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SEO : doit-on désormais écrire pour les LLM ?

🛠️ AI Toolsvia BDM Tools·José Billon·

SEO : doit-on désormais écrire pour les LLM ?

SEO : doit-on désormais écrire pour les LLM ?
En bref
1L'article aborde l'impact des LLM sur le référencement SEO et l'écriture de contenu.
2Jessica Michenaud, cheffe de projet SEO, souligne l'importance de l'exigence éditoriale dans ce contexte.
3Les professionnels du SEO doivent adapter leurs stratégies tout en préservant la qualité du contenu.
💡Pourquoi c'est importantL'évolution vers les LLM pourrait redéfinir les standards de qualité en SEO, influençant ainsi la visibilité en ligne des entreprises.
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Article traduit en français

SEO : doit-on désormais écrire pour les LLM ?

Les outils d’IA : une nouvelle forme de moteur de recherche

Pour Jessica Michenaud, les LLM (modèles de langage de grande taille) s’imposent clairement comme une nouvelle forme de moteur de recherche, et la visibilité d’une marque se joue désormais aussi dans ces environnements. La spécialiste rappelle quelques chiffres révélés par Ipsos : en France, environ 39 % des personnes déclarent utiliser des outils d’IA générative, et 48 % d’entre elles y ont recours pour effectuer des recherches.

Un ancrage statistique qui, pour la cheffe de projet SEO, justifie de s’intéresser sérieusement à la question du référencement par les LLM. « Être bien référencé par ces outils, c’est s’assurer que sa marque existe dans les réponses que les utilisateurs obtiennent », explique-t-elle.

Les LLM deviennent un nouveau canal de visibilité pour les marques. Avec près d’un utilisateur sur deux qui a recours à l’IA générative pour effectuer des recherches, ignorer ce canal, c’est prendre le risque de ne pas exister là où une partie de son audience se trouve désormais. Un enjeu qui, pour Jessica Michenaud, s’inscrit en complément, et non en remplacement, des logiques SEO déjà existantes.

Comment écrire pour les LLM

Bonne nouvelle : écrire pour les LLM ne suppose donc pas de réinventer sa façon d’écrire. Jessica Michenaud considère cette nuance primordiale. « Il ne s’agit pas de changer son style d’écriture, mais de mieux structurer son contenu », précise-t-elle. Une distinction qui a son importance, tant le sujet tend à générer des injonctions anxiogènes dans le secteur.

Concrètement, l’experte identifie plusieurs leviers :

  • Répondre à la question dès le début du contenu, sans détour.
  • Varier les formats de réponse au sein d’un même contenu (texte, listes, tableaux) pour rendre l’information plus facilement extractible.
  • Soigner la clarté et la lisibilité globale du contenu.

Un contenu bien structuré, c’est un contenu que les IA comprennent mieux. Titres clairs, paragraphes aérés, réponse directe à la question posée : ce sont ces éléments qui facilitent la lecture par les LLM, et qui améliorent aussi l’expérience utilisateur.

Mais Jessica Michenaud tient à rappeler un prérequis : sans SEO de base, pas de référencement dans les LLM. « Les LLM s’appuient sur ce qui est déjà indexé et visible sur le web. Le SEO reste la fondation », insiste-t-elle.

« L’humain doit rester au cœur de la rédaction »

Structurer son contenu pour les LLM, soit. Mais pas au détriment de ce pour qui il est écrit en premier lieu. Pour Jessica Michenaud, l’optimisation ne doit jamais prendre le pas sur l’intention : un contenu qui ne répond pas à une vraie question humaine n’a aucune raison d’exister, qu’il soit lisible par les IA ou non.

Un point technique vient d’ailleurs appuyer cette position : les LLM ont été entraînés sur du contenu ordinaire, produit par des humains. « Il n’y a pas de problème de compréhension pour les IA face à un contenu bien écrit et naturel », rappelle la spécialiste. Pas besoin, donc, de contorsions rédactionnelles pour se rendre lisible par les modèles.

La qualité primera toujours sur les optimisations techniques. Un contenu qui répond vraiment à la question de l’utilisateur, avec une vraie valeur ajoutée, sera apprécié autant par Google que par les LLM. Ce n’est pas une révolution : c’est l’exigence éditoriale de base.

Un contenu clair, structuré et qualitatif satisfait Google et les LLM. Pas de stratégie parallèle, pas de double rédaction. « Oui, les LLM comptent, car les utilisateurs s’y tournent de plus en plus. Mais non, le SEO traditionnel n’est pas mort. Il reste le socle sans lequel aucune visibilité n’est possible, ni sur Google, ni dans les réponses des IA », conclut-elle.

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