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Google court Hollywood pour entraîner ses IA, sans accord

⚖️ Regulation & Ethics·Tom Levy·

Google court Hollywood pour entraîner ses IA, sans accord

Google court Hollywood pour entraîner ses IA, sans accord
Key Takeaways
1Google propose aux studios d’Hollywood des licences pour entraîner ses IA sur des contenus protégés
2Les offres évoquent jusqu’à 40 millions de dollars par personnage et un partage des revenus publicitaires
3Aucun accord n’a été signé avec les majors, sur fond de controverses autour de l’IA dans les productions
4DeepMind a investi 75 millions de dollars chez A24 et Lionsgate a signé avec Runway, sans résultat concret
💡Why it mattersCes négociations pourraient transformer la relation entre l’IA et l’industrie du divertissement, mais les studios restent prudents face aux risques d’image et à la réaction du public.
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Full Analysis

Google cible les catalogues protégés des studios pour former ses modèles d’IA et met sur la table des montants élevés, jusqu’à 40 millions de dollars par personnage. Aucune major n’a signé à ce stade, sur fond de controverses autour de l’usage de l’IA dans les productions et de projets voisins déjà contractualisés ailleurs.

Controverses et prudence freinent une signature avec les majors

Des fans ont exprimé leur déception en découvrant des images générées par IA dans le livre d’art officiel de Spider-Man: Brand New Day, un film ayant rapporté 2 milliards de dollars au box-office. Cette réaction alimente la prudence des studios, qui considèrent l'annonce explicite de projets « générés par l’IA » comme un risque d'image. À ce jour, aucun des grands studios historiques n’a présenté au public un projet majeur clairement identifié comme produit par les outils d’IA de Google, et Google n’a pas obtenu d’accord de Disney, Warner Bros. Discovery ni Universal.

Licences d’entraînement : montants élevés et périmètres par personnage

D’après des informations rapportées par le Los Angeles Times et provenant de sources anonymes, Google aurait soumis aux studios des offres de licences portant sur ses solutions d’intelligence artificielle. Le même journal indique que ces propositions pourraient représenter plusieurs centaines de millions de dollars, avec des tarifs individuels avoisinant 40 millions de dollars pour la création de contenus autour d’un personnage protégé d’un studio tel que Disney/Pixar. Le total pourrait augmenter en fonction du nombre de personnages inclus et dépasser plusieurs milliards de dollars selon l’étendue des droits accordés.

Ce que Google met sur la table pour convaincre Hollywood

Google a récemment approché plusieurs grands studios pour obtenir la permission d’entraîner ses modèles d’IA sur des bibliothèques protégées, contre rémunération. Les propositions incluent la possibilité pour les studios de voir leurs personnages exploités dans des contenus d’IA diffusés sur des plateformes comme YouTube, avec une part des revenus publicitaires potentiellement reversée aux ayants droit. Les licences viseraient explicitement des œuvres et personnages soumis au droit d’auteur, utilisés à la fois comme données d’entraînement et comme sujets de contenus générés.

Des signaux périphériques déjà actés dans l’écosystème

En parallèle, DeepMind, filiale de Google, a conclu plus tôt cet été un accord d’investissement de 75 millions de dollars avec A24. En 2024, Lionsgate a signé un accord de licence avec Runway ; aucun résultat concret n’en est encore issu, mais les deux entreprises annoncent travailler à un plan de sortie de courts-métrages générés par IA. Disney et OpenAI avaient, avant l’effondrement de leur partenariat, envisagé de mettre en avant des contenus générés par les utilisateurs sur des plateformes de Disney.

L’avantage compétitif recherché et la question de l’acceptabilité

Google considère ces licences comme un moyen de renforcer sa position dans l’IA et met en avant, à titre d’exemple, la capacité de Gemini à produire des images de personnages Disney tels que Darth Vader ou Blanche-Neige si des accords étaient conclus. Le secteur fait état d’un climat de défiance envers l’IA, y compris chez les jeunes publics, malgré le succès d’outils comme ChatGPT. L’IA est perçue comme pouvant accélérer les délais de production et réduire certains coûts, ce qui motive l’intérêt des studios. Un accord de licence avec Google est présenté comme un possible moment charnière, un premier projet démonstratif pouvant inciter d’autres studios à suivre, tandis que Google espère en tirer un avantage compétitif.

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