Brief IA

Aimen Moten : De Karachi à Google, l'IA ne l'effraie pas

🤖 Models & LLM·Tom Levy·

Aimen Moten : De Karachi à Google, l'IA ne l'effraie pas

Aimen Moten : De Karachi à Google, l'IA ne l'effraie pas
Key Takeaways
1Aimen Moten a quitté le Pakistan pour étudier aux États-Unis et a décroché un emploi chez Google.
2Elle a suivi une stratégie de recherche d'emploi rigoureuse, incluant des stages et des conférences.
3Moten estime que l'IA modifie le métier d'ingénieur, mais ne menace pas son emploi.
💡Why it mattersL'expérience de Moten illustre la résilience nécessaire pour réussir dans le secteur technologique en pleine mutation.
Le brief IA que lisent les pros

Le brief IA que les pros lisent chaque soir

Les 7 actus IA du jour, décryptées en 5 min. Gratuit.

Inclus dès l'inscription : notre sélection des meilleurs guides & comparatifs IA.

Choisis ton rythme

Gratuit · Pas de spam · Désabonnement en 1 clic

📄
Full Analysis

Un parcours transcontinental vers Google

Aimen Moten, ingénieure en logiciel chez Google, a quitté son pays natal, le Pakistan, pour poursuivre ses études aux États-Unis. Son ambition était claire : intégrer le secteur technologique américain. Grâce à une recherche d'emploi méthodique et bien pensée, elle a réussi à décrocher un poste chez Google. Elle partage aujourd'hui son expérience sur l'impact de l'intelligence artificielle sur son travail et explique pourquoi elle ne craint pas d'être remplacée par la technologie.

Cette réflexion est issue d'une conversation avec Aimen Moten, qui a rejoint Google en tant qu'ingénieure en logiciel en mars dernier. Âgée d'une vingtaine d'années, elle réside actuellement dans la région de la baie de San Francisco.

Une nouvelle approche du métier d'ingénieur

En tant qu'ingénieure chez Google, Aimen Moten a constaté que son rôle a évolué. Elle ne code plus autant qu'avant et passe désormais plus de temps à examiner le code généré par l'IA, à prendre des décisions de conception et à approfondir sa compréhension des systèmes. Le métier d'ingénieur est en pleine transformation sous l'influence de l'IA, nécessitant une adaptation constante. Cependant, avant de s'adapter à ces changements, elle a dû franchir l'étape cruciale de l'obtention de son emploi.

Un objectif académique ambitieux

Originaire du Pakistan, Aimen est arrivée aux États-Unis en 2022 pour suivre un cursus en informatique à l'Université DePauw. Consciente des coûts élevés de l'éducation, elle s'était fixée pour objectif de terminer ses études en trois ans. Malgré une bourse partielle, les frais universitaires dépassaient les 10 000 dollars par semestre. N'étant pas éligible aux prêts étudiants fédéraux, elle a dû compter sur le soutien financier de ses parents pour les premiers semestres, tout en sachant qu'elle devrait ensuite s'appuyer sur des bourses et des revenus de stages pour achever ses études.

Une stratégie de stage réfléchie

Pour maximiser ses chances d'emploi, Aimen a adopté une approche proactive en postulant à de nombreux stages. Elle a participé à des événements comme la Grace Hopper Celebration pour se constituer un réseau et se tenir informée des ouvertures de stages. Ces conférences lui ont permis de postuler dès l'ouverture des candidatures.

Son été précédent sa deuxième année a été consacré à contacter des professionnels sur LinkedIn pour obtenir des recommandations. Elle a ainsi pu postuler à des centaines de stages et passer plusieurs séries d'entretiens, dont un processus particulièrement long de six tours.

L'opportunité chez Google

Après de nombreux efforts, Aimen a décroché un entretien pour un stage en ingénierie logicielle chez Google à Cambridge, Massachusetts. Ironiquement, c'était l'une des rares entreprises pour lesquelles elle n'avait pas de recommandation. Ce stage s'est avéré être une expérience enrichissante, mais a nécessité un ajustement de ses plans académiques et professionnels. Elle a dû ajuster sa date de graduation et son calendrier de recherche d'emploi à temps plein après ce premier stage chez Google.

Elle est revenue chez Google pour un second stage, ce qui a été déterminant pour recevoir une offre à temps plein. Elle a obtenu son diplôme en trois ans et demi, en décembre 2025, et a déménagé dans la région de la baie pour commencer son poste d'ingénieure en logiciel en mars. Aimen est particulièrement reconnaissante d'avoir reçu son offre de retour, car elle est consciente de la difficulté actuelle du marché de l'emploi dans le secteur technologique. Elle connaît de nombreuses personnes qualifiées qui sont encore à la recherche d'opportunités.

Conseils pour les futurs ingénieurs

Aimen Moten a tiré des leçons précieuses de sa recherche d'emploi. Elle insiste sur l'importance de prendre soin de soi, un aspect souvent négligé dans la course à l'optimisation du CV et à la préparation des entretiens. Elle a rencontré des personnes épuisées par la recherche incessante de stages ou d'emplois, soulignant que l'épuisement peut nuire à la performance lors des entretiens.

Elle observe également que le marché de l'emploi actuel exige une adaptation rapide, notamment avec l'intégration de l'IA dans les cursus universitaires. L'IA évolue rapidement, et il y a une pression croissante pour l'utiliser efficacement, tant au travail que dans la vie personnelle. Elle a exprimé une certaine peur de manquer quelque chose si elle n'utilise pas l'IA.

L'impact de l'IA sur le métier d'ingénieur

Aimen ne craint pas que l'IA remplace les ingénieurs en logiciel. Au contraire, elle estime que l'IA modifie la manière de travailler sans supprimer le besoin d'intervention humaine. Les ingénieurs doivent comprendre que leur rôle reste crucial dans le processus d'ingénierie.

Elle est consciente de la difficulté du marché de l'emploi pour les ingénieurs et ne considère pas son poste chez Google comme acquis. Son parcours témoigne de la résilience et de l'adaptabilité nécessaires pour réussir dans un secteur en constante évolution.

Brief IA — L'actualité IA en français

L'essentiel de l'actualité de l'intelligence artificielle, décrypté et expliqué chaque jour.