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Les outils d’IA : une nouvelle forme de moteur de recherche
Jessica Michenaud, cheffe de projet SEO, affirme que les modèles de langage de grande taille (LLM) s'imposent comme une nouvelle forme de moteur de recherche. Elle souligne l'importance de ces outils pour la visibilité des marques. Selon une étude menée par Ipsos, environ 39 % des Français utilisent des outils d'IA générative, et parmi eux, 48 % les utilisent pour effectuer des recherches. Ces chiffres montrent l'importance croissante de ces technologies dans le quotidien des utilisateurs.
Pour Michenaud, il est crucial de s'intéresser au référencement par les LLM. Elle explique que pour qu'une marque soit visible dans les réponses fournies par ces outils, elle doit être bien référencée. "Être bien référencé par ces outils, c’est s’assurer que sa marque existe dans les réponses que les utilisateurs obtiennent", précise-t-elle. Ainsi, les LLM deviennent un canal de visibilité essentiel pour les marques, complémentaire aux stratégies SEO traditionnelles.
Comment écrire pour les LLM
La bonne nouvelle, selon Jessica Michenaud, est qu'écrire pour les LLM ne nécessite pas de réinventer sa manière d'écrire. Elle insiste sur l'importance de structurer le contenu plutôt que de changer de style. "Il ne s’agit pas de changer son style d’écriture, mais de mieux structurer son contenu", explique-t-elle. Cette distinction est cruciale, car le sujet peut générer des inquiétudes dans le secteur.
Michenaud identifie plusieurs leviers pour optimiser le contenu pour les LLM : répondre directement à la question dès le début du contenu, varier les formats de réponse (texte, listes, tableaux) pour rendre l'information plus facilement extractible, et soigner la clarté et la lisibilité globale du contenu. Un contenu bien structuré est plus facilement compréhensible par les IA, ce qui améliore également l'expérience utilisateur.
Elle rappelle toutefois un prérequis essentiel : sans SEO de base, il n'y a pas de référencement dans les LLM. "Les LLM s’appuient sur ce qui est déjà indexé et visible sur le web. Le SEO reste la fondation", insiste-t-elle.
« L’humain doit rester au cœur de la rédaction »
Bien que structurer son contenu pour les LLM soit important, Michenaud souligne que cela ne doit pas se faire au détriment de l'intention première du contenu, qui est d'être utile pour les humains. Elle affirme que l'optimisation ne doit jamais primer sur l'intention. Un contenu qui ne répond pas à une vraie question humaine n'a aucune raison d'exister, qu'il soit lisible par les IA ou non.
Elle ajoute que les LLM ont été entraînés sur du contenu ordinaire produit par des humains, et qu'il n'y a pas de problème de compréhension pour les IA face à un contenu bien écrit et naturel. "Il n’y a pas de problème de compréhension pour les IA face à un contenu bien écrit et naturel", rappelle-t-elle. Ainsi, il n'est pas nécessaire de faire des contorsions rédactionnelles pour se rendre lisible par les modèles.
La qualité primera toujours sur les optimisations techniques. Un contenu qui répond vraiment à la question de l'utilisateur, avec une vraie valeur ajoutée, sera apprécié autant par Google que par les LLM. Ce n’est pas une révolution : c’est l’exigence éditoriale de base. Un contenu clair, structuré et qualitatif satisfait Google et les LLM. Pas de stratégie parallèle, pas de double rédaction. "Oui, les LLM comptent, car les utilisateurs s’y tournent de plus en plus. Mais non, le SEO traditionnel n’est pas mort. Il reste le socle sans lequel aucune visibilité n’est possible, ni sur Google, ni dans les réponses des IA", conclut-elle.


