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SAP mise sur l’IA et la tarification à l’usage après la SaaSpocalypse

💻 Code & Dev·Tom Levy·

SAP mise sur l’IA et la tarification à l’usage après la SaaSpocalypse

SAP mise sur l’IA et la tarification à l’usage après la SaaSpocalypse
Key Takeaways
1SAP a racheté Prior Labs, Reltio et Dremio pour renforcer ses capacités IA et données
2L’entreprise adopte la tarification à la consommation, les coûts d’IA étant sous surveillance
3SAP met en avant Tabular AI, ses investissements en ontologie et ses données face à Palantir
4Les clients attendent encore des bénéfices concrets de l’IA, tandis que l’action SAP a reculé de 20 % puis rebondi de 40 %
💡Why it mattersSAP ajuste sa stratégie IA et ses modèles économiques pour rester compétitif face à la concurrence et à l’évolution des attentes clients.
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Full Analysis

SAP accélère son virage vers l’IA, ajuste ses modèles de tarification et multiplie les acquisitions dans la donnée. Jan Gilg mise sur une consolidation du secteur, la tarification à la consommation et les atouts data de SAP face à Palantir. Les clients attendent encore des bénéfices concrets, tandis que l’action SAP a connu un repli puis un rebond depuis l’été.

Rachats déjà signés et consolidation anticipée par Jan Gilg

SAP a acquis Prior Labs, Reltio et Dremio cette année pour renforcer ses capacités en IA et en données. Jan Gilg s’attend à une vague d’acquisitions dans l’industrie avec l’émergence de nouvelles startups et de talents axés sur l’IA. Il affirme que les valorisations ont significativement chuté, créant une opportunité et un intérêt pour explorer de nouveaux segments. D’après lui, SAP pourrait procéder à d’autres acquisitions, à condition qu’elles présentent un intérêt pour ses activités, tout en écartant les entreprises aisément substituables par l’IA. Selon son analyse, les clients seront moins enclins à changer de logiciel existant si la migration vers une solution développée par l’IA s’avère longue et onéreuse. Jan Gilg anticipe une consolidation du secteur, notamment parmi les fournisseurs qui ne proposent qu’un seul produit. Il cite des niches comme la gestion des contrats juridiques parmi les domaines susceptibles d’être fortement perturbés.

Tarification à l’usage et budgets d’IA sous surveillance

SAP évolue d’un modèle d’abonnement vers une tarification à la consommation pour certains services, où les clients paient selon leur usage. Ce mouvement suit la tendance du marché, l’utilisation intensive de l’IA pouvant entraîner une hausse des coûts. Jan Gilg décrit une facturation à la consommation des agents IA, basée sur le résultat recherché, présentée comme transparente et plus facile à justifier, un modèle adopté par de nombreux acteurs. SAP conserve toutefois une activité d’abonnement importante, et de grands clients utilisent un modèle hybride combinant abonnement et paiement à l’usage. Les dépenses de tokens, qui représentent la façon dont les entreprises paient pour l’IA, augmentent déjà fortement selon Jan Gilg. Il estime que les budgets n’augmenteront pas nécessairement et que l’examen des dépenses sera plus strict.

Face à Palantir, SAP avance ses modèles, son ontologie et ses données

SAP a développé Tabular AI, son premier modèle fondamental, pour réaliser des prédictions à partir de données d’entreprise. L’éditeur investit dans des capacités d’ontologie destinées à auditer les systèmes et à travailler avec des agents d’IA pour aider à la décision, un domaine où le concept est central chez Palantir et qui place SAP en concurrence directe avec ce dernier. Parallèlement, SAP collabore avec Palantir pour transférer des données entre systèmes. L’entreprise affirme disposer d’un avantage lié à des données issues de plus de 10 000 clients, mobilisées pour bâtir des capacités jugées plus utiles. Jan Gilg s’attend à ce que les utilisateurs interagissent à l’avenir avec les produits SAP en langue naturelle et par la voix, et cite Anthropic, OpenAI et Palantir parmi les acteurs majeurs de la compétition à venir. SAP utilise déjà l’IA pour renforcer son avantage concurrentiel face à ces rivaux.

Transformation interne et attentes clients encore insatisfaites

SAP déploie l’IA en interne pour améliorer sa production logicielle et dans des fonctions comme la finance et les ressources humaines. Les employés disposent d’un chatbot interne et d’outils pour générer du code, tandis que les équipes commerciales s’appuient sur l’IA pour préparer des briefs clients ou analyser des marchés. Jan Gilg affirme que l’entreprise pivote vers l’IA en position de force, tout en parlant d’une évolution pour SAP. Il explique aux clients les bénéfices de l’IA et l’offre associée, tout en constatant que beaucoup de dépenses n’ont pas encore produit les résultats métiers, bénéfices ou gains de productivité attendus. Il dit ne pas voir d’entreprises remplacer des progiciels par des développements maison, notamment sur des usages critiques, invoquant l’auditabilité, la gouvernance et la maintenance. Il n’observe pas de remplacements de logiciels SAP mais constate une concurrence accrue pour les budgets, en particulier autour des tokens, et avance que la dépendance aux données SAP aide à justifier la valeur. Il soutient que SAP est difficilement remplaçable par un simple outil de codage, même si l’IA devrait accélérer le développement logiciel.

Après la SaaSpocalypse, repli puis rebond pour l’action SAP

L’action SAP a reculé d’environ 20 % sur l’année écoulée, avant de repartir à la hausse le mois dernier. À l’annonce des résultats fin juillet, les investisseurs ont salué la progression de l’activité cloud et les avancées d’IA commerciale, et le titre a depuis gagné environ 40 %. Ce parcours s’inscrit dans un contexte où de nombreux éditeurs ont souffert en Bourse face à la concurrence des outils d’IA, un phénomène qualifié de SaaSpocalypse. Jan Gilg affirme que le pendule reviendra en arrière et juge la vente excessive, tout en évoquant des gagnants et des perdants et en disant croire que SAP sera du bon côté. Il indique que SAP se réinvente avec l’IA, investit dans la donnée et ajuste ses prix, une dynamique qu’il résume par l’idée que l’IA figure désormais à l’agenda de tous. Il anticipe une reprise portée par l’IA et décrit une évolution du modèle économique incluant davantage de tarification à l’usage, en estimant que l’IA aidera l’entreprise à croître.

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