Brief IA : Hasbro et Peppa Pig : la controverse des voix d'enfants clonées par IA

Hasbro et Peppa Pig : la controverse des voix d'enfants clonées par IA

Brief IA
Tom Levy·3 min·3 vues

Hasbro, propriétaire de Peppa Pig, est accusé d'inclure des clauses de clonage vocal IA dans les contrats d'enfants acteurs, permettant la reproduction de leurs voix indéfiniment. Plus de 1 000 professionnels du secteur ont signé une lettre ouverte demandant l'interdiction de l'utilisation de l'IA pour les voix d'enfants. Cette controverse soulève des questions éthiques sur l'utilisation de l'IA dans l'industrie du divertissement, en particulier pour les jeunes artistes.

En bref
1Hasbro, propriétaire de Peppa Pig, est accusé d'intégrer des clauses de clonage vocal IA dans les contrats d'enfants acteurs.
2Plus de 1 000 professionnels ont signé une lettre ouverte exigeant l'exemption des voix d'enfants de toute utilisation par IA.
3Hasbro affirme vouloir protéger les jeunes artistes tout en restant transparent sur l'utilisation de l'IA.
💡Pourquoi c'est importantCette polémique soulève des questions sur l'éthique de l'utilisation de l'IA dans l'industrie du divertissement, particulièrement pour les enfants.
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L'analyse en français

Depuis plusieurs mois, une inquiétude grandissante s'empare du monde du divertissement : l'utilisation de l'intelligence artificielle pour reproduire les voix des acteurs. Cette pratique, déjà controversée, s'étend désormais aux voix des enfants, suscitant une vive réaction de la part des professionnels du secteur.

Selon le média Deadline, Hasbro, le géant américain connu pour sa franchise Peppa Pig, aurait introduit une clause dans les contrats des jeunes acteurs de la série animée. Cette clause exigerait que les enfants cèdent leurs droits vocaux à une intelligence artificielle, permettant ainsi la reproduction de leur voix à l'infini.

Cette révélation a provoqué une onde de choc parmi les organisations professionnelles. L'Association des agents de jeunes artistes (AYPA) a rapidement réagi en publiant une lettre ouverte, signée par plus de 1 000 professionnels du secteur. Le message est sans équivoque : toute utilisation de l'IA concernant la voix d'un enfant doit être strictement interdite.

Hasbro dans la tourmente

Bien que le document ne mentionne pas explicitement Hasbro, il fait référence à « un grand studio détenant les droits d'une franchise internationale pour enfants produisant une série animée de longue durée ». Pour Deadline, il ne fait aucun doute que cette description vise Hasbro et les clauses de ses contrats.

La lettre insiste sur le fait que le consentement des enfants doit être traité avec une extrême prudence. Elle souligne que les enfants ne peuvent pas donner un consentement éclairé et légal, et que l'approbation parentale ne doit pas être un passe-droit pour l'utilisation de leur voix par l'IA.

Réaction de Hasbro

Face à la polémique, Hasbro a tenté de rassurer le public. Dans une déclaration à Deadline, l'entreprise a affirmé son engagement envers la protection des jeunes artistes et sa volonté d'aborder les questions liées à l'IA de manière « responsable et transparente ».

Un porte-parole de Hasbro a confirmé que l'entreprise avait pris connaissance de la lettre ouverte. « Nous ne pouvons pas commenter les négociations ou les accords contractuels en cours », a-t-il déclaré, ajoutant que « la protection des enfants artistes est au cœur de l'identité d'Hasbro, elle fait partie de notre ADN ».

Une tendance préoccupante

Cette affaire met en lumière une tendance inquiétante dans l'industrie du divertissement. Les entreprises ne se contentent plus de réclamer les droits sur les voix des artistes adultes ; elles s'intéressent désormais aussi aux jeunes talents. Ces derniers sont invités à signer des clauses permettant à une IA de réutiliser leur voix pendant des années.

Le problème ne se limite pas au doublage. De plus en plus de studios envisagent de confier l'animation elle-même à l'IA, une idée qui suscite une vive opposition du public, surtout lorsqu'elle semble menacer le travail des créateurs.

Le scénariste et réalisateur primé aux Emmy Awards, Jorge Gutierrez, a récemment fait les frais de cette controverse. Après avoir annoncé un partenariat avec MGM Studios (Amazon) pour développer une série d'animation utilisant l'IA, il a été confronté à une tempête de critiques sur les réseaux sociaux. Accusé de trahir les artistes, il a finalement décidé d'abandonner le projet.

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