AIR obtient 50 millions de dollars pour sécuriser les agents IA

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La sécurité des agents d’IA attire des capitaux importants. AIR, jeune pousse fondée par des anciens de l’Unité 8200, annonce 50 millions de dollars pour développer une plateforme qui évalue en continu compétences et extensions utilisées par les agents. La société revendique plus de 20 clients et cible les secteurs les plus réglementés.
Des tours massifs chez les rivaux, AIR mise sur la re-vérification
Le secteur de la sécurité des agents d’IA attire des financements importants : Zenity a levé 125 millions de dollars en série C en août et Noma a réuni 100 millions de dollars en série B l’année dernière. Dans ce contexte, Yair Saban met en avant la capacité d’AIR à évaluer en continu l’écosystème des compétences et des extensions. Bogomil Balkansky, partenaire chez Sequoia, considère que le sujet relève d'une re-vérification continue plutôt que d'un simple scan, et estime que l’inspection et la réinspection en temps réel à l’échelle d’une flotte d’agents sont d’abord des enjeux d’infrastructure. Il précise qu’AIR a consacré l’année écoulée à construire ce pipeline. L’entreprise compte environ 40 employés et le nouveau capital doit servir principalement à recruter des chercheurs et à étendre ses efforts commerciaux aux États-Unis et en Europe.
Découverte des agents, interception des actions et liste blanche
AIR propose une plateforme qui découvre les agents actifs dans l’entreprise et évalue en continu les compétences, outils et composants qu’ils utilisent. Elle peut empêcher des interactions avec des logiciels ou des sources externes qui ne répondent pas aux critères de sécurité et inclut un marché d’extensions et de compétences vérifiées. Le système repère également les salariés utilisant des outils d’IA non autorisés ou des comptes personnels. Une couche applicative vient se greffer aux agents afin d’intercepter et d’examiner des opérations telles que l’ajout d’une compétence ou la consultation de contenus sur Internet. Les outils et extensions employés par un agent sont contrôlés en fonction d’une liste blanche gérée par la startup, qui analyse les produits proposés en ligne pour repérer d’éventuelles modifications ou activités malveillantes. Une compétence validée peut devenir risquée si un package requis change ou si le compte du développeur est compromis. La plateforme filtre actuellement environ 27 % des extensions et compétences trouvées en ligne.
Plus de 20 clients, avec une demande portée par finance et pharma
AIR affirme compter plus de 20 clients, dont environ un quart seraient de grandes entreprises. La demande la plus forte observée à ce stade provient de secteurs fortement réglementés, en particulier les services financiers et l’industrie pharmaceutique.
Deux tours rapprochés pour 50 M$, menés par Sequoia et Greenoaks
AIR a levé 50 millions de dollars au total lors de deux tours conclus à quelques semaines d’intervalle, selon Yair Saban. Le premier, dirigé par Sequoia, s’élève à 10 millions de dollars ; le second, mené par Greenoaks, atteint 40 millions de dollars. Des investisseurs tels que Swish, Netz, Zach Frankel, Yinon Costica, Ofir Erlich, Anne Neuberger, Omer Adam et Varun Anand ont également participé.
Un risque d’empoisonnement de contenu pousse à surveiller les outils
À mesure que des entreprises ouvrent davantage leurs systèmes aux agents d’IA, une chaîne d’approvisionnement faite de compétences, plugins, serveurs MCP et extensions se développe. AIR, startup de sécurité, anticipe un besoin de surveillance spécifique de cette couche. Yair Saban compare l’usage extensif des agents à des systèmes d’exploitation et relève que leurs outils ne sont pas contrôlés comme des drivers ou des applications, alors que ces derniers requièrent aujourd’hui une signature, contrairement au début des années 2000. Il met en avant le risque pour des agents qui opèrent de façon plus autonome, exposés à l’empoisonnement de contenu au lieu d’attaques directes.
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