Spellbook encadre l’IA : mémo D+ et écrits clients à la main

Le brief IA que les pros lisent chaque soir
Les 7 actus IA du jour, décryptées en 5 min. Gratuit.
Inclus dès l'inscription : notre sélection des meilleurs guides & comparatifs IA.
Choisis ton rythme
Gratuit · Pas de spam · Désabonnement en 1 clic
Spellbook fixe des limites claires à l'usage de l'IA dans l'écriture. Un mémo adressé par son PDG Scott Stevenson aux plus de 200 employés impose des messages clients rédigés à la main, la transparence sur l'usage d'outils et des « versions D+ » pour les idées en interne.
Communications externes à la main et responsabilité assumée
Les échanges avec les clients doivent être rédigés à la main. Spellbook souhaite que ses 5 000 clients perçoivent une attention humaine lors de chaque interaction. La politique précise que tout texte envoyé engage la responsabilité de son auteur et doit être relu avec soin, car il sera traité comme un travail personnel. Scott Stevenson compare cette exigence à la responsabilité d’un avocat qui soumettrait un argument appuyé par une jurisprudence halluciné. L'objectif est que les communications reflètent une attention humaine authentique.
Pour l’interne : transparence, « D+ » et pas d’IA au cœur des propositions
En interne, les employés doivent indiquer si un document ou un message a été rédigé avec l’IA afin d’aider le lecteur à l’interpréter correctement. L’IA ne doit pas être utilisée pour le corps principal des propositions de projet, le raisonnement authentique devant apparaître en premier. Elle peut servir à des éléments complémentaires comme des tableurs et des tableaux, mais pas au cœur de l’argumentation. En cas de doute, une version « D+ » est demandée pour lancer la discussion avec des points concis ; Scott Stevenson dit préférer cinq points succincts à cinq pages bien polies mais creuses. Il souhaite recevoir les idées dans cet état brut et demande d’éviter la prose trop policée.
Ce qui reste permis et les raisons avancées par la direction
Scott Stevenson estime que l’IA est utile surtout pour des tâches spécifiques comme le codage et la révision de contrats, et qu’elle n’est pas efficace pour l’écriture longue non contrainte pour le moment. Il décrit des travers fréquents des textes générés : longueur excessive pour peu d’idées, répétitions qui entament la confiance, et informations parfois infondées, avec une brillance superficielle produite par des invites. Il juge aussi l’écriture d’IA de plus en plus reconnaissable. Cette inquiétude fait écho, selon lui, à des contenus peu clairs vus sur les réseaux sociaux, et d’autres entreprises comme Synthesia alertent sur une « sloppification IA » verbeuse et chronophage. Le mémo, adressé récemment aux plus de 200 employés de l’entreprise basée à Toronto, formalise ces orientations. Spellbook, dirigée par son cofondateur Scott Stevenson et spécialisée dans l’IA pour les contrats, encadre ainsi l’usage des modèles au sein de l’équipe.
Brief IA — L'actualité IA en français
L'essentiel de l'actualité de l'intelligence artificielle, décrypté et expliqué chaque jour.