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Un rapport de KPMG sur l'intelligence artificielle, intitulé "Redéfinir l'excellence à l'ère de l'IA agentique", a été au centre d'une controverse après la découverte d'études de cas fabriquées. Ce document, destiné à promouvoir l'adoption de l'IA par les entreprises, incluait des affirmations inexactes concernant l'utilisation de l'IA par UBS, le NHS du Royaume-Uni, les Chemins de fer fédéraux suisses et Transport for London.
La société GPTZero a mis en évidence ces erreurs, qui ont ensuite été confirmées par le Financial Times. Toutes les organisations mentionnées dans le rapport ont contesté les affirmations faites à leur sujet.
Edward Tian, PDG de GPTZero, a exprimé ses préoccupations concernant la propagation de "hallucinations secondaires" par des rapports défectueux émanant de grandes entreprises de conseil. Ces documents sont souvent perçus comme crédibles et sont utilisés par des systèmes d'IA et des individus, amplifiant ainsi la désinformation.
Le rapport de KPMG a également été critiqué pour son sourcing négligé, une pratique qui pourrait être à l'origine de ces erreurs. Les citations étaient souvent des paraphrases approximatives de sources réelles, manquant fréquemment d'URLs ou d'auteurs corrects, et parfois, aucune source originale n'était identifiable. GPTZero a qualifié cette pratique de "vibe citing", un problème qui a également affecté les Aperçus d'IA de Google, pour lesquels un tribunal allemand a récemment jugé Google responsable.
Face à ces révélations, KPMG a retiré le rapport de plusieurs sites web. Cet incident est particulièrement embarrassant pour l'entreprise, qui se retrouve à diffuser de la désinformation tout en échouant à gérer les technologies qu'elle promeut auprès de ses clients.






