Justine Emard, une artiste qui dialogue avec l’IA
L’artiste Justine Emard dans son atelier, à Paris, le 13 mars 2026.
Justine Emard a fixé le rendez-vous chez elle, mardi 10 mars, dans un magnifique loft parisien situé dans le 20e arrondissement, près du cimetière du Père-Lachaise. La trentenaire revient sur l’histoire du lieu, qui lui sert d’atelier-logement : l’immeuble abritait autrefois une usine de fabrication de soldats de plomb ; c’est désormais un repaire d’architectes et d’artistes. Elle nous accueille avec un café et des biscuits japonais au thé, puis s’installe à sa table de travail, face à deux ordinateurs. C’est ici que nous discuterons, dans un espace baigné de lumière, devant de grandes baies vitrées. Mi-décontractée mi-sérieuse, en jean et chemise, une grosse bague rouge au majeur droit, l’artiste visuelle revient sur son parcours et fait défiler, sur l’écran, certaines de ses œuvres.
Ses premières années, elle les passe à Clermont-Ferrand, élevée par une mère éducatrice d’enfants aveugles et un père commerçant. Justine Emard en convient aujourd’hui volontiers : elle n’était en rien prédestinée à une telle carrière. Pourtant, elle confie d’une voix douce, se remémorant l’enfant qu’elle était : « Je voulais déjà inventer de nouvelles choses, j’étais fascinée par la création. »
C’est pourquoi elle entame un cursus artistique dès le lycée, s’oriente ensuite vers les Beaux-Arts de sa ville natale, avant de s’échapper un semestre à l’Ecole d’arts visuels de l’université d’Oklahoma (États-Unis) et de compléter son cursus par un master « direction de projets culturels » à l’université Blaise-Pascal, toujours dans la capitale auvergnate.
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