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JPMorgan Chase : une révolution IA pour ses ingénieurs logiciels
Le géant bancaire JPMorgan Chase, sous la direction de son PDG Jamie Dimon, a récemment mis en place de nouveaux objectifs ambitieux pour ses ingénieurs logiciels. L'objectif est clair : améliorer la productivité et la qualité du code grâce à l'intégration de l'intelligence artificielle (IA). Cette initiative reflète une tendance croissante au sein de la banque, où les attentes en matière d'utilisation de l'IA par les développeurs sont en constante augmentation.
Un appel à l'adoption massive de l'IA
Des communications internes de JPMorgan révèlent que la banque a mis à jour ses objectifs pour ses développeurs à l'échelle mondiale. Le message est sans équivoque : adopter l'IA est désormais une nécessité pour ne pas être laissé pour compte. Ces directives, publiées sur l'intranet de l'entreprise, concernent principalement la division Technologie Globale, qui compte 65 000 employés. Les ingénieurs logiciels et de sécurité sont désormais tenus de "favoriser l'excellence" en intégrant l'IA dans leurs pratiques quotidiennes, contribuant ainsi à l'amélioration de la productivité, de la rapidité et de l'impact.
Des objectifs clairs pour les développeurs
Un document interne, rédigé par les responsables des ressources humaines de JPMorgan, précise deux objectifs principaux pour les ingénieurs : perfectionner leur codage et exploiter l'IA pour gagner du temps et accomplir davantage. Ces nouveaux objectifs seront automatiquement intégrés et visibles d'ici la fin mars, marquant un changement significatif dans les attentes envers les employés. La banque encourage également ses ingénieurs à définir des objectifs clairs avec leurs managers, en adéquation avec cette nouvelle orientation stratégique.
Les objectifs incluent notamment l'amélioration mesurable de la qualité du code, de la rapidité et de la productivité grâce à l'utilisation d'outils d'assistance au codage basés sur l'IA. Il est également attendu des ingénieurs qu'ils identifient et optimisent les opportunités d'automatisation dans les processus de gestion du cycle de vie technologique (TLM), en s'assurant que toutes les améliorations exploitent les ressources technologiques actuelles avant d'envisager de nouvelles solutions.
Une pression croissante pour l'adoption de l'IA
Bien que JPMorgan n'ait pas commenté officiellement, il est clair que la banque investit massivement dans la technologie et l'IA, avec des prévisions d'investissements atteignant 20 milliards de dollars d'ici 2026. Cette somme dépasse largement celle de ses concurrents, tels que Goldman Sachs. Dans le monde des affaires américain, des entreprises comme Meta et Google encouragent également leurs employés à adopter des outils d'IA, et dans certains cas, évaluent leur utilisation.
Business Insider a interrogé cinq ingénieurs de JPMorgan qui ont confirmé la pression croissante pour adopter l'IA. Cette pression se manifeste dans les discussions managériales, les publications intranet et les tableaux de bord qui montrent qui utilise les outils d'IA et qui ne le fait pas. Les discussions sur la productivité et l'adoption de l'IA se sont intensifiées ces dernières semaines, alors que les développeurs se préparent au lancement imminent de Claude Code d'Anthropic, prévu pour avril. Claude Code s'ajoutera aux quatre autres grands modèles de langage déjà utilisés par les codeurs : deux de ChatGPT d'OpenAI et deux de Claude d'Anthropic.
L'anxiété des développeurs face à l'IA
Les développeurs ont été encouragés à utiliser des outils d'IA pour diverses tâches, de l'écriture de code à la préparation de présentations. Un tableau de bord interne suit l'adoption de GitHub Copilot, identifiant les employés comme utilisateurs "légers", "intensifs" ou "non". Cette surveillance accrue a suscité une certaine anxiété parmi les employés, dans une entreprise déjà connue pour son usage d'outils de surveillance interne et de suivi de la performance.
Un développeur expérimenté a exprimé que ceux qui n'utilisent pas l'IA risquent d'être perçus comme sous-performants. Un autre a rapporté que leur manager avait souligné lors d'une réunion que l'introduction des nouveaux outils d'IA s'accompagnait d'une attente d'augmentation notable de la vitesse et de la production. Malgré un certain inconfort lié au suivi, trois des cinq développeurs interrogés ont reconnu l'utilité des outils.
Révision des critères de performance
En parallèle de l'adoption de l'IA, JPMorgan revoit également ses critères d'évaluation des performances des employés. La banque simplifie ses "dimensions" de performance en deux catégories : "ce que vous réalisez" et "comment vous le réalisez", en intégrant le respect des principes comportementaux de l'entreprise.
Les employés seront désormais classés en trois catégories : "Se démarquer" pour ceux qui dépassent les attentes, "Accomplisseur" pour la majorité, et "Besoin d'amélioration" pour ceux nécessitant un soutien supplémentaire. Une autre page interne détaille les compétences attendues des ingénieurs, dont la "Fluidité des données", qui implique l'adoption de nouveaux outils ou méthodologies pour exploiter les données dans le flux de travail.
Les documents internes de JPMorgan soulignent la culture de surveillance et de collecte de données de l'entreprise, insistant sur l'importance du suivi continu de la performance pour maintenir les employés sur la bonne voie tout au long de l'année. "Vous et votre manager utiliserez vos objectifs pour suivre vos progrès au cours de l'année, reconnaître l'impact et rationaliser votre évaluation annuelle", précise une page interne liée aux objectifs.