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Meta : publicités d'IA chinoises illégales sur Facebook

🤖 Models & LLM·Tom Levy·

Meta : publicités d'IA chinoises illégales sur Facebook

Meta : publicités d'IA chinoises illégales sur Facebook
Key Takeaways
1Des entreprises chinoises ont diffusé des publicités pour des IA illégales sur Facebook et Instagram, malgré les efforts de modération de Meta.
2GatherOne, une entreprise chinoise, a été identifiée comme ayant diffusé des milliers de publicités pour des applications de face-swapping et de nudité.
3Malgré le retrait de nombreuses annonces, certaines restent actives, mettant en lumière les limites des mesures de Meta.
💡Why it mattersLa persistance de ces publicités illégales souligne les défis de Meta pour contrôler le contenu nuisible et respecter les réglementations internationales.
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Full Analysis

Des publicités controversées sur les plateformes de Meta

Les réseaux sociaux de Meta, à savoir Facebook et Instagram, ont récemment été le théâtre de la diffusion massive de publicités pour des applications d'intelligence artificielle (IA) interdites. Ces publicités, promues par des services chinois, ont mis en lumière la face sombre de ces plateformes, où des contenus illégaux parviennent à se frayer un chemin malgré les efforts de modération.

Une entreprise chinoise, connue sous le nom de GatherOne, est au cœur de cette affaire. Elle aurait orchestré la diffusion de dizaines de milliers de publicités sur Facebook et Instagram, vantant des applications capables de générer des images de femmes dénudées. Bien que Meta ait entrepris de nettoyer ses plateformes de ce type de contenu, l'entreprise se retrouve confrontée à des poursuites judiciaires pour avoir laissé passer d'autres publicités frauduleuses.

Une diffusion massive et organisée

L'ampleur du phénomène est frappante : environ 31 000 annonces pour des outils d'IA, incluant des applications de "face-swapping", ont été identifiées. Ces publicités ont été promues via 43 pages Facebook différentes, chacune contribuant à la diffusion de plus de 7 600 publicités distinctes pour des logiciels controversés.

Des efforts de modération partiellement efficaces

Meta a pris des mesures pour retirer ces annonces et désactiver les comptes associés. Cependant, le Tech Transparency Project a souligné que certaines de ces publicités restent actives. Un porte-parole de Meta a déclaré que l'entreprise prenait des "mesures agressives" contre ces applications, bien qu'il n'ait pas fourni de détails spécifiques en réponse aux questions du groupe de surveillance.

Les données internes de Meta corroborent certaines allégations : sur les 210 pages identifiées, 179 ont diffusé des publicités qui ont ensuite été supprimées pour violation des règles concernant l'exploitation sexuelle, la sollicitation à caractère sexuel ou la nudité. Certaines de ces publicités présentaient des femmes simulant des actes sexuels.

Un problème récurrent pour Meta

Ce n'est pas la première fois que Meta est confronté à ce type de problème. En juin 2025, l'entreprise avait intenté une action en justice contre Joy Timeline HK Limited, une société basée à Hong Kong, pour la diffusion de plus de 87 000 annonces via au moins 135 pages Facebook. Meta avait déjà commencé à prendre des mesures contre cet annonceur dès 2023, en réponse à une injonction indienne de 2024 visant à retirer des annonces liées à l'abus d'enfants sur Instagram.

Les publicités incriminées étaient explicites, promettant aux utilisateurs de "supprimer les vêtements" de toute photographie. Elles ciblaient principalement des pays comme les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, l'Australie et l'Allemagne. Dès 2024, CBS News avait repéré des centaines de ces annonces, bien avant que Meta ne prenne des mesures judiciaires.

Des mesures de lutte encore insuffisantes

Malgré les efforts déployés, les mesures prises par Meta n'ont pas suffi à enrayer le phénomène. Des chercheurs des projets American Sunlight et Indicator ont recensé 4 215 publicités supplémentaires pour des applications de "dénudement" dans les trois mois suivant l'annonce par Meta de nouvelles technologies de détection.

Ces publicités auraient atteint environ 359 547 utilisateurs dans l'Union européenne et au Royaume-Uni. Les opérateurs de ces annonces contournaient les blocages en créant de nouvelles pages et comptes, parfois enregistrés sous des noms fantaisistes comme "ddd" ou "111", en violation des règles de transparence imposées par le Digital Services Act (DSA) européen. Ce dernier oblige les plateformes à révéler l'identité des annonceurs, une tâche rendue complexe lorsque ces derniers masquent leur identité.

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