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Sam Altman dit continuer à trier lui-même ses emails, une pratique qu’il associe au fait de « travailler », tout en reconnaissant pouvoir déléguer ces tâches à Codex. Au même moment, OpenAI a déposé en juin une demande confidentielle d’introduction en Bourse et a depuis repoussé ses plans, avec un calendrier décrit comme probablement décalé à l’an prochain. D’autres dirigeants décrivent des routines ciblées ou des scripts pour contenir l’inbox.
OpenAI repousse son projet d’introduction en Bourse
OpenAI a déposé en juin une demande confidentielle pour devenir publique puis a retardé ses plans d’introduction en Bourse. Le calendrier est décrit comme probablement reporté à l’année prochaine. Dans ce contexte, Sam Altman estime que les utilisateurs se situent encore entre deux mondes, conservant des usages familiers comme le tri manuel des emails tout en testant des outils d’IA capables d’accomplir ces mêmes tâches.
Altman dit associer le tri manuel d’emails au fait de « travailler »
Lors d’un épisode du podcast de David Senra diffusé dimanche, Sam Altman a expliqué se sentir plus productif lorsqu’il parcourt manuellement sa boîte de réception, alors même qu’une IA pourrait le faire plus vite. Il précise continuer à gérer ses emails sans recourir à l’automatisation, alors même que Codex, décrit comme l’agent d’ingénierie logicielle d’OpenAI, est disponible. Il reconnaît qu’il ne devrait pas faire défiler ses messages de façon machinale pour sélectionner le moins désagréable à ouvrir et à traiter, et admet qu’il pourrait confier davantage de tâches répétitives à Codex, telles que la transmission d’informations entre différentes applications ou la gestion de sa liste de tâches. Il précise également qu’il associe ces gestes à l’idée de travailler et d’être productif, tout en jugeant cette attitude incohérente d’un point de vue psychologique. Il estime que de meilleurs produits faciliteraient la transition vers l’IA.
Des dirigeants automatisent, séquencent ou limitent leurs réponses
Au-delà du cas d’Altman, des dirigeants cherchent à ne pas laisser leur messagerie dicter leur journée. L’examen de 100 entretiens « Power Hours » met en évidence plusieurs habitudes fréquentes : définir les priorités avant d’accéder à sa boîte de réception, consulter les messages à des moments précis de la journée, privilégier des réponses brèves, recourir à l’automatisation ou à la délégation pour le tri, et instaurer des périodes sans consultation le soir. Andrew Bialecki, PDG de Klaviyo, précise avoir mis au point des scripts qui lui transmettent un résumé global des informations essentielles des dernières 24 heures. Roland Busch, PDG de Siemens, indique recevoir près de 200 emails quotidiennement mais s’efforce de conserver moins de 100 messages dans sa boîte ; il répond principalement par « OK » ou « non » et, pour les courriels plus longs, il lui arrive de dicter ses réponses en marchant dans son bureau.



