Brief IA : Perplexity AI accusé de partager vos données avec Meta

Perplexity AI accusé de partager vos données avec Meta

Brief IA
Tom Levy·3 min·1 vues

Un recours collectif a été déposé contre Perplexity AI pour avoir partagé les conversations de plus de 100 000 utilisateurs avec Meta et Google depuis fin 2022, même en mode incognito. Cette affaire soulève des préoccupations majeures sur la vie privée et la transparence, essentielles pour maintenir la confiance des utilisateurs dans les technologies d'IA.

En bref
1Un recours collectif accuse Perplexity AI d'avoir partagé des données d'utilisateurs avec Meta et Google via des traqueurs publicitaires.
2Les utilisateurs pensaient que le mode incognito de Perplexity protégeait leur anonymat, mais leurs informations ont été transmises malgré tout.
3Perplexity affirme ne pas avoir été notifié de la plainte, tandis que Google souligne que les partenaires doivent informer sur la collecte de données.
💡Pourquoi c'est importantCette affaire soulève des questions cruciales sur la confidentialité des données dans les interactions avec les IA, affectant potentiellement des millions d'utilisateurs.
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Perplexity AI sous le feu des accusations pour partage de données privées

Un recours collectif a été déposé contre Perplexity AI, accusant l'entreprise d'avoir transmis les conversations de ses utilisateurs à Meta et Google par le biais de traqueurs publicitaires cachés. Cette pratique aurait commencé à la fin de l'année 2022 et toucherait même les utilisateurs ayant activé le mode de navigation privée. Ce mode est censé permettre la création de fils de discussion anonymes, qui ne sont pas enregistrés dans l'historique et expirent après vingt-quatre heures.

L'utilisateur anonyme, désigné comme John Doe dans la plainte, a utilisé Perplexity pour des tâches sensibles telles que la gestion de ses impôts et l'évaluation d'investissements, en pensant que ses interactions resteraient confidentielles. Cependant, la plainte de 135 pages, déposée devant le tribunal fédéral du district nord de Californie, affirme que chaque message envoyé par John Doe a été transmis en temps réel à Meta et Google, y compris des informations personnelles comme son adresse e-mail et son identifiant Facebook. Des traqueurs tels que Pixel Meta de Facebook, Google Ads et Google DoubleClick ont été identifiés dans le code de Perplexity.

Un mode incognito qui ne garantit pas l'anonymat

Perplexity offre à ses utilisateurs un mode de navigation privée, mais selon la plainte, ce mode ne protège pas les conversations des traqueurs. Les utilisateurs qui pensaient être à l'abri ont vu leurs échanges transmis à Meta et Google, y compris leurs adresses e-mail.

Meta recommande à ses partenaires d'utiliser son pixel en combinaison avec son API de conversions, car cette méthode contourne les bloqueurs de traqueurs. Ainsi, même les utilisateurs qui désactivent les cookies ou utilisent des extensions de blocage publicitaire ne sont pas protégés.

Jesse Dwyer, directeur des communications de Perplexity, a déclaré que l'entreprise n'avait pas été officiellement informée de la plainte et ne pouvait pas en vérifier l'existence. Google, de son côté, a indiqué que les entreprises partenaires doivent informer leurs utilisateurs sur la collecte de données, tout en précisant que les données envoyées à Google Analytics ne permettent pas d'identifier les individus par défaut.

La confiance des utilisateurs mise à l'épreuve

Cette affaire met en lumière la confiance que les utilisateurs placent dans les IA pour partager des informations personnelles qu'ils n'oseraient pas confier à des humains. Des études mentionnées dans la plainte révèlent que de nombreuses personnes utilisent ces outils pour discuter de sujets sensibles comme la santé, la sexualité ou l'identité, précisément parce qu'il n'y a pas d'interlocuteur humain.

Perplexity inciterait même les utilisateurs à partager davantage en posant des questions de suivi. Si ces données sont partagées avec Meta et Google, elles pourraient être utilisées pour un ciblage publicitaire très précis. Par exemple, un utilisateur discutant d'un traitement contre le cancer pourrait recevoir des publicités médicales sans avoir consenti à ce partage d'informations.

Le recours collectif concerne toutes les personnes ayant utilisé Perplexity entre le 7 décembre 2022 et le 4 février 2026, à l'exception des abonnés aux formules Pro et Max. Ces abonnés sont exclus car John Doe n'a jamais souscrit à ces offres et ne peut donc pas les représenter. Si la justice donne raison à John Doe, chaque infraction pourrait entraîner des dommages-intérêts dépassant 5 000 dollars, affectant potentiellement des millions de conversations.

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