Brief IA : Microsoft et OpenAI : la fin d'un partenariat exclusif sur l'AGI

Microsoft et OpenAI : la fin d'un partenariat exclusif sur l'AGI

Brief IA
Tom Levy·4 min·6 vues

Microsoft a annoncé la fin d'une clause sur l'intelligence générale artificielle (AGI) dans son partenariat avec OpenAI, marquant une évolution significative de leur relation. Bien qu'OpenAI reste le partenaire cloud principal de Microsoft, cette décision permet à OpenAI de servir ses produits sur d'autres fournisseurs de cloud, ce qui pourrait influencer sa stratégie de développement et ses ambitions d'entrée en bourse.

En bref
1Microsoft et OpenAI ont modifié leur accord, supprimant la clause AGI, ce qui rend leur partenariat moins exclusif.
2OpenAI peut désormais offrir ses produits via n'importe quel fournisseur de cloud, élargissant ses opportunités commerciales.
3Les paiements de partage des revenus d'OpenAI à Microsoft se poursuivront jusqu'en 2030, mais avec un plafond total.
💡Pourquoi c'est importantCette révision permet à OpenAI de diversifier ses partenariats cloud, renforçant sa position avant une éventuelle entrée en bourse.
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Un partenariat redéfini entre Microsoft et OpenAI

Le partenariat entre Microsoft et OpenAI, autrefois centré sur l'intelligence générale artificielle (AGI), a subi une transformation majeure. L'accord initial, qui comportait une clause AGI dictant les termes de leur collaboration, a été officiellement révisé. Désormais, OpenAI peut offrir ses services à travers n'importe quel fournisseur de cloud, tout en maintenant Microsoft comme partenaire cloud principal.

Lundi matin, Microsoft a annoncé plusieurs changements significatifs concernant son accord de longue date avec OpenAI. Bien que Microsoft reste le « partenaire cloud principal » d'OpenAI, les produits de cette dernière seront d'abord disponibles sur Azure, sauf si Microsoft ne peut pas ou choisit de ne pas soutenir les capacités nécessaires. Cependant, OpenAI a désormais la liberté de « servir tous ses produits à des clients sur n'importe quel fournisseur de cloud ». Cette révision ouvre la voie à des collaborations potentielles avec des géants comme Amazon ou Google, et vise à lever les restrictions sur la capacité de calcul qui ont causé des tensions avec Microsoft.

Ouverture à de nouveaux horizons

Cette révision de l'accord permet à OpenAI de collaborer potentiellement avec d'autres géants du cloud comme Amazon ou Google. Cette ouverture stratégique est cruciale alors qu'OpenAI envisage une entrée en bourse. En outre, Microsoft continuera de percevoir une part des revenus générés par ces nouveaux accords, bien que les détails précis de cette participation restent à clarifier.

Peut-être plus significatif, les deux entreprises ont supprimé la « clause AGI » du contrat, qui établissait diverses conditions si l'une d'elles atteignait l'AGI. Ce terme, mal défini dans l'industrie, désigne généralement des systèmes d'IA qui égalent ou surpassent l'intelligence humaine sur un large éventail de tâches.

La suppression de la clause AGI

La clause AGI, qui prévoyait des conditions spécifiques en cas d'atteinte de l'AGI, a été supprimée. Désormais, les paiements de partage des revenus d'OpenAI à Microsoft se poursuivront jusqu'en 2030, mais avec un plafond total. Cette modification marque la fin d'une ère où l'AGI était un objectif contractuel central.

Ce changement impacte un accord de partage des revenus, qui devait rester en place jusqu'à ce que l'AGI soit déclarée. Désormais, les paiements de partage des revenus d'OpenAI à Microsoft ne continueront que jusqu'en 2030 — et bien qu'ils se poursuivent « au même pourcentage », ils seront également « soumis à un plafond total » au lieu de continuer indéfiniment. Les paiements continueront et prendront fin « indépendamment des progrès technologiques d'OpenAI », ce qui, selon toute logique raisonnable, inclut l'AGI. Ainsi, cet accord est désormais caduc.

Conséquences pour la propriété intellectuelle

Avant cette révision, Microsoft aurait perdu ses droits sur la technologie d'OpenAI si l'AGI avait été atteinte. Cependant, les droits de Microsoft sur les modèles et produits d'OpenAI sont maintenant prolongés jusqu'en 2032, bien que non exclusifs. Cela ouvre la voie à d'autres acteurs pour entrer sur le marché.

C'est la deuxième renégociation de cette clause. Lorsque OpenAI a achevé sa restructuration controversée à but lucratif en octobre, elle avait besoin de l'approbation de Microsoft — et dans le cadre de cette approbation, les deux entreprises ont conclu un nouvel accord. Avant les modifications du contrat d'octobre, Microsoft aurait perdu ses droits sur la technologie d'OpenAI une fois que cette dernière aurait atteint l'AGI. Mais les droits de propriété intellectuelle de Microsoft sur les modèles et produits d'OpenAI ont été prolongés jusqu'en 2032 — et ces droits incluaient des modèles même après qu'un panel indépendant déclare théoriquement que l'AGI avait été atteinte.

Aujourd'hui, il n'y a plus de panel indépendant, pas de langage conditionnel pour savoir si ou quand l'AGI est déclarée, et OpenAI n'a peut-être jamais à annoncer si elle atteint ce jalon. La licence de Microsoft sur les modèles et produits d'OpenAI qu'elle détient jusqu'en 2032 est désormais non exclusive. Tout autre concurrent peut désormais entrer dans la danse.

Microsoft détenait auparavant environ 27 % de la société OpenAI sur une base diluée convertie, incluant tous les propriétaires. Les nouveaux termes stipulent que Microsoft continue de participer directement à la croissance d'OpenAI en tant qu'actionnaire majeur, mais ne précisent pas la part de propriété de Microsoft, bien qu'il n'y ait aucune indication qu'elle ait changé.

Vers une rentabilité accrue

La pression est forte pour qu'OpenAI se rapproche de la rentabilité, et elle ainsi que ses concurrents ont brûlé beaucoup de liquidités d'investisseurs dans leur quête pour acquérir plus de capacités de calcul et atteindre l'AGI. OpenAI a déclaré qu'elle se concentrait entièrement sur l'entreprise et le codage afin de poursuivre ces plus gros moteurs de revenus potentiels, et elle a méthodiquement éliminé les soi-disant « quêtes secondaires » comme Sora et les fonctionnalités érotiques prévues pour ChatGPT. Elle a également restructuré son département scientifique. Le nouvel accord avec Microsoft est une étape supplémentaire dans cette direction.

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