Der Spiegel a retiré toutes les images de l'agence et examine le dossier en interne.
Le magazine allemand Der Spiegel a retiré plusieurs images de sa couverture sur l'Iran après avoir déterminé qu'elles étaient très probablement générées ou manipulées par IA.
Les photos provenaient de l'agence SalamPix et ont été intégrées dans les bases de données d'images allemandes via l'agence française Abaca Press. Selon Der Spiegel, de nombreux autres médias allemands sont également concernés, notamment Zeit, Sueddeutsche Zeitung, WDR, Stern, Deutschlandfunk, Deutsche Welle, Welt, taz et B.Z.
La société allemande de forensic numérique Neuramancer a analysé cinq cas suspects pour le compte de Der Spiegel. Les résultats : une photo aérienne d'un porte-avions iranien, une photo d'Ali Khamenei avec son fils Mojtaba, et une image d'un bâtiment d'ambassade au Niger ont tous été classés comme probablement générés par IA. Une image d'explosion à Téhéran montrait des traces de l'outil IA Flux 2. Seule une image - montrant des écolières iraniennes - a été jugée propre.
L'image supposée d'un porte-avions iranien présente plusieurs erreurs, telles que des ombres mal mises en évidence.
Le PDG d'Abaca Press, Jean-Michel Psaila, a reconnu que SalamPix avait effectué un travail bâclé. Un photographe iranien a admis avoir intégré des images d'une plateforme gérée par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) dans le système de l'agence sans les étiqueter comme telles. Les Gardiens de la Révolution constituent le deuxième pilier des forces armées iraniennes aux côtés de l'armée régulière. Ils protègent le régime islamiste, gèrent leur propre service de renseignement et, selon Amnesty International et d'autres organisations de défense des droits de l'homme, ont joué un rôle central dans la répression violente des récentes manifestations, au cours desquelles les estimations actuelles suggèrent entre 7 000 et 36 500 civils tués.
L'IRGC gère également un vaste appareil de propagande avec ses propres agences de presse, unités de production médiatique et divisions cybernétiques. Récemment, le Tehran Times, aligné sur le régime, a publié ce qu'il prétendait être une image satellite montrant la destruction d'une installation radar américaine au Qatar - il s'est avéré que c'était une image manipulée par IA de Google Earth.
L'analyste Tal Hagin a exposé la supercherie du Tehran Times.
L'enquête a été déclenchée par l'agence de presse néerlandaise ANP, qui avait déjà bloqué environ 1 000 images de SalamPix. RTL Pays-Bas a également rapporté l'incident. Les agences allemandes dpa Picture Alliance, Imago et ddp ont ensuite bloqué SalamPix également. Der Spiegel a souligné que les images générées par IA dans le reportage d'actualités sont un tabou clair et a déclaré qu'il examinerait le dossier en interne.
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