Écoles US : New York et Los Angeles imposent des moratoires IA

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New York et Los Angeles imposent des pauses encadrant l’usage de l’IA à l’école, avec des périmètres différents selon les niveaux et les équipements. L’initiative, déjà formalisée à New York pour 2026-27 en K-8, divise la communauté technologique entre appels à la prudence éducative et craintes d’un frein à l’apprentissage des outils.
La communauté tech se fracture sur l’interdiction à l’école
Plusieurs figures du secteur technologique critiquent l’interdiction de l’IA à l’école, la jugeant régressive, tandis que d’autres y voient une mesure de prudence face à des effets encore mal connus. Sriram Krishnan estime que l’impact de l’IA sur le développement des enfants reste incertain et qu’il est cohérent de ne pas automatiser des compétences cognitives avant leur acquisition, rappelant que les élèves doivent se confronter à la lecture, l’écriture, les mathématiques, la recherche et le raisonnement pour les développer. Zach Tratar considère que les effets de l’IA sur les enfants devraient rester expérimentaux tant que l’on ne dispose pas de plus de recul, évoquant l’exemple du web dont les effets sur les communautés avaient été surestimés. D’autres responsables du secteur estiment que restreindre l’IA serait contre-productif face à une technologie potentiellement aussi structurante qu’Internet ou les ordinateurs. Noah Fichter souligne que les écoles sont démunies face à l’IA, notamment lorsque des chatbots spécifiques aux établissements font baisser les résultats. Ross Gerber explique avoir interdit l’IA à ses propres enfants, tout en constatant que tous les élèves y ont déjà recours. Dylan Itzikowitz regrette la perte d’un possible "grand égalisateur" éducatif et estime que les enfants issus de milieux favorisés ne seront pas affectés par l’interdiction. Brendan Falk et Gabriel Petersson comparent ces moratoires à l’interdiction des ordinateurs dans les années 90, tandis que Will Hobick considère que la question centrale est d’enseigner un usage approprié de l’IA aux collégiens. Sarah Shirazyan prévoit que l’IA en classe deviendra un sujet de débat public et électoral, soulignant qu’aucune bonne approche n’est établie et que ces pauses servent à rassembler des preuves.
Deux moratoires, deux périmètres : New York et Los Angeles
New York et Los Angeles mettent en place des moratoires sur l’IA à l’école, mais avec des contours distincts. À Los Angeles, la mesure concerne tous les élèves, y compris les lycéens, et s’applique pour le reste de l’année scolaire uniquement sur les appareils et comptes appartenant au district. À New York, le plan porté par Zohran Mamdani ne requiert pas l’approbation du conseil municipal. Les annonces s’inscrivent dans une logique de pause encadrée, sans généralisation uniforme.
Ce que prévoit New York pour K-8 et le lycée
Le moratoire envisagé à New York couvre les enfants de 2 ans jusqu’à la 8e année et pourrait concerner 600 000 élèves des écoles publiques. Pour les classes K-8, le chancelier Kamar Samuels a déjà émis une directive rendant les logiciels d’IA générative non autorisés pour l’année scolaire 2026-27. Les lycéens ne sont pas soumis à la même interdiction : ils suivront deux modules annuels dédiés à la pensée critique appliquée à l’IA. Le dispositif inclut aussi des limites de temps d’écran, modulées selon le niveau des élèves.
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