Brief IA : France en tête pour les projets IA en Europe

France en tête pour les projets IA en Europe

Brief IA
Tom Levy·3 min·3 vues

La France a enregistré une augmentation de 25% des investissements étrangers dans le secteur de l'intelligence artificielle en 2023, attirant 53 projets étrangers. Ce succès est attribué à des politiques favorables et à un écosystème innovant, plaçant la France comme un hub technologique clé en Europe.

En bref
1En 2025, la France a attiré 53 projets étrangers liés à l'intelligence artificielle, devançant ses voisins européens.
2Le pays a enregistré une augmentation de 26 % des projets IA par rapport à l'année précédente, malgré un ralentissement global des investissements.
3Le mix énergétique bas-carbone de la France, soutenu par le nucléaire et les renouvelables, renforce son attractivité pour les data centers.
💡Pourquoi c'est importantLa France se positionne en leader européen dans l'IA, mais doit surmonter des défis de compétitivité pour maintenir cet avantage.
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L'analyse en français

La France, leader européen des projets IA en 2025

Selon le baromètre EY de l’attractivité 2026, la France a accueilli 53 projets étrangers liés à l'intelligence artificielle en 2025, surpassant ses voisins européens. Cette dynamique est soutenue par le développement des data centers et une énergie bas-carbone, en ligne avec le Sommet de l’IA et le plan d'investissement de 109 milliards d'euros annoncé l'année précédente.

Pour la septième année consécutive, la France est en tête des pays européens en termes d'attraction de projets d'investissements étrangers, avec un total de 852 projets. Elle devance ainsi le Royaume-Uni, qui en a attiré 730, et l'Allemagne, avec 548 projets.

Un contexte de ralentissement global

Malgré cette position de leader, la France a connu une baisse de 17 % du nombre de projets par rapport à 2024, un recul plus marqué que celui observé au Royaume-Uni, en Allemagne et à l'échelle européenne.

Cependant, dans le domaine technologique, la France se distingue particulièrement. Elle a enregistré une augmentation de 26 % des projets liés à l'IA par rapport à l'année précédente. Parmi ces projets, 36 % concernent des data centers, soulignant l'importance des infrastructures dans l'attractivité française.

L'énergie bas-carbone, un atout majeur

L'augmentation des besoins en calcul et en hébergement due au développement de l'IA met en lumière la question énergétique. Les data centers, grands consommateurs d'électricité, recherchent des pays offrant à la fois capacité, stabilité et une trajectoire bas-carbone crédible.

La France bénéficie d'un avantage structurel grâce à son mix électrique décarboné, principalement alimenté par le nucléaire et les énergies renouvelables. Cet atout devient un argument économique et environnemental crucial pour les entreprises cherchant à réduire l'empreinte carbone de leurs infrastructures numériques.

Initiatives et perspectives

Le Sommet pour l’action sur l’IA, organisé à Paris en février 2025, a renforcé cette dynamique. Emmanuel Macron y a annoncé 109 milliards d'euros d'investissements privés dans l'IA, avec un accent sur les data centers.

Récemment, plusieurs entreprises, dont Iliad, Ardian, Artefact, Bull, Capgemini, EDF, Orange et Scaleway, ont formé le consortium AION. Ce consortium vise à porter une candidature française pour le programme européen des gigafactories d’IA, avec un projet de 10 milliards d'euros pour créer une infrastructure de calcul d'un gigawatt en France.

Défis à surmonter

Malgré ces atouts, la France doit encore faire face à des défis pour attirer les grands projets industriels et les centres de R&D. Selon EY, la compétitivité-coût, la simplicité administrative, la stabilité réglementaire et la lisibilité de l'action publique sont perçues comme des handicaps par les dirigeants interrogés.

Le Royaume-Uni, quant à lui, conserve une avance sur d'autres segments technologiques. Bien que l'avance française dans l'IA soit un signal positif, elle reste partielle dans la compétition européenne pour attirer les investissements technologiques.

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