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L'IA : un second emploi pour les ingénieurs logiciels
Dans le monde dynamique des technologies, les ingénieurs logiciels se retrouvent à jongler avec un nouveau défi : l'apprentissage intensif des outils d'intelligence artificielle (IA). Pour beaucoup, cela représente plus de 20 heures par semaine consacrées à l'expérimentation et à l'acquisition de nouvelles compétences. Cette tendance est motivée par la nécessité de rester pertinent dans un secteur en pleine mutation. Des développeurs ont partagé avec Business Insider leur engagement à consacrer environ 20 heures par semaine à l'apprentissage de l'IA, soulignant l'importance de cette démarche pour leur carrière.
Alors que l'industrie traverse une transformation majeure, les ingénieurs logiciels se voient contraints d'endosser un rôle supplémentaire : celui de l'apprentissage continu. Certains choisissent de se spécialiser dans des rôles axés sur l'IA, tandis que d'autres, même dans des postes plus traditionnels, ressentent la pression de suivre le rythme effréné des innovations. Jason Grad, cofondateur et PDG de Massive, illustre ce phénomène en consacrant 20 % de son temps à l'apprentissage et à l'expérimentation de nouvelles technologies.
Dans des conversations avec Business Insider, plusieurs développeurs et leaders technologiques ont décrit comment ils parviennent à dégager de une heure par jour à plus de 20 heures par semaine pour apprendre de nouveaux outils et s'adapter à des exigences en constante évolution. Bien que le temps consacré au perfectionnement varie parmi les ingénieurs, la pression qu'ils ressentent tous est la même : embarquer ou rester à la traîne.
Une exigence incontournable
Pratiksha Patnaik, ingénieure en infrastructure chez Google, a vu son rôle évoluer avec l'essor de l'IA. Passant de la sécurité réseau à l'adoption de solutions d'IA générative, elle consacre plusieurs heures par semaine à se former sur ces nouvelles technologies. Elle affirme que cet apprentissage est désormais une exigence de son poste, sans quoi elle risquerait de se retrouver dépassée.
Maahir Sharma, un jeune ingénieur logiciel, a également ressenti l'urgence de se former à l'IA. Après une décennie à perfectionner ses compétences en codage, il a initialement craint que l'IA ne menace son emploi. Cependant, il a choisi de voir cette évolution comme une opportunité, investissant 20 heures par semaine dans l'apprentissage de l'IA, notamment à travers des cours en ligne sur des sujets tels que l'ingénierie des prompts et la construction d'agents d'IA.
Marc Kriguer, travaillant dans une compagnie d'assurance, consacre quotidiennement entre 30 minutes et une heure à explorer de nouveaux outils. Utilisant des plateformes comme CodeSignal, il améliore ses compétences en Go, tout en suivant des cours sur l'IA. Pour lui, comme pour beaucoup d'autres, l'apprentissage continu est devenu une nécessité pour rester compétitif.
Au-delà de l'expérimentation pratique et des cours, une partie du défi consiste à déterminer ce qui vient ensuite. Feneel Doshi, un ingénieur logiciel de 27 ans dans une startup de Jersey City, a déclaré qu'il consacre quatre à cinq heures par semaine à expérimenter des outils. Il commence ses matinées de semaine en lisant des newsletters comme TLDR et Flipboard, ainsi que des blogs de développeurs d'OpenAI et d'Anthropic, pour se tenir informé des nouveautés dans l'industrie.
Les contributeurs individuels ne sont pas seuls dans cette course. Les leaders technologiques, qui sont censés mener la charge sur l'adoption de l'IA, ont également déclaré qu'ils dégagent des heures supplémentaires chaque jour pour suivre le rythme du changement.
Keith Ballinger, vice-président et directeur général chez Google, a déclaré à Business Insider qu'il envoie chaque semaine un e-mail pour suivre ce sur quoi il travaille afin de se tenir responsable. Il a indiqué qu'il consacre plus de 20 heures par semaine à expérimenter des outils.
L'enthousiasme de l'expérimentation
L'apprentissage de l'IA ne se résume pas à une obligation professionnelle. Pour de nombreux ingénieurs, il s'agit d'une passion. Maahir Sharma décrit l'expérimentation avec l'IA comme une activité addictive, surtout lorsqu'elle aboutit à des résultats concrets. Cette passion est partagée par Keith Ballinger de Google, qui consacre plus de 20 heures par semaine à l'IA par pur plaisir.
Emrick Donadei, ingénieur chez Google, voit dans les hackathons une opportunité de transformer ses projets en fonctionnalités réelles. Cette perspective de création et d'innovation est une source d'optimisme pour Sharma, qui cite l'exemple d'OpenClaw, un outil développé en un mois et devenu viral. Pour ces ingénieurs, l'IA représente non seulement un défi professionnel, mais aussi une source d'inspiration et de satisfaction personnelle.

