L’IA créative te passionne ?
Image, vidéo, son, design génératif : le meilleur chaque soir en 5 min. Gratuit.
Inclus dès l'inscription : notre sélection des meilleurs guides & comparatifs IA.
Choisis ton rythme
Gratuit · Pas de spam · Désabonnement en 1 clic
Une saga Instagram sur des biscuits à l’école a explosé en audience. Les vidéos sont bien sponsorisées par Suno, une application de musique générative, mais la réalité des échanges racontés n’est pas confirmée. L’épisode cristallise un usage croissant de faux storytimes dans le marketing social.
Authenticité non établie et créatrice peu diserte
À ce stade, la réalité des échanges présentés dans Oreogate n’est pas établie. Un message a été adressé à @ashleighjamz pour vérifier les faits. Elle indique éviter volontairement de donner des détails sur les personnes et messages en cause tant que tout est en cours, en raison de l’ampleur des discussions. Après plusieurs questions de suivi, aucune réponse supplémentaire n’a été reçue. Le compte @ashleighjamz a été créé il y a environ trois semaines et ne publie que des contenus liés à Suno, sans éléments personnels typiques. Le format est récurrent : des captures de conversations sur des situations sociales, mises en chanson avec Suno et assorties du hashtag #sunopartner. Les captures montrent des noms, y compris ceux d’enfants. Parmi les autres publications figurent « Transformer le message de mon ami délirant en chanson » et « Mon mari a perdu notre chien et voici comment il m’en a parlé », ainsi que des séries en 8 et 3 parties sur un enterrement de vie de jeune fille et des messages d’un ancien patron.
Ce qui est avéré : sponsoring Suno et absence d’Oreo
Les vidéos d’Oreogate sont publiées dans le cadre d’un partenariat rémunéré avec Suno et se terminent par le hashtag #sunopartner. Selon leurs légendes, les chansons naissent de captures de messages transformées en paroles puis générées avec l’outil. Suno confirme que @ashleighjamz est une partenaire rémunérée chargée de créer du contenu autour de son application pour les réseaux sociaux. L’entreprise indique ne pas contrôler ce que ses partenaires publient dans leurs publicités et précise que les créateurs ont la liberté d’utiliser l’outil comme ils le souhaitent. Elle affirme ne pas être à l’origine de l’idée de chansons sur les Oreos ou la parentalité, évoquant un accord préexistant avec une créatrice qui a eu l’idée. De son côté, Oreo indique ne pas avoir été impliqué.
Propagation massive et réactions en chaîne
Le feuilleton est devenu viral, la première vidéo dépassant les 10 millions de vues. Des médias tels que le New York Post et AdAge s’en sont saisis, suivis par d’autres publications. Des créateurs et des marques ont produit des contenus en écho, tandis que des pédiatres se sont exprimés. Des dizaines de mères ont posté des vidéos en achetant des Oreos ou en en glissant dans des boîtes à lunch en référence à l’élève mentionnée. La série, qui compte déjà plus de 13 vidéos, met en scène une dispute de parents au sujet d’Oreos dans les déjeuners : la mère d’une élève prénommée Ava demande de ne pas en envoyer, Ava revient contrariée en réclamant des biscuits, d’autres mères refusent de s’y plier, des enfants partagent leurs Oreos et la mère affirme avoir saisi l’enseignante.
Des faux storytimes utilisés en marketing UGC
Une tendance s’impose dans le marketing de contenus générés par les utilisateurs : des récits factices de type storytime mettant en scène des situations sociales tendues, qu’il s’agisse de patrons, de belles-mères ou de conjoints infidèles. Kate Lindsay a documenté cette pratique et sa diffusion sur TikTok et Instagram dans la newsletter Link In Bio. Dans ce contexte, la clarté des divulgations reste un enjeu : remercier ou taguer des marques dans des commentaires n’équivaut pas toujours à une transparence suffisante selon la FTC. Le clipping se développe à la frontière entre publicité et contenu, porté par de nouveaux incitatifs pour créateurs, plateformes et marques.






