Plus de 800 instances du logiciel d’origine chinoise Artex sont accessibles sans mot de passe, selon Censys. L’outil open-source, décrit par Microsoft comme un système d’agents d’IA apte à mener des intrusions complètes, a été relié à des opérations visant la finance coréenne et ConnectWise. Artex prévoit désormais de restreindre l’accès à ses futures versions, tandis que des copies du code restent en ligne.
Copies en ligne et restriction annoncée par Artex
Des dizaines de copies du code d’Artex restent disponibles sur des plateformes de partage et peuvent être utilisées dans des attaques actives. Artex a annoncé qu'il passerait en mode closed-source, limitant les futures versions à des clients payants. Microsoft a indiqué que l’utilisation d’Artex a permis des intrusions et des vols de données dans des environnements cloud clients à une vitesse laissant peu de temps pour détecter et répondre. Censys a observé que l’instance d’Artex liée aux attaques contre la finance coréenne était restée exposée publiquement pendant des mois et semblait contenir des données d’attaque visant aussi des entreprises de paiement et de jeux.
Exposition massive : plus de 800 déploiements accessibles sans mot de passe
Selon Censys, plus de 800 instances différentes d’Artex sont disponibles sur Internet sans qu’aucune authentification ne soit requise. D’après Silas Cutler, toutes ces instances ne servent pas à des activités malveillantes et un grand nombre sont destinées à des essais autorisés. Il précise qu’il n’existe pas de raison technique pour que ces systèmes soient exposés sur Internet, le logiciel ne nécessitant pas d’accès web. Censys, qui scanne Internet pour repérer des systèmes exposés ou vulnérables, a mené ces observations lors de ses analyses régulières.
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Un outil automatisé décrit par Microsoft et lié à des campagnes
Artex est un outil autonome de test de pénétration qui explore automatiquement des systèmes pour y détecter des failles. Microsoft le décrit comme un ensemble d’agents d’IA capables de conduire une attaque complète, de la reconnaissance à l’exfiltration de données, avec peu d’intervention humaine. Depuis sa publication en juillet, Artex a été associé à plusieurs cyberattaques, dont des opérations à grande échelle contre l’industrie financière coréenne en septembre.
Attribution d’attaques et vecteurs d’entrée basiques
CrowdStrike a attribué des attaques à un hacker parlant chinois ayant utilisé une instance d’Artex, identifiée notamment grâce à un répertoire ouvert hébergeant le système. Au début du mois d’octobre, Artex a également servi lors d’une attaque contre ConnectWise, lors de laquelle des pirates liés à la Chine ont pu surveiller des milliers d’organisations hébergées sur le cloud de Microsoft. Plusieurs incidents impliquant Artex ont tiré parti de failles élémentaires, telles que l’utilisation de mots de passe faciles à deviner ou déjà connus, ainsi que l’absence de double authentification. Une mauvaise configuration peut rendre visibles à la fois les outils offensifs et les implants, ce qui expose aussi bien les victimes que les attaquants à des risques. Artex, open-source et gratuit à déployer sur ses propres serveurs, est notamment utilisé par des profils n’ayant pas accès aux modèles d’IA de cybersécurité avancés d’Anthropic ou d’OpenAI. L’outil est d’origine chinoise.




