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OpenAI dévoile GPT-Rosalind, une IA dédiée à la biologie
Jeudi dernier, OpenAI a présenté un nouveau modèle d'intelligence artificielle, GPT-Rosalind, conçu pour soutenir la recherche scientifique dans le domaine de la biologie. Ce modèle rend hommage à Rosalind Franklin, une chimiste du XXe siècle reconnue pour ses contributions significatives. GPT-Rosalind repose sur les technologies les plus récentes développées par OpenAI et est actuellement accessible en version test via ChatGPT, Codex et l'API d'OpenAI. Cependant, cet accès est limité à certains utilisateurs validés dans le cadre d'un programme sécurisé.
Des capacités techniques avancées
GPT-Rosalind représente une avancée majeure dans le développement d'IA pour les environnements scientifiques. Contrairement aux modèles précédents, celui-ci est conçu pour plonger dans des domaines techniques tels que la génomique, l'ingénierie des protéines et la chimie. Il ne se contente pas de survoler ces sujets, mais les explore en profondeur, croisant des données, tirant des conclusions et imaginant des pistes biologiques crédibles. Il est également capable d'organiser des protocoles expérimentaux complets, des tâches qui prenaient auparavant des années aux chercheurs.
Pour évaluer ses performances, OpenAI a soumis GPT-Rosalind à plusieurs tests reconnus dans le secteur. Sur BixBench, une référence pour évaluer les performances en bioinformatique et en analyse de données réelles, GPT-Rosalind s'est hissé en tête parmi les modèles ayant publié leurs résultats. Sur LABBench2, un autre test plus ciblé, il a dépassé GPT-5.4 sur six tâches sur onze. Le coup d'éclat se joue notamment sur CloningQA, un exercice exigeant où il faut concevoir de A à Z des réactifs pour des protocoles de clonage moléculaire.
Collaboration avec Dyno Therapeutics
Le test le plus parlant vient du terrain. En collaboration avec Dyno Therapeutics, le modèle a été mis face à des séquences d'ARN inédites, sans données parasites. Sa mission était de prédire et de générer des protéines en lien avec leur fonction. Résultat, dans l'environnement Codex, ses propositions ont dépassé 95 % des experts humains pour les tâches de prédiction. Et pour la génération de séquences, il atteint le 84e percentile.
Un accès restreint et sécurisé
Avec un modèle capable de manipuler des concepts aussi sensibles que les structures biologiques, OpenAI ne peut pas se permettre d'être généreux. L'entreprise mise ainsi sur un programme encadré, pensé pour éviter tout usage risqué. GPT-Rosalind arrive d'abord sous forme de version de recherche, réservée à un cercle restreint d'entreprises aux États-Unis. Ce lancement repose sur trois piliers bien définis : un usage orienté vers l'intérêt collectif, des règles strictes, et un accès soigneusement filtré.
Les organisations intéressées ne peuvent pas simplement s'inscrire. Elles passent par une phase de vérification approfondie. L'objectif est de s'assurer que les travaux menés sont sérieux et utiles, avec un impact positif identifiable. Seuls des utilisateurs validés peuvent y accéder, dans des environnements surveillés et bien structurés. Quoique, ils doivent également jouer le jeu. Ils sont tenus de mettre en place des mécanismes stricts pour éviter tout usage abusif et accepter des conditions spécifiques liées à cet accès anticipé.
Côté sécurité, le modèle a été conçu avec des protections renforcées, adaptées à un usage professionnel. Petite surprise tout de même côté budget. Pendant cette phase de test, l'utilisation du modèle n'entraîne pas de consommation de crédits ou de jetons classiques. Les chercheurs peuvent donc expérimenter sans pression financière immédiate.

