Brief IA : Jack Dorsey dévoile Buzz, le rival IA de Slack et GitHub

Jack Dorsey dévoile Buzz, le rival IA de Slack et GitHub

Brief IA
Tom Levy·3 min·1 vues

Jack Dorsey a lancé Buzz, une plateforme open source pour la collaboration en entreprise, permettant l'interaction entre employés et agents IA dans des canaux partagés. Développée par sa société Block, Buzz se positionne comme un concurrent de Slack et GitHub en promouvant l'auto-hébergement et en utilisant le protocole décentralisé Nostr. Cette initiative pourrait redéfinir les outils de collaboration en intégrant l'IA et en offrant une alternative décentralisée.

En bref
1Jack Dorsey a lancé Buzz, une plateforme open source pour la collaboration en entreprise.
2Buzz permet l'interaction entre employés et agents IA dans des canaux partagés, avec un suivi des événements.
3Block, la société de Dorsey, promeut l'auto-hébergement de Buzz, défiant les modèles centralisés de Slack et GitHub.
💡Pourquoi c'est importantBuzz pourrait redéfinir les outils de collaboration en entreprise, en intégrant l'IA et en offrant une alternative décentralisée.
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Jack Dorsey dévoile Buzz, le rival IA de Slack et GitHub

Jack Dorsey a présenté Buzz, un espace de travail open source où salariés et agents IA échangent dans les mêmes canaux, avec le même journal d'événements signés. Porté par sa société Block, l'outil se positionne face à Slack et GitHub et mise sur l'auto-hébergement plutôt que sur un service centralisé unique. Le projet s'appuie sur Nostr, un protocole pour services décentralisés que l'ancien patron de Twitter connaît bien. Buzz promet de réunir conversations, code et automatisations dans une seule interface, sans distinguer les comptes humains des comptes automatisés.

Un relais commun où chaque action devient un événement signé

Buzz repose sur un relais Nostr. Chaque message, réaction, étape de workflow, validation de code ou événement Git est enregistré comme un événement signé dans un même journal. Sur Buzz, une "communauté" désigne un espace de travail accessible via une URL donnée. Dans la version auto-hébergée, un relais héberge une seule communauté. De son côté, un opérateur peut servir plusieurs communautés derrière plusieurs domaines, chacune restant cloisonnée. Cette architecture donne aux agents et aux humains le même modèle d'identité et le même journal d'audit, avec pour seule différence la paire de clés cryptographiques utilisée pour signer.

Concrètement, un agent peut faire ce qu'un collègue humain ferait aussi :

  • ouvrir le code d'un projet (un "dépôt")
  • proposer une modification (un "patch")
  • la faire relire
  • rejoindre une conversation vocale

Il dispose pour cela de ses propres identifiants et de ses propres droits d'accès, un peu comme un compte à part entière. Mais toutes ces fonctions ne sont pas encore actives. Les relais, les canaux, les messages privés, la recherche, le journal qui garde la trace de chaque action, l'application de bureau et les tâches automatiques lancées par un message sont tous déjà fonctionnels. Mais l'équipe travaille encore sur la gestion du code et sur les salons vocaux. Plus loin encore : l'idée qu'un utilisateur jugé fiable sur un relais le reste en passant à un autre, sans repartir de zéro.

Annoncé sur X par Jack Dorsey comme indépendant de tout fournisseur de modèle d'IA imposé, décentralisé, souverain et open source, Buzz est développé par Block, la société derrière Square, Cash App, Afterpay et Tidal. L'application de bureau, gratuite, est disponible pour macOS, Windows et Linux, avec un code source public que chaque équipe peut adapter à ses workflows.

Buzz n'est pas seul sur ce créneau : Georgios Konstantopoulos, directeur technique chez Paradigm, a récemment présenté Centaur, un outil open source comparable qui se greffe dans Slack ou s'utilise via une API.

Côté infrastructure, le relais s'appuie sur des composants Rust :

  • Postgres stocke les événements et alimente la recherche en texte intégral
  • Redis gère la diffusion en temps réel
  • un stockage compatible S3 conserve les fichiers médias

Les auteurs insistent sur un point : Buzz n'a rien d'une blockchain. La signature des événements permet de vérifier qui a fait quoi, sans jeton ni monnaie associée.

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