Brief IA : YouTube lutte contre les deepfakes IA ciblant les figures publiques

YouTube lutte contre les deepfakes IA ciblant les figures publiques

Brief IA
Tom Levy·3 min·3 vues

YouTube a lancé un outil de détection des deepfakes IA pour un groupe pilote composé de politiciens, de fonctionnaires et de journalistes, leur permettant de signaler et de demander la suppression de contenus générés par l'IA sans autorisation. Cette technologie, qui a été introduite l'année dernière pour environ 4 millions de créateurs dans le Programme Partenaire YouTube, vise à renforcer la confiance dans les médias en luttant contre la désinformation.

En bref
1YouTube élargit sa technologie de détection de deepfakes IA pour inclure politiciens et journalistes.
2Le programme pilote permet aux utilisateurs de demander la suppression de contenus IA non autorisés.
3YouTube soutient le NO FAKES Act pour réglementer l'usage des deepfakes au niveau fédéral.
💡Pourquoi c'est importantCette initiative vise à protéger l'intégrité des figures publiques face à la désinformation numérique.
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YouTube renforce sa technologie contre les deepfakes IA

YouTube a annoncé l'expansion de sa technologie de détection de deepfakes générés par l'intelligence artificielle. Ce programme pilote inclut désormais des fonctionnaires gouvernementaux, des candidats politiques et des journalistes. Ces utilisateurs auront accès à un outil permettant d'identifier les contenus créés par l'IA sans leur consentement, et de demander leur suppression s'ils estiment que cela enfreint les règles de la plateforme.

Cette technologie, initialement lancée l'année précédente pour environ quatre millions de créateurs YouTube dans le cadre du Programme Partenaire YouTube, a été testée avant d'être mise en œuvre à plus grande échelle.

Un outil inspiré du Content ID

Le nouvel outil de détection de similitude fonctionne de manière similaire au système Content ID de YouTube, qui identifie les contenus protégés par des droits d'auteur dans les vidéos téléchargées. Ce système recherche des visages simulés créés par des outils d'IA, souvent utilisés pour diffuser de la désinformation en manipulant les perceptions à travers des personnalités deepfakées de figures notables, telles que des politiciens ou d'autres fonctionnaires, leur faisant dire ou faire des choses qu'ils n'ont pas réellement faites.

Avec ce programme pilote, YouTube cherche à équilibrer la liberté d'expression des utilisateurs et les risques associés à la technologie IA qui peut créer des similitudes convaincantes de figures publiques.

Préserver l'intégrité de la conversation publique

Leslie Miller, vice-présidente des affaires gouvernementales et des politiques publiques de YouTube, a souligné l'importance de cette expansion pour l'intégrité de la conversation publique. Elle a expliqué que les risques d'imitation par l'IA sont particulièrement élevés pour ceux qui évoluent dans le domaine civique. Cependant, elle a précisé que toutes les correspondances détectées ne seraient pas automatiquement supprimées. YouTube évaluera chaque demande selon ses directives de politique de confidentialité pour déterminer si le contenu est une parodie ou une critique politique, qui sont des formes d'expression libre protégées.

Soutien au NO FAKES Act

YouTube soutient également le NO FAKES Act à Washington, une législation qui réglementerait l'utilisation de l'IA pour créer des reproductions non autorisées de la voix et de l'apparence visuelle d'un individu.

Pour utiliser le nouvel outil, les participants au programme pilote doivent d'abord prouver leur identité en téléchargeant un selfie et une pièce d'identité officielle. Ils peuvent ensuite créer un profil, consulter les correspondances détectées et demander leur suppression si nécessaire. YouTube envisage de permettre aux utilisateurs d'empêcher le téléchargement de contenus enfreignant les règles avant leur mise en ligne, ou éventuellement de monétiser ces vidéos, à l'image du système Content ID.

Vers une disponibilité élargie

Bien que YouTube n'ait pas précisé quels politiciens ou fonctionnaires seront les premiers à tester cette technologie, la société a exprimé son intention de rendre cet outil largement accessible à l'avenir.

Les vidéos générées par l'IA seront étiquetées en conséquence, mais le placement de ces étiquettes varie. Pour certaines vidéos, l'étiquette apparaît dans la description, tandis que pour les sujets sensibles, elle est placée au début de la vidéo. Cette approche est similaire à celle adoptée par YouTube pour tout contenu généré par l'IA.

Une utilisation encore limitée

Amjad Hanif, vice-président des produits créateurs de YouTube, a expliqué que bien qu'il existe beaucoup de contenu produit avec l'IA, cette distinction n'est pas toujours significative pour le contenu lui-même. Il a noté que le volume de demandes de suppression de deepfakes IA est actuellement très faible, car la plupart des contenus s'avèrent bénins ou ajoutent à l'activité globale des créateurs.

Cependant, cela pourrait changer avec les deepfakes impliquant des fonctionnaires gouvernementaux, des politiciens ou des journalistes. YouTube prévoit d'étendre sa technologie de détection de deepfake à d'autres domaines, y compris les voix parlées reconnaissables et d'autres propriétés intellectuelles comme des personnages populaires.

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