Brief IA : OpenAI accusé de dissimuler des preuves par le New York Times

OpenAI accusé de dissimuler des preuves par le New York Times

Brief IA
Tom Levy·4 min·0 vues

Le New York Times accuse OpenAI de cacher sa capacité à rechercher des données d'entraînement contenant des œuvres protégées. OpenAI aurait déjà analysé son corpus pour des contenus protégés avant même le dépôt de la plainte. Le NYT demande au tribunal de sanctionner OpenAI pour avoir perturbé le processus de découverte en fournissant des preuves inutilisables.

En bref
1Le New York Times accuse OpenAI de cacher sa capacité à rechercher des données d'entraînement contenant des œuvres protégées.
2OpenAI aurait déjà analysé son corpus pour des contenus protégés avant même le dépôt de la plainte.
3Le NYT demande au tribunal de sanctionner OpenAI pour avoir perturbé le processus de découverte en fournissant des preuves inutilisables.
💡Pourquoi c'est importantCette affaire pourrait influencer la manière dont les entreprises d'IA gèrent les données protégées par le droit d'auteur.
Le brief IA que lisent les pros

L’IA et sa régulation t’intéressent ?

Lois, cadres et décisions qui façonnent l’IA, décryptés en français. Gratuit.

Inclus dès l'inscription : notre sélection des meilleurs guides & comparatifs IA.

Choisis ton rythme

Gratuit · Pas de spam · Désabonnement en 1 clic

📄
L'analyse en français

OpenAI sous le feu des accusations du New York Times

Le New York Times, soutenu par The Daily News, accuse OpenAI d'avoir délibérément caché sa capacité à analyser les données de ses utilisateurs et les ensembles d'entraînement pour y détecter des œuvres protégées par le droit d'auteur. Cette accusation s'inscrit dans le cadre d'un procès qui dure depuis deux ans, où OpenAI est soupçonné d'avoir utilisé le contenu protégé du Times pour entraîner ses modèles d'IA générative, notamment ChatGPT, et de reproduire ce contenu dans les réponses fournies aux utilisateurs.

Les arguments d'OpenAI et la demande des médias

Tout au long de cette procédure judiciaire, OpenAI a affirmé qu'il lui était impossible de rechercher dans son propre corpus d'entraînement en raison de la complexité technique et des préoccupations liées à la confidentialité des utilisateurs. L'entreprise a expliqué que pour accéder à ces données, il faudrait les récupérer, les traiter et les anonymiser, ce qui représenterait un défi logistique considérable. Les médias, quant à eux, ont demandé l'accès à ces données pour vérifier si leur contenu protégé était utilisé par OpenAI et à quelle fréquence ChatGPT reproduisait leurs œuvres.

Révélations lors d'une déposition

Lors d'une déposition en avril, Vinnie Monaco, ingénieur en protection des données chez OpenAI, aurait révélé que l'entreprise avait déjà effectué des recherches internes sur son corpus d'entraînement pour y trouver des œuvres protégées par le droit d'auteur. Cette déclaration contredit les affirmations précédentes d'OpenAI sur son incapacité à analyser ces données.

Une base de données secrète et un filtre de détection

La déposition de Monaco a également révélé qu'avant même que le NYT ne dépose sa plainte, OpenAI avait constitué une base de données comprenant environ 78 millions de conversations ChatGPT anonymisées. Cette base de données était utilisée pour évaluer l'ampleur des infractions potentielles aux droits d'auteur. De plus, OpenAI aurait mis en place un filtre nommé "Bloom" dans le cadre d'un projet appelé "Project Giraffe", destiné à détecter et enregistrer les répétitions dans les réponses générées par ChatGPT.

Les implications des révélations

Ces révélations sont cruciales car elles montrent qu'OpenAI avait la capacité de fournir des informations que les plaignants avaient demandées dès le début de l'affaire. Initialement, les plaignants avaient demandé un échantillon de 120 millions de journaux de discussion, mais OpenAI avait réussi à réduire cet échantillon à seulement 20 millions. Cependant, cet échantillon, soumis en décembre dernier, était tellement expurgé qu'il en devenait inutilisable, selon le tribunal.

Accusations de destruction de preuves

Les plaignants accusent également OpenAI d'avoir supprimé des milliards de réponses de ChatGPT après le dépôt de la plainte, ce qui constituerait une violation de l'ordre de préservation du tribunal. Ils affirment qu'OpenAI a remplacé des millions de journaux dans l'échantillon demandé, rendant ainsi l'accès à l'information inutilement complexe.

Réactions et demandes des plaignants

Ian B. Crosby, avocat principal des plaignants, a déclaré que si OpenAI croyait réellement que l'utilisation du journalisme de leurs clients était légale, elle n'aurait pas caché la vérité. Le NYT et The Daily News demandent maintenant au juge de sanctionner OpenAI pour avoir perturbé le processus de découverte et d'empêcher l'utilisation de l'échantillon de 20 millions de journaux comme preuve, le jugeant peu fiable. Ils demandent également que le tribunal accepte comme fait que les journaux de ChatGPT auraient montré une grande répétition et une base des contenus des plaignants, et qu'il empêche OpenAI d'argumenter que ses journaux de discussion fournis ne démontrent pas de répétition substantielle. Enfin, ils souhaitent qu'OpenAI soit tenu de payer les frais juridiques engagés pour traquer ces preuves.

La réponse d'OpenAI

Drew Pusateri, porte-parole d'OpenAI, a rejeté ces accusations, affirmant que le Times cherche à accéder à des conversations privées d'utilisateurs alors que son affaire s'affaiblit. Il a déclaré que le Times persiste dans ses efforts pour violer la vie privée des utilisateurs en avançant des allégations qu'il qualifie de manifestement fausses. OpenAI affirme continuer à défendre la vie privée de ses utilisateurs et les principes de l'utilisation équitable.

Suivez Brief IA

L'actu IA du jour, aussi dans votre fil.

Commentaires