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L'IA et la force du collectif : vers une nouvelle bibliothèque d'Alexandrie
Dans un paradoxe inattendu, les entreprises spécialisées dans l'intelligence artificielle ont, par leurs actions, mis en lumière l'importance et la puissance des initiatives collectives. Cette situation nous invite à envisager la reconstruction symbolique de la bibliothèque d'Alexandrie, en regroupant tous les savoirs humains.
Une contradiction fondamentale
Il existe une contradiction frappante entre la démonstration de la force du collectif par l'IA et la manière dont ces entreprises sont structurées. En effet, la plupart des entreprises du secteur ont adopté des stratégies variées pour accumuler des connaissances. Cela inclut des accords de licence avec des fournisseurs de contenus, l'utilisation d'œuvres du domaine public, et parfois des pratiques plus controversées comme le photocopiage ou les litiges judiciaires. Ces entreprises, agissant sous des statuts commerciaux, ont chacune entrepris de copier pour leur propre compte une part considérable du savoir mondial. Cette approche a conduit à un gaspillage d'énergie considérable et à des duplications de données souvent inutiles.
La démonstration involontaire des entreprises d'IA
Les entreprises d'IA, bien que motivées par des intérêts capitalistes, ont involontairement prouvé l'efficacité de centraliser les savoirs humains. En rassemblant les connaissances produites par des auteurs et créateurs du monde entier, elles ont validé l'intérêt des démarches collectives. Pourtant, ces entreprises restent sous le contrôle d'un petit nombre d'actionnaires, ce qui contraste avec l'idée de partage universel des connaissances.
Vers une meilleure coopération
Cette situation de gaspillage et de redondance ne peut perdurer à long terme. La question de l'éclatement potentiel de la bulle financière de l'IA est un exemple de la nécessité de repenser nos approches. Pourquoi ne pas envisager la création d'un consortium international, sans but lucratif, dédié à la distribution des savoirs de l'humanité ?
Un tel consortium pourrait rémunérer équitablement les acteurs impliqués, tels que les codeurs, développeurs et chercheurs, tout en évitant le gaspillage de ressources financières et les surinvestissements. Il est crucial de se coordonner pour optimiser l'utilisation des ressources disponibles.
Le renouveau du collectif
L'objectif ultime est de rendre accessibles à tous les savoirs de l'humanité. Dans un contexte de ressources limitées et de défis climatiques et énergétiques, la seule approche rationnelle est de mutualiser les efforts pour le bien commun.
Bien que l'IA ait démontré la valeur des démarches collectives, elle n'utilise pas encore les méthodes les plus efficaces pour partager et créer des connaissances. Pour atteindre cet objectif, nous devons développer des outils plus sophistiqués et adaptés.
La création d'un consortium de partage des connaissances, inspiré de la bibliothèque d'Alexandrie, nécessitera l'élaboration d'une nouvelle langue universelle des savoirs. Cette organisation devra posséder un avantage technologique pour convaincre de sa nécessité et surpasser les approches actuelles de l'IA.
Nous reviendrons sur ce sujet dans les mois à venir pour explorer des solutions concrètes.






