Brief IA : Whisker Litter-Robot 5 Pro : IA défaillante et capteurs en cause

Whisker Litter-Robot 5 Pro : IA défaillante et capteurs en cause

Brief IA
Tom Levy·4 min·1 vues

Le Litter-Robot 5 Pro de Whisker a présenté des défaillances majeures lors d'un test de six mois, notamment une reconnaissance erratique des chats et une classification inexacte des déchets. Whisker a corrigé à distance un capteur de gaz défectueux, mais a indiqué qu'un remplacement de la balance serait nécessaire pour résoudre les problèmes de mesure. Malgré des promesses d'améliorations logicielles, l'abonnement à 8 dollars n'a pas fourni d'informations exploitables selon la testeuse.

En bref
1Whisker a corrigé à distance un capteur de gaz défectueux et estime qu’un remplacement serait nécessaire pour la balance de l’unité testée
2Cat ID et WasteID se sont trompées sur l’identité et la nature des déchets lors d’un test de six mois
3Seule la caméra frontale enregistre ; Whisker annonce l’arrivée de l’enregistrement interne
💡Pourquoi c'est importantLes fonctions d’IA et l’abonnement santé n’ont pas fourni d’informations exploitables selon le test, malgré des correctifs annoncés par le fabricant.
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L'analyse en français

Un test sur six mois fait état de failles majeures dans l’IA du Litter-Robot 5 Pro : reconnaissance des chats erratique, classification des déchets hasardeuse et mesures de poids incohérentes. Whisker évoque un capteur de gaz et une balance déréglés sur l’unité testée, corrige l’un à distance et affirme qu’un remplacement serait nécessaire pour l’autre, tout en promettant des améliorations logicielles. Les caméras n’enregistrent pas tout et l’abonnement à 8 dollars n’a pas fourni d’« insights » utiles selon la testeuse, même si le ramassage mécanique reste efficace.

Capteurs déréglés reconnus et promesses d’amélioration

Whisker a indiqué que le capteur de gaz détectant les fèces sur l’unité testée était déréglé et l’a corrigé à distance. L’entreprise a ensuite déterminé que la balance de cette même unité était déréglée, ce qui a pu contribuer aux problèmes de WasteID et de PawPrint, et précise que la corriger nécessiterait de remplacer entièrement la machine. Whisker affirme que le système est conçu pour apprendre et qu’il devrait s’améliorer avec le temps, et dit avoir affiné l’enrôlement en rendant la sélection des images plus stricte. La société a aussi récemment déployé une fonctionnalité baptisée Patterns ; selon la testeuse, elle se rapproche d’informations plus actionnables. Malgré des réaffectations et corrections manuelles, la reconnaissance des chats est restée fautive et, une semaine après les erreurs initiales, les profils affichaient encore le même poids.

Identification des chats et poids : les ratés de Cat ID

Cat ID s’appuie sur la caméra frontale pour attribuer chaque passage au bon animal et peut suivre jusqu’à cinq chats, mais la fonction a échoué à distinguer de façon fiable les deux chats testés. Après environ une semaine d’usage, l’application propose la configuration PawPrint en affichant des images capturées ; lors du test, ces clichés étaient de piètre qualité et il n’était pas possible d’en changer ni d’en téléverser d’autres. Whisker vend un PetTag RFID à 29 dollars pour les félins se ressemblant. D’après l’entreprise, un mauvais éclairage ou des images initiales médiocres perturbent la reconnaissance et, en cas d’incertitude, la balance intégrée sert de signal de substitution. Dans le cas testé, les deux nouvelles caméras ont fini par fusionner les profils et un chat de 13,4 livres a même été enregistré 2 livres plus léger du jour au lendemain, après confusion avec l’autre.

Caméras : enregistrements limités et vigilance sur le placement

La caméra frontale enregistre les visites, tandis que les caméras internes ne proposent qu’une vue en direct sans enregistrement ; même avec l’abonnement, seule la vue frontale est archivée, alors que la communication laisse entendre des enregistrements sur les deux. Whisker annonce que l’enregistrement interne arrivera bientôt. Les capteurs interrompent la rotation en cas d’activité détectée et génèrent des alertes, ce qui a permis de vérifier à distance qu’aucun chat n’était coincé. Le placement doit toutefois être soigné : la caméra peut filmer au-delà de la zone de litière, mais une option permet de n’enregistrer qu’en présence d’un chat. En pratique, capter un passage en direct s’est révélé difficile et n’a été possible qu’une fois pendant le test.

Ce qui fonctionne : ramassage et application au quotidien

Le cœur mécanique tient la route : le tambour tamise et évacue efficacement les déchets et, par rapport au Litter-Robot 4, le 5 Pro bénéficie d’un bac plus grand, de commandes plus intuitives et d’un dôme plus vaste. L’application permet de piloter l’appareil à distance, de consulter les niveaux de litière et de déchets et d’afficher le poids mesuré par la balance intégrée. À l’usage, le tiroir ne nécessite en général qu’une vidange hebdomadaire et l’ensemble contient la majeure partie des odeurs.

Gamme, prix et compromis de l’Evo face aux autres modèles

Whisker commercialise quatre modèles : Evo, 4, 5 et 5 Pro, proposés respectivement à 599, 699 et 899 dollars pour les références citées. Le 5 Pro est très volumineux (presque 30 pouces de haut) et plus spacieux que l’Evo et le 4, avec une prise en charge annoncée jusqu’à cinq chats de 30 livres. L’Evo sacrifie plusieurs fonctions : pas de suivi de niveau de litière ni d’alerte, compatibilité limitée avec la trémie, bac plus petit, pas de veilleuse et une qualité perçue moindre, avec un tiroir parfois capricieux. Il partage toutefois avec le 5 Pro un écran LCD, quand le 4 utilise des LED. Plus bas et légèrement plus étroit, l’Evo peut se loger dans un coin, mais son tapis a dû être retiré lors de l’installation testée, et il est spécifié pour un à deux chats de moins de 19 livres. Côté services, l’abonnement Whisker Plus à 8 dollars par mois couvre les « insights » santé via l’IA et le stockage vidéo, mais n’a rien livré d’exploitable pendant le test ; en parallèle, la fonction WasteID censée distinguer urine et excréments s’est révélée souvent imprécise.

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