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Une vague de départs chez Google
Noam Shazeer, une figure emblématique de l'intelligence artificielle chez Google, a récemment décidé de rejoindre OpenAI. Ce mouvement s'inscrit dans une tendance plus large où plusieurs chercheurs talentueux quittent Google pour des entreprises comme Anthropic et OpenAI. Ces entreprises émergentes exercent une forte attraction sur les talents en IA, notamment grâce à des perspectives financières alléchantes. Les choix de carrière de Shazeer illustrent bien les nouvelles opportunités qui s'offrent aux experts de l'IA.
Dans le milieu très compétitif de la Silicon Valley, mentionner "actions avant l'introduction en bourse" suffit à capter l'attention. Cette expression évoque des opportunités financières qui font briller les yeux de nombreux professionnels.
Les raisons derrière les départs
La récente vague de départs de talents IA chez Google pourrait être moins liée à une insatisfaction qu'à une stratégie financière bien connue dans la Silicon Valley : maximiser les gains potentiels en actions. Selon Bloomberg, Jonas Adler et Alexander Pritzel, deux chercheurs influents du projet Gemini de Google, ont quitté l'entreprise pour rejoindre Anthropic. Ces départs s'ajoutent à ceux de Noam Shazeer et de John Jumper, lauréat du prix Nobel.
Il serait facile de voir ces départs comme une critique de la stratégie IA de Google. Bien que cela puisse être un facteur, une explication plus simple réside dans les avantages financiers offerts par des startups comme Anthropic et OpenAI, qui se concentrent exclusivement sur l'IA.
L'attrait des startups en croissance
Pour les talents de haut niveau de la Silicon Valley, passer d'une entreprise établie à une startup en plein essor est souvent un moyen efficace de générer une richesse considérable, surtout si la startup prévoit une introduction en bourse. Chez Google, la rémunération est principalement basée sur des RSU d'une entreprise déjà valorisée à plus de 4 trillions de dollars, offrant un potentiel de gains stable mais prévisible.
En revanche, chez Anthropic ou OpenAI, les chercheurs peuvent obtenir des parts d'actions avant l'introduction en bourse. Si ces entreprises deviennent publiques, potentiellement d'ici 2026 ou 2027, ces actions pourraient voir leur valeur exploser une fois les restrictions levées.
Le parcours lucratif de Shazeer
Noam Shazeer est un exemple frappant de la manière dont un changement d'entreprise peut être financièrement avantageux en pleine expansion de l'IA. En 2021, il a quitté Google pour co-fonder Character.AI. Trois ans plus tard, Google a racheté la startup pour environ 2,7 milliards de dollars, permettant à Shazeer de réaliser des centaines de millions de dollars en vendant sa participation, comme le rapporte le Wall Street Journal.
Environ 20 mois après cette transaction, Shazeer a de nouveau changé de cap en rejoignant OpenAI, qui a récemment soumis une demande confidentielle pour une introduction en bourse. En obtenant potentiellement de nouvelles actions, Shazeer se positionne pour un autre gain financier significatif.
Une guerre des talents motivée par l'avenir et les gains
Les chercheurs en IA affirment souvent que la compétition pour les talents est motivée par la volonté de construire l'avenir. Cependant, il est également question de posséder une part plus importante de cet avenir. Les récents mouvements de talents de Google vers des startups comme OpenAI et Anthropic illustrent bien cette dynamique, où l'attrait des gains financiers joue un rôle crucial.

