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LinkedIn défie l'IA : l'écriture générique dans le viseur

🤖 Models & LLM·Tom Levy·

LinkedIn défie l'IA : l'écriture générique dans le viseur

LinkedIn défie l'IA : l'écriture générique dans le viseur
Key Takeaways
1Depuis le 31 juillet, LinkedIn permet de signaler les publications suspectées d'être générées par IA, sans justification requise.
2Une étude révèle que 40 % des textes de plus de 250 mots sur LinkedIn ressemblent à ceux produits par des IA, sans pour autant prouver une fraude.
3LinkedIn favorise la qualité perçue des contenus au détriment de la sécurité juridique des auteurs, en misant sur l'authenticité des publications.
💡Why it mattersCette initiative de LinkedIn incite les professionnels à produire des contenus plus authentiques et distinctifs, renforçant la valeur perçue du réseau.
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Full Analysis

LinkedIn introduit un outil de signalement pour les contenus IA

Depuis le 31 juillet, LinkedIn a mis en place une nouvelle fonctionnalité qui permet à ses utilisateurs de signaler les publications qui semblent être générées par une intelligence artificielle. Cette option, intitulée "Seems like AI slop", est accessible dans le menu de chaque publication. Un simple clic permet de réduire la visibilité du contenu signalé, sans nécessiter de justification de la part de l'utilisateur et sans avertir l'auteur du post. Bien que le contenu ne soit pas supprimé, sa diffusion est limitée, affectant ainsi sa portée au-delà du réseau direct de l'auteur.

Une approche humaine privilégiée

LinkedIn a choisi de confier le jugement de la nature des contenus à ses utilisateurs plutôt qu'à un algorithme de détection automatique. Les outils de détection actuels présentent des taux d'erreur significatifs, pouvant accuser à tort des auteurs légitimes ou laisser passer des textes générés par IA. En s'appuyant sur le jugement collectif, LinkedIn espère affiner ses propres modèles de détection à l'avenir, en apprenant des signalements effectués par les membres.

L'impact des textes IA sur LinkedIn

Une étude menée par le détecteur Pangram a révélé qu'environ 40 % des textes de plus de 250 mots sur LinkedIn ressemblent à ceux produits par des intelligences artificielles. Ce chiffre, souvent mal interprété, ne reflète pas nécessairement une fraude, mais plutôt une similitude avec le style générique que les machines tendent à produire. Un texte rédigé par un humain peut facilement tomber dans cette catégorie s'il suit les conventions typiques du réseau, telles que des phrases courtes et des conclusions inspirantes.

La distinction entre authenticité et uniformité

Le débat autour de cette fonctionnalité met en lumière un point crucial : le signalement ne fait pas la différence entre un texte généré par une machine et un texte humain. Il s'agit plutôt de distinguer les contenus uniques des contenus interchangeables. Les utilisateurs signalent les textes qui semblent artificiels, souvent à cause de l'accumulation de certains marqueurs stylistiques tels que des tirets cadratins, un rythme haché ou un vocabulaire trop formel.

Une sanction sans recours

Le système mis en place par LinkedIn crée une situation où les auteurs peuvent être pénalisés sans procédure formelle. N'importe quel utilisateur, qu'il soit concurrent ou simplement mécontent, peut signaler un texte, même s'il est authentique. LinkedIn a choisi de privilégier la qualité perçue du contenu sur la plateforme, même si cela se fait au détriment de la sécurité juridique des auteurs. Cette décision est en ligne avec l'intérêt commercial de LinkedIn, qui repose sur la confiance que chaque contenu est produit par un professionnel réel.

Les implications pour les créateurs de contenu

Pour les entreprises et les indépendants, cette nouvelle fonctionnalité change la donne. La question n'est plus de savoir si l'on utilise l'IA, mais si le contenu produit est suffisamment distinctif. LinkedIn ne décourage pas l'utilisation d'outils de rédaction, mais pénalise les textes qui manquent de personnalisation et d'authenticité. Les créateurs de contenu sont encouragés à supprimer les marqueurs les plus signalés, à réintroduire des éléments vérifiables comme des noms ou des dates, et à assumer des positions claires dans leurs écrits.

Vers un contenu plus authentique

Les recommandations pour éviter d'être signalé sont simples : éviter les marqueurs de style trop génériques, inclure des détails vérifiables, et conserver une voix unique, même si elle inclut des maladresses stylistiques. LinkedIn mise sur le fait que les signalements d'aujourd'hui formeront les filtres automatiques de demain. Les organisations qui privilégient la quantité au détriment de la qualité verront leur portée diminuer, tandis que celles qui publient des contenus authentiques bénéficieront de cette nouvelle dynamique. Ainsi, l'écriture générique devient un désavantage, offrant une opportunité aux voix distinctives de se démarquer.

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