OpenClaw, cet agent IA autonome qui agite la Silicon Valley
« OpenClaw est probablement le lancement logiciel le plus important de l’histoire. » Le compliment vient de Jensen Huang, le cofondateur du concepteur de puces américain Nvidia, figure majeure du secteur de l’intelligence artificielle (IA). D’autres y voient un possible « nouveau ChatGPT ». Encore loin d’avoir remplacé l’assistant d’OpenAI, OpenClaw fascine car il donne de nouveaux pouvoirs : il ne s’agit plus pour l’utilisateur de « discuter » avec un robot conversationnel, mais de lui demander d’accomplir des actions : acheter des billets de train, classer les photos sur un ordinateur… Ce qui lui vaut le nom d’« agent », ou d’« IA agentique ».
Lancé en novembre 2025 sous le nom de ClawdBot puis rebaptisé OpenClaw, cet outil symbolisé par un homard est loin d’être le seul agent du marché. Mais il a rapidement acquis une notoriété virale, notamment chez les informaticiens et les jeunes entrepreneurs. Selon son concepteur, il aurait 3,2 millions d’utilisateurs.
Une IA aux pleins pouvoirs
OpenClaw est l’un des agents IA aux pouvoirs les plus larges. Installé sur un ordinateur, il peut en prendre le contrôle presque total :
- Modifier et supprimer des fichiers
- Rajouter de nouveaux programmes conçus par ses soins
- Piloter le navigateur Internet
- Dialoguer avec des services numériques
- Communiquer avec des humains par des logiciels de messagerie comme Telegram, Discord ou WhatsApp – c’est d’ailleurs par ce canal qu’on le pilote
Aux États-Unis, il est même possible de lui confier le pouvoir de payer de façon autonome, sans demander à chaque fois l’autorisation.
OpenClaw est destiné à des tâches plus ou moins élaborées :
- Faire le ménage dans une boîte e-mail de manière autonome
- Dialoguer avec un commercial pour obtenir de meilleurs prix
- Repérer des candidats sur LinkedIn puis préparer des messages de recrutement
Il peut même aider à des projets complexes : « OpenClaw m’a permis de déplacer 50 sites Web dix fois plus vite que si j’avais tout fait à la main », témoigne Stéphane Grillot, un administrateur système. Certains entrepreneurs tentent même de lui confier une partie de l’activité de leur start-up – gestion des stocks, marketing, comptabilité par exemple – dans l’espoir d’économiser le recrutement d’une équipe.
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