Tu suis la course aux modèles IA ?
Chaque sortie (GPT, Claude, Gemini, Mistral…) décryptée le soir même, en 5 min. Gratuit.
Inclus dès l'inscription : notre sélection des meilleurs guides & comparatifs IA.
Choisis ton rythme
Gratuit · Pas de spam · Désabonnement en 1 clic
Une approche distincte dans le paysage de l'IA
Dans un secteur où les termes comme AGI (Intelligence Artificielle Générale) et superintelligence sont souvent utilisés pour décrire des avancées ambitieuses, Alexandre LeBrun, PDG d'AMI Labs, adopte une position singulière. Lors d'une interview avec TechCrunch, LeBrun a clairement exprimé que son entreprise n'emploie pas ces termes. Il a souligné que l'usage de ces mots est devenu rare, les acteurs de l'industrie ayant évolué vers le concept de superintelligence, qu'il considère également comme peu pertinent. Selon lui, ces étiquettes manquent de définition claire et ne sont pas utiles pour décrire les véritables capacités de l'IA.
AMI Labs en quête de partenariats stratégiques
TechCrunch a rencontré LeBrun à Séoul, où il assistait à la Conférence Internationale sur l'Apprentissage Automatique. L'objectif de sa visite était de nouer des partenariats avec des entreprises locales et internationales, ainsi que des chercheurs. Bien qu'AMI Labs soit encore en phase de développement pré-produit, elle s'efforce d'attirer l'attention de secteurs comme la robotique, la fabrication et l'électronique. LeBrun a expliqué que leur modèle du monde, qui intègre des principes physiques pour interagir avec le monde réel, doit démontrer son efficacité en dehors des laboratoires.
La robotique : un domaine d'application clé
LeBrun a identifié la robotique comme un domaine où les modèles du monde pourraient avoir un impact significatif. Actuellement, les robots suivent des routines prédéfinies et l'IA reste limitée dans sa capacité à interagir intelligemment avec le monde physique. LeBrun a illustré cela en mentionnant un incident où un robot dansant a failli blesser un enfant lors d'un événement public. Selon lui, une IA capable de comprendre le contexte pourrait éviter de tels incidents. Il a noté que bien que le matériel robotique ait considérablement progressé, il manque encore un « cerveau » pour exploiter pleinement ces avancées.
Modèles du monde vs modèles de langage
LeBrun a expliqué la distinction entre les modèles de langage large (LLM) et les modèles du monde. Les LLM prédisent le texte suivant, tandis que les modèles du monde prédisent l'état suivant du monde physique. Par exemple, si un verre est poussé au bord d'une table, un modèle du monde devrait pouvoir anticiper sa chute. Bien qu'il ne considère pas les modèles du monde comme supérieurs aux LLM, il les voit comme complémentaires, chacun ayant un rôle distinct dans la compréhension du monde physique.
L'importance des environnements réels
Pour LeBrun, les modèles du monde nécessitent un entraînement dans des environnements réels, ce qui implique de collaborer avec des partenaires industriels. AMI Labs cherche à s'implanter en Asie, attirée par les avancées technologiques de la région, notamment en Corée du Sud. Le pays est reconnu pour ses industries de pointe en robotique et semi-conducteurs, ainsi que pour sa capacité à adopter rapidement de nouvelles technologies.
La Corée du Sud : un partenaire stratégique
LeBrun a exprimé son intérêt pour la Corée du Sud en raison de son environnement industriel avancé et de son engagement rapide envers l'IA. Le pays prévoit d'investir massivement dans l'IA, notamment dans les puces et les centres de données. JP Lee, PDG de SBVA et soutien d'AMI en Asie, a souligné l'importance de la coexistence entre l'IA physique et les modèles de langage, et a salué les efforts du gouvernement coréen pour soutenir ces technologies.
AMI Labs : une entreprise en devenir
Malgré l'absence de produit commercialisé, AMI Labs a déjà levé 1,03 milliard de dollars et bénéficie d'une valorisation pré-monnaie de 3,5 milliards de dollars. Fondée par Yann LeCun, lauréat du prix Turing, après son départ de Meta, la startup reste discrète sur ses plans futurs. LeBrun a indiqué qu'ils révéleront leurs avancées lorsqu'ils seront prêts, promettant une surprise à venir.
La santé : un exemple personnel pour LeBrun
La santé est un domaine qui tient particulièrement à cœur à Alexandre LeBrun, notamment en raison de son expérience passée avec Nabla, une startup de santé basée sur l'IA. Il compare les systèmes d'IA actuels à des médecins qui auraient été formés uniquement à partir de manuels, sans jamais avoir effectué de stage pratique. Selon lui, les modèles de langage large ne couvrent qu'une infime partie des besoins en santé, soit environ 1 %, le reste nécessitant une expérience du monde réel.
Investissements massifs en Corée du Sud
Le plan de Séoul prévoit de mobiliser environ 880 milliards de dollars pour développer les puces, les centres de données IA et l'IA physique. Cette stratégie ambitieuse vise à renforcer la position de la Corée du Sud comme leader dans le domaine de l'intelligence artificielle, en soutenant la recherche et le développement de technologies avancées qui peuvent coexister et se compléter.






