Brief IA : Britannica et Merriam-Webster attaquent OpenAI en justice

Britannica et Merriam-Webster attaquent OpenAI en justice

Brief IA
Tom Levy·3 min·2 vues

L'Encyclopedia Britannica et Merriam-Webster ont accusé OpenAI d'avoir violé le droit d'auteur en utilisant près de 100 000 articles pour entraîner ses modèles de langage sans autorisation. Ils cherchent à protéger leurs contenus et à obtenir des compensations financières, soulevant des questions cruciales sur l'utilisation des données protégées dans le développement de l'IA.

En bref
1Encyclopedia Britannica et Merriam-Webster accusent OpenAI d'avoir utilisé leurs contenus protégés pour entraîner ses modèles d'IA sans autorisation.
2Britannica affirme que les pratiques d'OpenAI, notamment via ChatGPT, nuisent à ses revenus en substituant son contenu.
3D'autres médias, comme le New York Times et Ziff Davis, ont également engagé des poursuites similaires contre OpenAI.
💡Pourquoi c'est importantCes actions légales pourraient redéfinir les limites de l'utilisation de contenus protégés dans le développement de l'intelligence artificielle.
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Britannica et Merriam-Webster contre OpenAI

L'Encyclopedia Britannica, qui possède Merriam-Webster, a engagé une action en justice contre OpenAI, l'accusant d'une « violation massive des droits d'auteur ». Cette plainte repose sur l'allégation que le géant de l'intelligence artificielle a utilisé, sans autorisation, une vaste quantité de contenu protégé pour entraîner ses modèles de langage. Britannica, qui détient les droits sur près de 100 000 articles en ligne, affirme que ces contenus ont été exploités par OpenAI pour améliorer ses systèmes d'IA.

Utilisation non autorisée des contenus protégés

Selon Britannica, OpenAI aurait non seulement extrait ces articles pour l'entraînement de ses modèles, mais aurait également enfreint les lois sur les droits d'auteur en générant des réponses qui reproduisent intégralement ou partiellement le contenu original. L'éditeur pointe du doigt le processus de génération augmentée par récupération (RAG) de ChatGPT, qui consiste à parcourir le web et d'autres bases de données pour fournir des informations actualisées. Britannica accuse également OpenAI de violer le Lanham Act, une loi sur les marques, en attribuant à tort certaines informations fictives à l'éditeur.

Impact sur les revenus et la qualité de l'information

La plainte souligne que les pratiques d'OpenAI, notamment à travers ChatGPT, privent Britannica de revenus potentiels en fournissant des réponses qui remplacent directement le contenu des éditeurs. Britannica exprime également sa préoccupation quant aux conséquences de ces "hallucinations" générées par l'IA, qui pourraient compromettre l'accès du public à des informations fiables et de qualité.

Un mouvement juridique croissant

Britannica n'est pas seule dans cette bataille juridique contre OpenAI. De nombreux autres éditeurs et écrivains se sont également lancés dans des actions similaires. Parmi eux, le New York Times, Ziff Davis, qui possède des publications comme Mashable et CNET, ainsi qu'une douzaine de journaux nord-américains, tels que le Chicago Tribune et le Toronto Star, ont intenté des poursuites pour des raisons analogues.

Précédents juridiques et implications

Bien qu'il n'existe pas encore de précédent juridique clair sur l'utilisation de contenus protégés pour l'entraînement des modèles de langage, un cas récent a attiré l'attention. Anthropic, une autre entreprise d'IA, a réussi à convaincre un juge fédéral que l'utilisation de tels contenus pouvait être considérée comme suffisamment transformative pour être légale. Toutefois, Anthropic a été condamnée à un règlement de 1,5 milliard de dollars pour avoir téléchargé illégalement des millions de livres, soulignant la complexité et les enjeux financiers de ces affaires.

Autres actions en cours

En parallèle, Britannica a également déposé une plainte similaire contre Perplexity, une autre entreprise d'intelligence artificielle. Cette affaire est toujours en attente, illustrant l'ampleur des défis juridiques auxquels font face les entreprises utilisant des contenus protégés pour développer leurs technologies.

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