Tu suis la course aux modèles IA ?
Chaque sortie (GPT, Claude, Gemini, Mistral…) décryptée le soir même, en 5 min. Gratuit.
Inclus dès l'inscription : notre sélection des meilleurs guides & comparatifs IA.
Choisis ton rythme
Gratuit · Pas de spam · Désabonnement en 1 clic
OpenAI affirme avoir trouvé une solution au problème de Navier‑Stokes, tout en reconnaissant ne pas pouvoir exclure que des données désidentifiées issues d'utilisations clients aient contribué à l'amélioration de ses modèles. Un professeur de NYU avait publié des avancées moins de 24 heures plus tôt sur ce défi doté d'un prix d'1 million de dollars. Entre chronologie disputée, différences de méthode revendiquées et réflexion sur la monétisation des idées nées dans ses outils, l'entreprise fait face à des questions d'attribution et de données d'entraînement.
OpenAI publie une « solution » et n’exclut pas un apport de données dérivées
Mardi, OpenAI a publié ce qu'elle présente comme une solution au problème de Navier‑Stokes. L'entreprise indique ne pas avoir consulté le travail de Tristan Buckmaster et Levent Alpöge avant sa publication, mais précise qu'elle ne peut exclure que des données désidentifiées issues de l'utilisation de ses produits par ces chercheurs aient pu contribuer à l'amélioration de ses modèles. OpenAI affirme également que sa démonstration diffère largement de celle de Buckmaster et Alpöge.
Un prix à 1 million de dollars et des annonces rapprochées
Le problème de Navier‑Stokes est assorti d'une récompense d'1 million de dollars pour une solution. Tristan Buckmaster, professeur à NYU, a annoncé des avancées majeures et les a publiées en premier, après des travaux menés avec des modèles d'IA, dont ceux d'OpenAI. Moins de 24 heures après cette annonce, OpenAI a proposé une solution complète. Buckmaster a relaté un échange tendu avec l'entreprise, tout en précisant qu'il n'accusait OpenAI de rien de précis et qu'il souhaitait surtout exposer la chronologie des événements.
Coordination contestée et désaccord sur l’attribution
D'après Buckmaster, OpenAI aurait proposé d'harmoniser les communications et de ne pas citer son collaborateur, Levent Alpöge, employé chez Anthropic. Sebastien Bubeck, chercheur chez OpenAI, réfute cette interprétation et déclare n'avoir « jamais demandé » que l'attribution du travail d'Alpöge lui soit retirée. Buckmaster ajoute qu'OpenAI a reconnu s'être penchée sur le problème après avoir pris connaissance de sa recherche, tout en lui indiquant que « le modèle n'avait pas consulté les données des utilisateurs ».
Idées nées dans l’IA : partage de valeur et contentieux possibles
OpenAI a évoqué des mécanismes pour bénéficier des idées d'utilisateurs qui se transforment en entreprises prospères grâce à ses modèles. Sa directrice financière, Sarah Friar, propose que l'entreprise soit rémunérée lorsque des travaux assistés par IA génèrent des profits, citant l'exemple d'un partenaire pharmaceutique pour lequel une part sous licence des ventes d'un médicament de rupture pourrait revenir à OpenAI. Parallèlement, le procès pour secrets commerciaux d'Apple contre OpenAI met en avant le risque que le partage de secrets de fabrication avec une IA entraîne des usages irréversibles et continuellement propagés. L'ensemble alimente les interrogations sur l'attribution du travail assisté par IA et sur les données d'entraînement. Sam Altman a, par ailleurs, déclaré que l'économie avait « tellement d'inertie ».






