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Les outils d'assistance au codage ont considérablement évolué, dépassant l'autocomplétion pour devenir de véritables agents capables de lire des projets, d'exécuter des commandes, de modifier des fichiers et d'itérer vers des résultats. Claude Code et Codex sont deux de ces outils qui opèrent dans cet espace, chacun adoptant une approche distincte. Claude Code se concentre sur un cycle d'agent unifié à travers les environnements, tandis que Codex répartit ses capacités entre l'interface en ligne de commande (CLI), les extensions d'environnement de développement intégré (IDE), les flux de travail cloud et les tâches déléguées.
Prise en main de Claude Code et Codex CLI
Avant de plonger dans les flux de travail réels, il est crucial de savoir comment installer ces outils sur votre système. Assurez-vous que Node est déjà installé sur votre machine. Pour installer le CLI de Codex, ouvrez votre terminal et exécutez la commande suivante :
npm i -g @[openai](/dossier/openai)/codex
Une fois installé, Codex peut inspecter votre dépôt, modifier des fichiers et exécuter des commandes. Pour cela, vous devez vous connecter avec un compte OpenAI ou une clé API. Pour installer Claude Code, utilisez la commande suivante :
npm install -g @[anthropic](/dossier/anthropic)-ai/claude-code
Après l'installation, exécutez Claude Code dans le terminal en changeant le répertoire vers le projet spécifique. Vous devrez vous connecter avec un compte Anthropic.
Les 10 premières minutes sont différentes
Dès les premières minutes d'utilisation, Claude Code se présente comme un partenaire assisté. Il cherche à comprendre le dépôt, à suggérer un plan, puis à procéder avec des permissions et des points de contrôle pour garantir la sécurité. Codex, quant à lui, ressemble davantage à un environnement d'exécution configurable. Bien qu'il reste conversationnel, l'accent est mis sur la configuration, les politiques, les arbres de travail, la révision et la délégation cloud.
Lorsque vous ouvrez un dépôt pour la première fois, la différence pratique entre les deux outils devient immédiatement apparente. Avec Claude Code, un premier mouvement naturel consiste à expliquer le flux d'authentification, à lister les fichiers à risque et à indiquer où la connexion pourrait échouer. Codex propose une expérience similaire, mais l'accent est mis sur la définition des paramètres de liberté, de sandboxing et d'approbations avant de se lancer.
Cette différence est significative. Si vous préférez être guidé vers la productivité, Claude Code sera probablement plus attrayant. En revanche, si vous aimez concevoir un système, Codex pourrait être plus gratifiant.
La couche de traduction : Comment les concepts se traduisent ?
Une grande partie de la confusion entre Claude Code et Codex provient de la terminologie différente utilisée par chaque outil. Par exemple, les instructions de dépôt sont stockées dans CLAUDE.md pour Claude Code et dans AGENTS.md pour Codex. Claude Code utilise des points de contrôle et la commande /rewind pour gérer l'état du code et de la session, tandis que Codex met l'accent sur les révisions de code et l'état structuré du code.
Instructions de dépôt : CLAUDE.md vs AGENTS.md
Cette section est cruciale car elle affecte la manière dont l'agent se sent après le premier jour d'utilisation. Claude Code charge CLAUDE.md au début de chaque session et l'utilise comme contexte pour le projet, votre flux de travail ou même votre entreprise. La documentation d'Anthropic précise que vous devez utiliser CLAUDE.md pour capturer les règles que vous ne souhaitez pas répéter et utiliser la mémoire automatique pour l'apprentissage de Claude.
Codex utilise AGENTS.md, mais de manière plus sophistiquée. Vous pouvez avoir un ~/.codex/AGENTS.md global, puis un AGENTS.md par dépôt, et des AGENTS.override.md en sous-catégorie, le tout faisant partie de la structure config.toml.
Voici comment cela pourrait fonctionner. Un CLAUDE.md utile pour un dépôt Node pourrait inclure des règles spécifiques au projet, tandis qu'un AGENTS.md pour le même dépôt pourrait contenir des instructions plus détaillées et spécifiques à la configuration.
La leçon pratique est simple : ne pas attendre que l'agent vous déçoive plusieurs fois. Écrivez le fichier d'instructions tôt. Les deux outils s'améliorent considérablement une fois vos normes intégrées dans le dépôt au lieu de rester dans votre tête.
Mémoire : Qu'est-ce qui est retenu et à quel point est-ce utile ?
La fenêtre de contexte pour Claude Code est effacée au début de chaque session, mais vous pouvez charger votre CLAUDE.md et la mémoire automatique. Selon Anthropic, la mémoire automatique est constituée de notes que Claude écrit en fonction de vos corrections et préférences, telles que les commandes de construction, les indices de débogage et les éléments qu'il a remarqués lors de la modification dans cet arbre.
Les mémoires de Codex sont similaires mais légèrement plus explicites. Les mémoires sont désactivées par défaut, stockées localement (dans ~/.codex), et sont destinées aux préférences fixes, aux routines courantes, aux conventions spécifiques au projet et aux problèmes fréquents. La documentation d'OpenAI conseille également de ne pas stocker de mémoires de règles comme étant le seul endroit pour des règles qui doivent toujours être suivies. Celles-ci doivent toujours figurer dans AGENTS.md ou dans des documents du dépôt.
Cela aboutit à un excellent flux de travail. Si vous utilisez Claude Code, vous pouvez faire en sorte que l'agent apprenne le rythme du dépôt, puis utiliser CLAUDE.md pour les choses que vous devez garder stables. Si vous utilisez Codex, ne mettez pas le contrat dans les mémoires. Mettez le contrat dans AGENTS.md. Mettez vos règles de plateforme dans config.toml. Laissez les mémoires combler les lacunes.
Cela rend Codex plus mécanique. Claude est plus comme un coéquipier intelligent.
Permissions et planification : C'est ici que la différence de personnalité devient évidente
Claude Code a des noms très descriptifs pour les modes de permission. Les modes disponibles sont actuellement default, acceptEdits, plan, auto, dontAsk, et bypassPermissions. Le mode plan est particulièrement intéressant car il permet à Claude de planifier et de proposer des changements sans toucher à votre source, et auto est une prévisualisation de recherche qui utilise un classificateur supplémentaire pour filtrer les actions.
Codex décrit cela en termes de sandbox et de politique d'approbation. La documentation d'OpenAI appelle le mode sandbox le sandbox technique et la politique d'approbation la règle pour savoir quand demander la permission. Codex local utilise par défaut aucun réseau et un sandboxing sous l'OS, qui est normalement configuré via ~/.codex/config.toml et, éventuellement, un .codex/config.toml spécifique au projet.
Voici la version pratique. Si vous souhaitez que Claude Code inspecte un dépôt et produise une proposition avant de toucher à quoi que ce soit :
claude --permission-mode plan
Si vous souhaitez que Claude Code avance plus rapidement sur des modifications de fichiers sûres :
claude --permission-mode acceptEdits
Si vous souhaitez que Codex soit configuré pour un premier passage en lecture seule, la documentation d'OpenAI montre des modèles comme celui-ci :
Ouvrez le fichier .codex/config.toml et ajoutez les lignes suivantes :
[profiles.readonly_quiet]
approval_policy = "never"
sandbox_mode = "read-only"
Ensuite, vous pouvez utiliser ce type de profil pour un audit de premier passage et ne le détendre que lorsque vous êtes prêt.
Cette différence compte beaucoup dans les équipes réelles. Claude expose le modèle de sécurité comme un modèle d'interaction. Codex l'expose comme un modèle de configuration système.
Boucle de correction de bogues réelle : Où les outils commencent à se séparer
Supposons que votre test de validation échoue et que vous souhaitiez que l'agent enquête, corrige, vérifie et explique le changement. Un bon flux de travail avec Claude Code ressemble à ceci :
- Trouver pourquoi la validation échoue. Commencer en mode plan, identifier la plus petite correction sûre, l'implémenter, exécuter les tests pertinents et résumer le changement en langage clair.
Un bon flux de travail avec Codex ressemble à ceci :
- Enquêter sur l'échec de la validation, garder la portée minimale, expliquer d'abord la cause profonde, puis corriger uniquement les fichiers nécessaires, exécuter le plus petit ensemble de tests pertinents et me montrer le diff que je devrais examiner.
Remarquez la différence. Avec Claude Code, vous vous engagez naturellement dans le flux. Avec Codex, vous vous engagez naturellement dans un langage de portée explicite et de révision.


