Brief IA : OpenAI accuse la Chine de manipuler le débat sur les data centers

OpenAI accuse la Chine de manipuler le débat sur les data centers

Brief IA
Tom Levy·2 min·24 vues

OpenAI a banni deux groupes de comptes ChatGPT basés en Chine pour avoir diffusé des messages anti-IA entre fin 2025 et début 2026, sans engagement authentique mesurable. C'est la première fois qu'OpenAI associe une manipulation de l'opinion publique à ses outils, soulignant la nécessité d'une régulation dans le secteur technologique.

En bref
1OpenAI a banni deux groupes de comptes ChatGPT basés en Chine pour manipulation de débats américains.
2Les groupes ont utilisé des VPN pour contourner les restrictions et cibler les coûts énergétiques et les droits de douane.
3OpenAI a identifié une entreprise chinoise sous contrat gouvernemental derrière ces opérations d'influence.
💡Pourquoi c'est importantCes manipulations soulignent les tensions technologiques entre les États-Unis et la Chine, avec des implications pour la sécurité des infrastructures numériques.
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L'analyse en français

OpenAI a récemment pris des mesures contre deux groupes de comptes ChatGPT, soupçonnés d'être basés en Chine, pour avoir tenté de manipuler les discussions publiques américaines sur les data centers et les droits de douane. Ces groupes ont opéré entre la fin de 2025 et le début de 2026, sans toutefois générer d'engagement authentique mesurable. C'est la première fois qu'OpenAI trace une opération de ce type jusqu'à ses propres outils dans le débat sur les data centers américains.

L'enquête menée par Ben Nimmo, enquêteur principal chez OpenAI, a révélé que ces groupes utilisaient des VPN pour contourner les restrictions d'accès à ChatGPT, interdit en Chine. Le premier groupe, surnommé « Data Center Bandwagon », a produit du contenu en anglais, incluant des commentaires et des caricatures politiques, pour influencer l'opinion publique sur les coûts énergétiques des data centers. Parmi les contenus diffusés, des bandes dessinées montraient des cols blancs en costume brandissant des sacs d’argent, tandis que des familles découvraient une facture d’électricité énorme due à l’expansion des infrastructures IA. Ce contenu a été diffusé sur des plateformes comme X.com et Facebook.

OpenAI a réussi à remonter jusqu'à une entreprise technologique chinoise, non nommée, sous contrat avec plusieurs gouvernements provinciaux. Les instructions données à ChatGPT étaient rédigées en chinois simplifié, mais les sorties étaient demandées en anglais et en chinois. Les opérateurs se faisaient passer pour des Américains ordinaires sur les réseaux sociaux.

Le second groupe, « Tech and Tariffs », a ciblé la politique tarifaire de Donald Trump, notamment après l'annonce d'une taxe de 100 % sur les marchandises chinoises en octobre 2025. Ce groupe a également diffusé une fausse allégation de violation des données des utilisateurs de ChatGPT, démentie par OpenAI.

Bien qu'OpenAI n'ait pas établi de lien direct avec le gouvernement chinois, les tactiques employées par ces groupes rappellent des campagnes de propagande chinoises déjà documentées. Le rapport d'OpenAI associe l'opposition américaine aux data centers à une ingérence étrangère, tout en soulignant que l'engagement mesuré était nul en dehors des réseaux des groupes incriminés.

Depuis 2024, OpenAI a publié plusieurs rapports sur des opérations similaires menées par des acteurs chinois, russes, iraniens et israéliens, sans qu'aucune ne parvienne à toucher un public au-delà de son propre réseau.

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