Samuel Alito évoque Claude AI pour trancher une affaire judiciaire
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Lors d'une audience de la Cour suprême, le juge Samuel Alito a fait une remarque qui a provoqué des rires dans la salle. Il a demandé si Claude AI, un modèle de langage développé par Anthropic, devrait être consulté pour trancher une affaire. Cette question était posée dans le cadre de l'affaire Jules v. Andre Balazs Properties, qui traite de la capacité des tribunaux fédéraux à confirmer des décisions d'arbitrage.
L'avocat Adam Unikowsky, en charge de l'affaire, a répondu en préférant s'en remettre au jugement de la cour. Bien que Claude AI ne soit pas directement impliqué dans cette affaire, la mention de cette technologie n'était pas fortuite. Unikowsky, avocat chez Jenner & Block, est un passionné de l'intelligence artificielle et a exploré son utilisation dans le domaine juridique.
Unikowsky a plaidé plus d'une douzaine d'affaires devant la Cour suprême. Il a rédigé plusieurs articles sur ses expériences avec l'IA, affirmant que cette technologie peut non seulement décider des affaires avec précision, mais aussi rédiger des opinions judiciaires. Dans ses tests, il a fourni à Claude les mémoires de plusieurs affaires de la Cour suprême et a constaté que le modèle prenait systématiquement des décisions correctes. Même lorsque ses conclusions différaient de celles de la Cour suprême, le raisonnement de Claude restait raisonnable.
L'année précédente, Unikowsky a même exploré la possibilité de laisser Claude présenter une plaidoirie orale devant un tribunal. Il a conclu que les tribunaux devraient permettre aux avocats robots de plaider et ne pas décourager cette pratique.
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