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QueryStory mise sur l’IA traçable et lève 6 M$ à 60 M$

💼 Business & Startups·Tom Levy·

QueryStory mise sur l’IA traçable et lève 6 M$ à 60 M$

QueryStory mise sur l’IA traçable et lève 6 M$ à 60 M$
Key Takeaways
1QueryStory affiche les requêtes SQL, journalise les revues humaines et propose un indicateur de confiance.
2La startup a levé 6 M$ à une valorisation de 60 M$ auprès de Brightmind Ventures et New York Life Ventures.
3La plateforme est agnostique aux modèles mais s’appuie pour l’instant sur les derniers modèles de laboratoires de pointe.
💡Why it mattersL’outil promet des réponses d’IA exploitables et vérifiables pour les grandes entreprises, avec des mécanismes d’audit intégrés.
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Full Analysis

Nouvelle venue sur le marché, QueryStory associe modèles de langage et gouvernance des données pour rendre chaque analyse vérifiable par des humains. La jeune pousse, fondée par d’anciens de Google, revendique un fonctionnement agnostique aux modèles et des mécanismes d’audit intégrés. Elle a levé 6 M$ auprès de Brightmind Ventures et New York Life Ventures, pour une valorisation de 60 M$.

SQL affiché, revues horodatées et indice de confiance

Dans QueryStory, les requêtes SQL générées par l’IA sont visibles par défaut, et les utilisateurs peuvent signaler des analyses pour une vérification par des collègues, ces revues étant ensuite conservées sur la plateforme. La solution met aussi en avant un indicateur de confiance explicitant pourquoi les agents estiment des résultats exacts. À titre de comparaison, un cadre d’une entreprise technologique ayant utilisé Claude Cowork a demandé au modèle d’exposer les requêtes SQL afin de les faire relire par un analyste, une étape que QueryStory automatise. Si des outils de co‑travail issus de laboratoires de pointe savent réaliser des tâches similaires, ils sont décrits comme volontairement limités sur l’expérience utilisateur, là où QueryStory parie sur davantage de transparence, de fiabilité et de contrôle. Pour Tayler Sipperly, partenaire chez Brightmind Partners, l’IA reste plus fragile qu’on ne l’imagine dès qu’il s’agit de bâtir des systèmes durables pour de grandes entreprises.

Limiter les "versions de la vérité" en entreprise

Shapor Naghibzadeh observe qu’une interface de chat reliée aux données internes peut conduire des centaines, voire des milliers d’employés à produire chacun leur version d’une même réponse et à la diffuser, provoquant une prolifération de contenus sans ancrage unique dans les données. Il présente QueryStory comme un moyen de combler ce fossé de confiance en livrant des réponses exploitables et auditables, en substitution au recours massif au jugement humain et à des équipes d’ingénieurs. Le PDG résume l’offre par ce que l’entreprise vend : la confiance dans les réponses et la valeur ajoutée pour l’activité.

Agnostique aux modèles, mais adossé aux meilleurs du moment

QueryStory est conçu pour être agnostique aux modèles, tout en s’appuyant pour l’instant principalement sur les derniers modèles fournis par des laboratoires de pointe. Shapor Naghibzadeh indique être en concurrence avec ces acteurs sur une base produit et estime que des clients préféreront un prestataire qui n’est pas incité à vendre un volume d’« intelligence » maximal. Il souligne ne pas avoir bâti l’entreprise sur un modèle de consommation de calcul, de stockage ou de jetons, et soutient qu’un outil dédié comme QueryStory peut être plus efficace et précis qu’un agent généraliste en préservant le contexte. L’objectif affiché inclut de donner au CFO une lecture claire des coûts associés aux analyses.

Des usages concrets: de l’orbite aux comités de direction

Sur un ensemble de données consacré à l’activité spatiale, la plateforme a produit en quelques heures une visualisation et des tableaux de bord, là où un travail comparable mené avec un développeur avait pris plusieurs semaines. L’exemple illustrait des analyses et des visualisations enrichies par l’indicateur de confiance. Côté client, Tim Del Bello, partenaire chez New York Life Ventures et investisseur, s’appuie sur QueryStory pour remplacer le travail de plusieurs personnes et élaborer un examen trimestriel des affaires, avec l’ambition de le transformer en tableau de bord temps réel. Il décrit un produit pensé pour des décideurs cherchant une vérité de référence à partir de sources complexes, même sans équipe data ou BI, notamment dans des secteurs fortement régulés.

Des ex‑Google aux manettes et 6 M$ levés à 60 M$

Le parcours de Shapor Naghibzadeh remonte à 2009 chez Google, au cœur de la riposte à Operation Aurora, où tracer des attaques à travers des réseaux disparates s’était révélé coûteux et lent. Il a ensuite consacré six ans à créer, avec les moyens de Google, des outils d’interrogation pour analystes de sécurité, avant de co‑fonder Chronicle en 2016 afin de porter ces capacités chez d’autres entreprises. Constatant l’an dernier la place prise par les modèles de langage dans l’analyse, il co‑fonde QueryStory et en prend la direction, avec Stanley Yang (CTO, ex‑Google et EvolutionIQ) et David Glusic (CPO, ex‑Accenture). La société sort aujourd’hui de l’ombre après avoir levé 6 M$ auprès de Brightmind Ventures et New York Life Ventures, pour une valorisation de 60 M$, et dit avoir affiné son produit avec des clients. Elle vise les grandes entreprises riches en données propriétaires et sert de plateforme d’unification entre analyse et revue. Son nom, assure Naghibzadeh, assume une promesse: raconter des histoires avec des données, en gardant la narration ancrée dans la vérité.

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