Brief IA : Aucune IA ne restitue les données utilisées pour l'entraînement

Aucune IA ne restitue les données utilisées pour l'entraînement

Brief IA
Tom Levy·4 min·1 vues

Incogni classe 13 plateformes d’IA par risque pour la vie privée. Aucune ne permet de récupérer ou d’effacer rétroactivement les données d’entraînement. Les plus grandes plateformes sont jugées plus invasives, avec une exception.

En bref
1Incogni classe 13 plateformes d’IA par risque pour la vie privée.
2Aucune ne permet de récupérer ou d’effacer rétroactivement les données d’entraînement.
3Les plus grandes plateformes sont jugées plus invasives, avec une exception.
💡Pourquoi c'est importantUne fois vos données utilisées pour entraîner un modèle, vous ne pouvez ni les récupérer ni retirer votre consentement.
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L'analyse en français

Aucune des 13 plateformes auditées ne permet de récupérer les données une fois qu’elles ont servi à entraîner un modèle, et aucun retrait de consentement rétroactif n’est possible. Dans ce contexte, Incogni publie un classement des principaux services d’IA, du moindre au plus risqué pour la vie privée, avec l’idée que les plus grands produits exposent davantage, sauf exception.

Les plateformes évaluées ne restituent pas les données après entraînement

Incogni indique qu’aucune des plateformes passées en revue ne propose de récupérer les données personnelles une fois intégrées à l’entraînement d’un modèle de langage. Il n’est pas possible d’effectuer une suppression rétroactive ni de retirer son consentement après coup.

Vibe est classé plus sûr; Kimi, Meta et Copilot concentrent les risques

Vibe (ex‑Le Chat) ressort avec des politiques faciles à comprendre, des applications mobiles jugées respectueuses de la vie privée, une collecte présentée comme issue de sources publiques et un partage de conversations limité à un nombre « minimal » de tiers. À l’opposé, Kimi est crédité du risque le plus élevé et rend le désengagement de l’entraînement difficile selon Incogni. Meta est qualifié de modèle le plus « affamé de données », et ses affirmations d’entraînement cantonné aux « conversations privées » sont difficiles à vérifier. Copilot, de son côté, partage des données avec des annonceurs tiers et s’appuie sur une politique estimée trop large, source de problèmes de transparence.

Transparence et désengagement diffèrent selon les services

ChatGPT affiche une politique jugée lisible et accessible, accompagnée d’une FAQ et de ressources, et indique que le retrait de l’entraînement est présenté comme facile, tout en signalant que des informations sont recueillies et susceptibles d’être transmises à des fins de sécurité ou de marketing. Claude met à disposition une politique détaillée ainsi que des ressources, mais exige à présent que les utilisateurs effectuent eux-mêmes la démarche de retrait pour que leurs données ne soient pas utilisées à des fins d’entraînement. Perplexity propose une politique facile à suivre mais peu détaillée; l’opt‑out d’entraînement y est aisé, tandis que des partages au sein du groupe et d’affiliés restent possibles. Qwen détaille les données utilisées et leurs finalités, mais laisse plus flou ce qui est partagé et avec qui. Pi combine une politique complexe, un traitement spécifique des utilisateurs de l’UE pour le RGPD, des partages potentiels avec des partenaires commerciaux et de recherche, et une application jugée respectueuse de la vie privée. Côté Gemini, Incogni relève que Google peut déjà agréger de vastes volumes de données via d’autres services et qualifie la politique de confidentialité de « partielle ». Enfin, Grok peut transmettre des données à des entités du groupe et s’entraîne aussi sur des conversations publiques.

Local ou hébergé: l’option à poids ouverts change la donne

DeepSeek permet de garder les données sur des réseaux locaux via des modèles à poids ouverts, alors que les versions hébergées soulèvent des considérations de confidentialité plus sérieuses. Z.ai suit une logique comparable: des poids ouverts pour un usage local, mais des implications de confidentialité spécifiques pour les déploiements hébergés.

Incogni note 13 IA et valorise les pratiques les moins intrusives

Le classement d’Incogni porte sur 13 plateformes: ChatGPT, Claude, Gemini, Grok, Vibe, Perplexity, Qwen, DeepSeek, Z.ai, Kimi, Meta AI, Pi et Copilot. Chaque service reçoit un score où un niveau plus bas signifie un risque moindre, le barème tenant compte de la découverte de pratiques intrusives, de la lisibilité des pratiques de partage et du devenir des données des utilisateurs. Les axes d’analyse couvrent ce qu’il advient des données, le degré de transparence et la gestion des informations sur les plateformes. Selon Incogni, les plus grandes plateformes tendent à être plus invasives, tout en signalant une exception notable. L’organisme précise toutefois que ses résultats ne signifient pas qu’un service donné soit automatiquement la meilleure ou la pire option pour tous les usages. Le rapport est publié sous le titre « Gen AI and LLM Data Privacy Ranking 2026 ».

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