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OpenAI réserve ChatGPT Work aux abonnés payants et y concentre des fonctions absentes du chat classique. Au programme : environnement de code connecté à Internet, navigateur Chrome sans interface graphique, stockage persistant, sous-agents et déploiement de sites via Cloudflare. Ces ajouts s’accompagnent d’un éventail de modèles différent et de zones d’ombre sur la sécurité.
Sécurité : cumul de risques et réponses attendues
Un modèle qualifié de « trifecta létale » alerte sur les risques liés aux systèmes d’agents qui associent accès à des données privées, exposition à des contenus peu fiables et faculté de communiquer des informations vers l’extérieur. Ces trois éléments sont présents dans ChatGPT Work. L’auteur exprime des doutes sur le niveau de sécurité global et souhaite qu’OpenAI précise les protections contre les attaques par injection de prompts, en s’attendant à un mécanisme d’auto-revue similaire à celui de Codex. Ces interrogations se posent alors même que l’environnement d’exécution de code de Work peut accéder à Internet.
Accès payant et sélection de modèles distincte du chat
Annoncé le 9 juillet, ChatGPT Work est réservé aux abonnés à 20 $ par mois et plus, tandis que les utilisateurs gratuits et ceux à 8 $ par mois n’y ont pas accès. Il regroupe des fonctions indisponibles dans ChatGPT Chat et propose un choix de modèles élargi : dans Work, il est possible de sélectionner GPT‑5.6 en variantes Sol, Luna ou Terra avec des niveaux de raisonnement allant de Light à Ultra, ainsi que GPT‑5.5 du niveau Light à Extra High. Dans Chat, la sélection diffère : 5.6 Instant, Medium, High, Extra High et Pro, ces deux derniers étant réservés aux abonnés à 100 $ par mois et plus, tandis que 20 $ donne accès à High. Chat ne précise pas s’il utilise Sol, Luna ou Terra, et 5.6 Pro semble exclusif au chat. Ultra est compris comme un mode déléguant davantage aux sous-agents. Les modèles disponibles dans Work paraissent alignés sur ceux de l’API, et il est rapporté que Work serait comptabilisé sur un quota Codex séparé d’un quota pour Chat, ce qui pourrait expliquer des différences de disponibilité. OpenAI recommande le chat pour des réponses ou brouillons courts, et Work pour des tâches à résultat clair. Il est aussi rapporté qu’OpenAI a intensifié le développement de Work et que la distinction d’usage officielle est jugée peu utile par l’auteur.
Code connecté au web : installation de paquets et dépôts GitHub
ChatGPT Work inclut un environnement d’exécution de code capable d’accéder à Internet. À l’inverse, dans Chat, les tentatives d’installer des packages ou d’interagir avec des sites ou des API sont bloquées par le proxy du conteneur ; il est rapporté qu’une capacité d’installation observée en janvier ne semble plus active. Dans Work, l’accès peut être limité à une liste de domaines autorisés, avec un réglage par défaut perçu comme ouvert, ce qui permet notamment de cloner des dépôts GitHub, d’installer leurs dépendances et d’interagir avec le web. En comparaison, le conteneur équivalent de Claude autorise depuis son lancement en septembre un accès restreint : installation via PYPI et NPM et clonage GitHub, mais avec une liste de domaines autorisés très courte.
Navigateur Chrome pilotable : formulaires, 2FA et scripts DOM
Work Cloud propose un navigateur permettant de démarrer une session Chrome complète, de visiter des sites, de compléter des formulaires et de réaliser des captures d’écran. Lorsqu’une authentification est requise, l’utilisateur a la possibilité de saisir directement ses mots de passe et codes 2FA sans qu’ils ne transitent par le modèle. Le navigateur peut exécuter du JavaScript sur le DOM des pages chargées, comme l’a illustré une extraction de titres via un court script. Cette capacité est comparée à un outil de scraping JavaScript, désormais accessible depuis un téléphone via Work.
Stockage persistant partagé : un /workspace visible entre sessions
Contrairement au chat classique où chaque session dispose d’un système de fichiers éphémère non partagé, Work offre un stockage persistant. Chaque session y dispose d’un dossier temporaire de type /workspace/scratch/<id> qui reste accessible d’une session à l’autre. Il est rapporté que 171 dossiers coexistent dans ce répertoire et que le volume /workspace semble monté sur toutes les sessions en cours, rendant les modifications instantanément visibles. Les espaces de processus restent toutefois isolés : un serveur localhost lancé dans une session n’est pas accessible depuis une autre.
Work propose la création et la mise en ligne de sites web
Work permet de publier des ChatGPT Sites construits et déployés via Cloudflare Workers. Ces sites peuvent embarquer HTML et JavaScript, recourir à des fonctions côté serveur et gérer de l’état avec Cloudflare D1 et R2. Un exemple public est cité, tandis que, par défaut, les sites restent privés pour leur auteur, avec options de mise en public et de partage ciblé en plan d’équipe. Work sait en outre lancer des sous-agents — une fonction absente de Chat — présentée comme utile aux projets complexes. Enfin, Work gère des automatisations de prompts programmées, avec exécution à heure fixe et notifications en cas de nouveauté ; cette fonction semble aussi disponible dans Chat et peut s’articuler avec d’autres briques de Work, par exemple pour rafraîchir un site à intervalles réguliers.
Lisibilité de l’offre : cas d’usage, capacités et documentation
Il est rapporté que Work regroupe des fonctions qui n’existent pas dans le chat classique, tandis que la communication d’OpenAI privilégie les cas d’usage plutôt que la liste des capacités effectives. L’absence de publication des prompts système et des descriptions d’outils de Work est également relevée. Selon l’auteur, comprendre l’ensemble a demandé un effort substantiel. Les éléments détaillés portent sur la version cloud, nommée Work Cloud par l’auteur, par opposition à la version locale.



