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L'alerte de Roberto Serrano sur la tricherie numérique
Roberto Serrano, professeur à l'Université Brown, a récemment exprimé ses inquiétudes à Business Insider concernant la facilité avec laquelle les étudiants peuvent désormais tricher grâce à l'intelligence artificielle. Selon lui, le coût de la tricherie est devenu pratiquement nul. Cette observation découle d'une analyse des résultats de ses étudiants, où il a noté une baisse significative des notes entre un examen de mi-session à domicile et un examen final en personne. Serrano soupçonne fortement que l'IA a été utilisée par les étudiants pour tricher lors de l'examen à domicile. "C'est certainement un signal d'alarme pour les professeurs", a-t-il affirmé.
Des résultats d'examen révélateurs
Les résultats des examens ont montré des disparités frappantes. Certains étudiants ont obtenu des scores parfaits lors du mi-session, mais ont chuté à moins de 20 % lors de l'examen final. Cette différence a été particulièrement marquée dans la classe de Serrano, où les résultats du mi-session, réalisé à domicile, étaient anormalement élevés. En réponse à ses soupçons de tricherie généralisée, Serrano a décidé de faire passer l'examen final en personne, ce qui a révélé une baisse drastique des notes.
Contexte de l'enseignement et des examens
Serrano, qui enseigne l'économie du bien-être et la théorie du choix social, a dû organiser l'examen de mi-session à domicile à la suite d'un incident tragique sur le campus en décembre, où un tireur a tué deux étudiants. Il a souligné que la technologie actuelle rend la tricherie extrêmement facile pour les étudiants, qui peuvent être tentés de l'utiliser pour améliorer leurs résultats.
Réactions des étudiants et conséquences
Lorsque Serrano a annoncé que l'examen final serait en personne, de nombreux étudiants qui avaient obtenu de bonnes notes au mi-session ont décidé d'abandonner le cours. Parmi ceux qui ont persisté, certains ont vu leurs scores passer de 90 à 50. Un graphique publié par Inside Higher Ed illustre ces variations de notes.
Réponse de l'université et intérêt médiatique
Brian E. Clark, vice-président de Brown pour les nouvelles et la communication stratégique, a confirmé que Serrano avait partagé ses observations avec le comité permanent de l'université sur le code académique le 8 juillet. Ce comité poursuit actuellement ses investigations. L'affaire a attiré l'attention sur Internet, notamment de Paul Graham, cofondateur de Y Combinator, et de membres de Google DeepMind.
Réactions et réflexions de Serrano
Serrano a été surpris par l'ampleur de l'intérêt suscité par cette affaire. Il a reçu de nombreux e-mails, y compris de la part d'anciens élèves de Brown. Certains commentateurs ont félicité un étudiant qui a maintenu des notes élevées, tandis que d'autres ont salué un étudiant qui a persisté malgré des résultats plus faibles.
Débats sur l'intégrité et l'avenir
Tom Henke, fondateur de Glass AI, a également commenté le graphique des scores. Le débat s'est élargi pour inclure des questions sur la fiabilité des étudiants qui utilisent l'IA pour tricher. Certains estiment que ceux qui maintiennent des scores constants sont plus dignes de confiance pour le marché du travail. Serrano partage cet avis et a déclaré qu'il embaucherait volontiers un étudiant intègre.
Perspectives pour l'éducation
Les professeurs continuent de chercher des moyens de contrer la tricherie facilitée par l'IA. Certains enseignants ont déjà commencé à concevoir des devoirs plus complexes, difficiles à réaliser avec un chatbot. Bien que la distribution des notes de Serrano ne soit pas une preuve définitive de tricherie, elle met en lumière les défis posés par l'IA dans le domaine éducatif.
Un appel à la vigilance
Serrano a décidé de ne plus organiser d'examens à domicile et de supprimer les devoirs de ses évaluations. Il encourage ses collègues à revoir leurs politiques concernant l'IA, insistant sur le fait que cet incident doit servir de signal d'alarme pour tous les éducateurs.






