La guerre en Iran et ses répercussions sur TSMC et le secteur de l'IA
La guerre en Iran a des conséquences notables sur le prix du pétrole, un facteur crucial pour le secteur de l'intelligence artificielle. L'Iran a imposé sa loi sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitent 20% du pétrole mondial. Si l'Europe s'inquiète des répercussions, l'Asie, qui dépend fortement des hydrocarbures de cette région, pourrait faire face à des difficultés majeures.
Dépendance énergétique de Taïwan et de la Corée du Sud
Le blocage du détroit d'Ormuz impacte gravement plusieurs nations, notamment Taïwan et la Corée du Sud, qui sont essentielles dans le secteur des semi-conducteurs. Un rapport de Barclays, cité par le média Ctee, souligne que :
- Les perturbations énergétiques auront des répercussions croissantes.
- L'inquiétude ne porte plus seulement sur le prix du pétrole, mais sur la capacité de l'industrie des semi-conducteurs à maintenir son approvisionnement en électricité et en matières premières.
Risques pour TSMC
Bien que Taïwan dispose de réserves de pétrole, celles-ci sont principalement utilisées pour des applications pétrochimiques. En ce qui concerne l'énergie nécessaire à la production d'électricité, le pays dépend fortement des approvisionnements quotidiens, d'autant plus que ses réserves en gaz naturel liquéfié ne couvrent que 11 jours de consommation.
Si la situation perdure, Taïwan pourrait rencontrer des difficultés à garantir un niveau de production électrique suffisant. TSMC, qui consomme à lui seul 10% de l'électricité nationale, pourrait ne pas être en mesure de respecter son programme de commandes. Cela obligerait ses grands clients, comme NVIDIA ou AMD, à recalibrer leurs promesses de fourniture, ce qui aurait un impact direct sur le déploiement des infrastructures nécessaires au développement de l'IA. Ce scénario pourrait engendrer un effet domino néfaste pour l'ensemble de l'industrie.
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