Brief IA : Méfiance persistante : 9 internautes sur 10 doutent encore de l'IA

Méfiance persistante : 9 internautes sur 10 doutent encore de l'IA

Brief IA
Tom Levy·3 min·1 vues

Selon une enquête de Malwarebytes réalisée entre fin janvier et début février 2026 auprès de 1 235 abonnés, 90% des internautes expriment des inquiétudes concernant l'utilisation de leurs données par l'IA. Cette méfiance, liée à des préoccupations sur la confidentialité des données, constitue un obstacle majeur à l'adoption généralisée des technologies d'IA dans l'économie numérique.

En bref
1Une enquête de Malwarebytes révèle que 90% des utilisateurs s'inquiètent de l'usage de leurs données par l'IA.
288% des sondés évitent de partager des informations personnelles avec des outils comme ChatGPT et Gemini.
3L'utilisation de VPN et l'authentification à deux facteurs augmentent, montrant une vigilance accrue des internautes.
💡Pourquoi c'est importantLa méfiance croissante envers l'IA pourrait freiner son adoption et influencer les politiques de confidentialité des entreprises tech.
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Les inquiétudes autour des données personnelles

Une enquête menée par Malwarebytes entre fin janvier et début février 2026 auprès de 1 235 abonnés à sa newsletter révèle une méfiance persistante envers l'intelligence artificielle (IA). Neuf personnes sur dix se disent inquiètes de l'utilisation de leurs données par l'IA. Bien que les assistants IA soient de plus en plus intégrés dans les moteurs de recherche, les messageries d'entreprise et les applications du quotidien, cette omniprésence ne semble pas renforcer la confiance des utilisateurs.

Le flou persistant des politiques de confidentialité

Sur les réseaux sociaux, les utilisateurs comprennent généralement les mécanismes de collecte de données via les clics et les "likes". Cependant, avec l'IA, l'incertitude est plus grande. Les interactions avec les IA sont souvent conversationnelles et intimes, impliquant des notes de réunion confidentielles, des questions médicales ou des dilemmes personnels. Pourtant, il n'est pas clair ce qu'il advient de ces échanges. Les utilisateurs se demandent si ces conversations sont stockées, si elles servent à entraîner les modèles ou si des employés peuvent y accéder.

Les politiques de confidentialité existent, mais peu de personnes les lisent avant d'utiliser un outil. Cependant, 48% des répondants disent désormais les consulter, une augmentation par rapport aux 43% de l'année précédente. Ce changement s'accompagne de l'ouverture par la CNIL et l'ANSSI des tests de leur projet PANAME, un outil open source conçu pour vérifier si un modèle d'IA a retenu des données personnelles issues de son entraînement.

Une méfiance traduite en actions concrètes

Face à cette opacité, les internautes ne restent pas passifs. 88% des personnes interrogées évitent de partager des informations personnelles avec des outils comme ChatGPT ou Gemini. 84% refusent de communiquer des données de santé à une IA. Cette méfiance se traduit par des actions concrètes : 43% des utilisateurs ont cessé d'utiliser ChatGPT et 42% ont quitté Gemini. La défiance envers l'IA reflète une méfiance plus marquée envers les entreprises tech, avec 92% des sondés inquiets de l'exploitation abusive de leurs données par des sociétés privées, contre 89% en 2025.

Des utilisateurs de plus en plus proactifs

Il y a un an, 74% des répondants se sentaient impuissants face à la dispersion de leurs données en ligne. Ce chiffre est tombé à 63% en 2026, indiquant une prise de conscience croissante. L'utilisation de VPN a augmenté, passant de 42% à 46%, et l'authentification à deux facteurs est désormais adoptée par 76% des utilisateurs, contre 69% l'année précédente. De plus, 82% des répondants refusent activement la collecte de leurs données lorsque c'est possible, contre 75% en 2025. Enfin, 25% des sondés recourent à des services de suppression de données personnelles, bien que ces démarches ne permettent pas d'effacer les traces passées, elles limitent les nouvelles expositions.

Ces évolutions montrent une vigilance accrue des internautes face à la protection de leurs données personnelles, un enjeu crucial dans un contexte où l'IA est de plus en plus intégrée dans notre quotidien.

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