Gorillaz : le groupe culte a-t-il cédé à l’intelligence artificielle ?
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Gorillaz : le groupe culte a-t-il cédé à l’intelligence artificielle ?

Le Big Data
Ny Ando A.·4 min·0 vues
En bref
1Gorillaz intègre des éléments d'intelligence artificielle dans sa tournée The Mountain, marquant une première pour un groupe de cette envergure.
2Cette initiative soulève des débats sur l'authenticité artistique et l'avenir de la création musicale, touchant potentiellement des millions de fans.
3L'utilisation de l'IA dans les performances en direct pourrait redéfinir l'expérience musicale, à l'instar de l'impact du streaming sur l'industrie musicale.
💡Pourquoi c'est importantl'intégration de l'IA dans la musique pourrait transformer la manière dont les artistes interagissent avec leur public et créent.
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Article traduit en français

Gorillaz : le groupe culte a-t-il cédé à l’intelligence artificielle ?

La tournée The Mountain de Gorillaz fait beaucoup parler d’elle, mais pas uniquement pour ses performances. Depuis plusieurs jours, une partie des fans soupçonne le groupe d’avoir utilisé l’IA dans ses visuels scéniques, notamment pour les images de fond et certaines séquences vidéo projetées pendant le concert.

Alors que le groupe poursuit sa tournée européenne, la polémique ne faiblit pas, et ce, malgré un nouvel album salué et des prestations riches en surprises musicales. Un passage est d’ailleurs prévu à la 3Arena de Dublin ainsi qu’un concert au Tottenham Hotspur Stadium en juin.

Gorillaz, qui est-ce ?

Pour ceux qui ne le savent pas, The Mountain est le nom de la tournée actuelle de Gorillaz. Il s’agit de leur série de concerts en cours, présentée comme un nouveau chapitre artistique.

Le groupe repose depuis ses débuts sur le travail de Jamie Hewlett, en collaboration étroite avec Damon Albarn. Leur concert mélange musique live et projections visuelles immersives, un peu comme un spectacle hybride entre concert et expérience audiovisuelle. Seulement, pour Gorillaz, les personnages animés comptent autant que les musiciens sur scène.

Pendant le concert, de grandes vidéos sont diffusées en arrière-plan. Elles accompagnent les morceaux, racontent des ambiances ou créent des moments visuels marquants. C’est justement là que la polémique est née.

Au cœur des débats, une séquence précise du spectacle attire particulièrement l’attention. Sur scène, Damon Albarn appuie sur un grand bouton rouge, déclenchant une série d’images aléatoires projetées derrière lui. Une idée que Jamie Hewlett a tenu à clarifier directement auprès d’un fan, affirmant qu’il ne s’agissait pas d’IA générative.

Qu’est-ce que c’est alors ?

Selon Jamie Hewlett, ce type de montage existait déjà auparavant et repose simplement sur une sélection de clips préparés à l’avance. Ces derniers sont lancés de manière aléatoire pour créer un effet ludique. Malgré ces explications, certains fans restent dubitatifs.

Une image en particulier, représentant la célèbre jeep du premier album du groupe, est jugée étrange, voire incohérente. Pour certains internautes, ce visuel « absurde » serait typique d’un rendu généré par intelligence artificielle, relançant les accusations.

Les discussions s’enflamment alors sur les réseaux sociaux. Entre scepticisme et défense du groupe, les avis divergent. Certains fans estiment que les artistes ne maîtrisent pas nécessairement les aspects techniques liés à la production visuelle actuelle, ce qui laisse planer un doute sur l’origine réelle des contenus diffusés.

D’autres, au contraire, rappellent que Damon Albarn et Jamie Hewlett ont déjà exprimé à plusieurs reprises leur rejet de l’intelligence artificielle, rendant son utilisation peu probable dans ce contexte.

L’IA commence à semer le doute partout

Aujourd’hui, l’intelligence artificielle a évolué, au point de créer des contenus visuels impressionnants. En quelques mois, elle a appris à imiter des styles, produire des scènes crédibles et même reproduire des imperfections humaines.

Les deepfakes, par exemple, sont devenus suffisamment réalistes pour tromper une grande partie du public. Nous ne les détectons même correctement que dans environ 24,5 % des cas les plus convaincants selon les statistiques de DeepStrike.

Le nombre de deepfakes aurait même explosé, passant de quelques centaines de milliers à plusieurs millions en seulement deux ans. Alors, au final, l’IA ne se contente plus de produire des images ou des vidéos impressionnantes. Elle installe aussi naturellement un doute dans la tête du public.

Une image légèrement étrange, un détail incohérent, une animation un peu trop “parfaite” suffisent désormais à éveiller le soupçon. Même lorsque le travail est entièrement humain, le réflexe est devenu presque automatique : “Et si c’était de l’IA ?”

Dans ce contexte, les artistes tels que Gorillaz se retrouvent dans une position délicate.

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