Anthropic fait annuler l’étiquette de risque du gouvernement

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Une cour fédérale en Californie a jugé illégale la désignation d’Anthropic comme risque pour la chaîne d’approvisionnement. La juge Rita Lin évoque des violations du Premier et du Cinquième Amendements, ainsi que des décisions « arbitraires et capricieuses ». Elle relève aussi des contradictions avec d’autres démarches étatiques, alors qu’un autre recours d’Anthropic est encore en cours à Washington.
Des signaux contradictoires autour d’Anthropic et de Mythos
Rita Lin a relevé un décalage entre l’étiquette de risque et d’autres actions étatiques, citant la proposition de Pete Hegseth d’appliquer la Loi sur la production de défense à Anthropic. Selon la juge, une telle application signifierait considérer l’entreprise comme essentielle à la sécurité nationale, non comme une menace. Elle a aussi noté que le Département de la Défense poursuivait un contrat avec l’entreprise. Parallèlement, le gouvernement collaborait avec le nouveau modèle d’Anthropic, Mythos, pour des usages de cybersécurité.
Ce que retient le jugement fédéral en Californie
La décision rendue jeudi soir invalide la désignation d’Anthropic comme risque pour la chaîne d’approvisionnement. Rita Lin estime que la qualification imposée par le ministre de la Défense constituait une représaille illégale au regard du Premier Amendement et l’a jugée « arbitraire et capricieuse ». Elle considère aussi qu’Anthropic a été privé de procédure régulière exigée par le Cinquième Amendement. La juge affirme qu’Anthropic manque incontestablement d’un accès arrière à sa technologie une fois remise au Département de la Défense. Elle écrit que, si le « Département de la Guerre » reste libre de choisir son fournisseur d’IA, les mesures larges imposées à l’entreprise étaient illégales et sans fondement, ajoutant que l’invocation vide de la sécurité nationale ne constitue pas un chèque en blanc. Selon elle, les paroles et actes gouvernementaux montrent une volonté de faire un exemple public d’Anthropic pour son arrogance à avoir critiqué le pouvoir.
D’où vient le contentieux et quelles positions en face
Le différend trouve son origine dans les restrictions rigoureuses imposées par Anthropic concernant certaines garanties, lesquelles auraient rendu possible l’utilisation de ses modèles dans des systèmes d’armement totalement autonomes et pour la surveillance de masse de ressortissants américains. Le Pentagone a contesté ces restrictions, affirmant ne poursuivre que des usages conformes à la loi et suggérant qu’Anthropic chercherait à limiter l’utilisation militaire des modèles acquis. Plus tôt cette année, Pete Hegseth et Donald Trump ont formellement désigné l’entreprise comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement et demandé à toutes les agences fédérales, y compris hors défense, de cesser de collaborer avec le créateur de Claude.
Réactions et suites judiciaires encore pendantes
Anthropic a salué la décision invalidant l’étiquette de risque, indiquant rester concentrée sur un travail productif avec le gouvernement pour exploiter l’IA au service de la sécurité nationale afin que tous les Américains en bénéficient. L’entreprise a par ailleurs déposé deux plaintes contre le Département de la Défense en mars, en Californie et à Washington, D.C. La procédure à Washington demeure en cours. Un commentaire du Département de la Défense a été sollicité.
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