Brief IA : OpenAI et OpenClaw : l'IA agentique révolutionne VivaTech
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OpenAI et OpenClaw : l'IA agentique révolutionne VivaTech

Brief IA
Tom Levy·5 min·1 vues

Thibault Sottiaux et Peter Steinberger ont exploré l'impact de l'IA agentique à VivaTech, soulignant son potentiel au-delà du développement. L'IA agentique permet désormais aux modèles de dialoguer entre eux, élargissant leur champ d'application aux tâches généralistes. Les experts prévoient une personnalisation accrue des logiciels grâce aux agents, transformant l'expérience utilisateur.

En bref
1Thibault Sottiaux et Peter Steinberger ont exploré l'impact de l'IA agentique à VivaTech, soulignant son potentiel au-delà du développement.
2L'IA agentique permet désormais aux modèles de dialoguer entre eux, élargissant leur champ d'application aux tâches généralistes.
3Les experts prévoient une personnalisation accrue des logiciels grâce aux agents, transformant l'expérience utilisateur.
💡Pourquoi c'est importantL'IA agentique promet de révolutionner la manière dont les individus et les entreprises interagissent avec la technologie, rendant les outils numériques plus intuitifs et personnalisés.
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Une conférence très attendue à VivaTech

Le jeudi 18 juin 2026, l'effervescence était palpable dans les allées de VivaTech. Les participants se sont pressés pour assister à la conférence de Thibault Sottiaux et Peter Steinberger. Thibault Sottiaux, à la tête des équipes Core Product & Platform d'OpenAI, a joué un rôle déterminant dans la conception de Codex, qui est devenu l'un des produits phares de la firme californienne. Avant de rejoindre OpenAI en 2024, il a contribué à des projets majeurs comme AlphaGo chez Google DeepMind. Sa mission actuelle est de métamorphoser ChatGPT en une super-application. Quant à Peter Steinberger, il a rejoint les rangs d'OpenAI après s'être fait un nom en développant OpenClaw, un projet open source d'agent autonome lancé en 2025. Ensemble, ils ont exploré l'évolution de l'IA agentique devant un public captivé.

Pendant environ vingt minutes, devant une salle presque comble, les deux experts ont dressé un état des lieux de l'évolution de l'IA agentique. Ils ont également partagé quelques prédictions audacieuses pour l'avenir, envisageant des avancées significatives d'ici 2030, voire dans un avenir proche.

L'essor de l'IA agentique

Thibault Sottiaux a expliqué que l'IA agentique est désormais au cœur des discussions, surpassant l'IA générative. Cette transition s'explique par des modèles capables de traiter des contextes plus larges et d'utiliser des outils de manière cohérente sur des périodes prolongées. Avec l'arrivée de GPT-5 et GPT-5.2, ces avancées ont permis d'atteindre un nouveau palier. Le concept de « harness », une couche d'exécution qui facilite les interactions de l'agent, est crucial pour cette transformation.

Peter Steinberger a simplifié cette notion en décrivant comment les utilisateurs interagissent maintenant avec des modèles qui délèguent à d'autres agents, créant ainsi une orchestration en cascade. Cette capacité de l'IA à communiquer entre elle-même ouvre de nouvelles perspectives.

Si le concept d'IA agentique prend autant d'ampleur, c’est parce que son usage dépasse, théoriquement, le périmètre du développement, selon les deux ingénieurs. « La plus grosse croissance n’est en fait pas chez les développeurs, mais sur le travail généraliste du quotidien, ce qui était assez surprenant. Ça devient vraiment mainstream. Depuis GPT-5.5, on a énormément de demandes, en particulier de la part des entreprises. »

Des applications au-delà du développement

L'IA agentique ne se limite plus au développement. Selon les deux experts, son utilisation s'étend aux tâches quotidiennes, ce qui a surpris par son ampleur. Depuis GPT-5.5, la demande des entreprises a explosé, témoignant de l'intérêt croissant pour ces technologies.

Chez OpenAI, Codex a été utilisé par Sarah Friar, CFO, pour des opérations financières complexes, illustrant l'adoption interne de ces outils. Elle a utilisé Codex pour mener une levée de fonds, « juste pour déplacer des fonds et garder une trace », démontrant ainsi l'efficacité et la polyvalence de l'outil. Thibault Sottiaux a souligné que cette adoption massive a encouragé l'entreprise à rendre ces technologies plus accessibles.

Les deux hommes s’accordent pourtant à dire que concevoir un agent destiné à des tâches généralistes reste bien plus complexe. Pour une raison qui peut sembler évidente, selon Peter Steinberger : la sensibilité, le jugement ou l’esthétique sont des notions difficiles à transmettre à une intelligence artificielle. Pour « écrire un super discours » ou « créer un site web », il faut du goût, rappelle-t-il, et c’est encore un terrain sur lequel les humains gardent l’avantage. « En fin de compte, les modèles ne sont que des outils très, très puissants. C’est presque comme un marteau, mais le marteau seul ne sert à rien. Il faut toujours quelqu’un qui le manie. » Thibault Sottiaux y ajoute la question de la sécurité. Confier des agents puissants à des utilisateurs n’ayant pas de compétences techniques suppose des garde-fous simples, pour que ces derniers ne prennent pas plus de risques qu’ils n’en acceptent. « Si vous donnez un agent à quelqu’un qui n’a pas les connaissances techniques, et qu’il se met soudain à écrire du code et à l’exécuter sur votre ordinateur, vous vous demandez : est-ce qu’il devrait faire ça ? Est-ce qu’il fait quelque chose de dangereux ? »

L'écart entre capacité et utilisation

Peter Steinberger a noté que l'imagination humaine est souvent le principal obstacle à l'innovation. Des outils comme OpenClaw auraient pu être créés plus tôt, mais cela n'a pas été le cas. L'IA offre la possibilité de réaliser des innovations par le biais de simples prompts.

L'avenir du SaaS et des agents personnels

Interrogés sur l'avenir du SaaS, les experts ont repoussé l'idée d'une disparition imminente. Peter Steinberger a souligné que le coût de développement et de maintenance d'un logiciel reste souvent supérieur à celui d'un abonnement. Thibault Sottiaux envisage un futur où les interfaces logicielles seront personnalisées par des agents capables de créer des logiciels sur mesure.

Les premiers rôles des agents

Les deux experts ont des visions différentes sur les premières fonctions que les agents remplaceront. Peter Steinberger voit les agents comme des assistants personnels efficaces pour gérer les plannings. Thibault Sottiaux pense qu'ils se concentreront d'abord sur les tâches répétitives et ingrates, libérant ainsi du temps pour des activités plus créatives.

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