Tu suis la course aux modèles IA ?
Chaque sortie (GPT, Claude, Gemini, Mistral…) décryptée le soir même, en 5 min. Gratuit.
Inclus dès l'inscription : notre sélection des meilleurs guides & comparatifs IA.
Choisis ton rythme
Gratuit · Pas de spam · Désabonnement en 1 clic
L'IA et les jeunes diplômés : une cohabitation prometteuse
Selon une étude conjointe de Cognizant et Pearson, l'intelligence artificielle (IA) et les emplois de débutant ne sont pas en opposition directe. En effet, l'étude révèle que 94 % des responsables des ressources humaines s'attendent à la création de nouveaux postes juniors dans les cinq prochaines années. Cette perspective est encourageante dans un contexte où l'automatisation a souvent été perçue comme une menace pour les emplois d'entrée de gamme.
Pendant longtemps, l'IA a été accusée de prendre en charge des tâches répétitives et peu gratifiantes, souvent confiées aux débutants. Cela a conduit à un marché du travail moins accueillant pour les jeunes diplômés. Cependant, l'étude suggère que cet impact pourrait être temporaire ou partiel, laissant entrevoir des opportunités nouvelles.
Une transformation des rôles juniors par l'IA
Le rapport met en avant une idée centrale : les postes juniors ne disparaîtront pas, mais seront transformés par l'IA. Ainsi, 96 % des responsables RH pensent que ces emplois évolueront vers des fonctions impliquant davantage de supervision. Les jeunes salariés ne seront plus cantonnés aux tâches ingrates, mais devront apprendre à gérer, vérifier et corriger les systèmes automatisés. Par exemple, un stagiaire chargé de classer des fichiers pourrait évoluer vers un rôle de superviseur d'IA. Bien que cela puisse sembler valorisant, la formation adéquate est cruciale pour réussir cette transition.
En outre, plus de 90 % des responsables RH considèrent les cadres intermédiaires comme essentiels. Ces managers devront transformer les promesses de l'IA en métiers concrets et éviter les dérives opérationnelles. Une IA mal encadrée peut produire rapidement, mais pas nécessairement avec précision. Le rôle du management devient donc moins administratif et plus stratégique, nécessitant une réorganisation des équipes et un accompagnement quotidien des juniors.
Un besoin urgent de formation à l'IA
L'étude souligne un paradoxe fréquent dans le monde professionnel : les entreprises souhaitent des employés prêts pour l'IA, mais ne les forment pas suffisamment. Ainsi, 91 % des responsables RH constatent une augmentation des demandes de formation. Les jeunes travailleurs veulent maîtriser les outils d'IA, plutôt que de les subir. Cependant, seulement 54 % des organisations proposent actuellement une formation dédiée à l'IA, ce qui crée un décalage entre les attentes et la réalité.
Ce décalage est accentué par le fait que 60 % des entreprises admettent que leurs programmes de formation ne sont pas à jour. L'IA évolue rapidement, alors que les plans de formation avancent lentement. Les compétences recherchées ne sont plus uniquement techniques ou académiques. Désormais, 97 % des recruteurs privilégient l'adaptabilité, le jugement et la résolution de problèmes.
Ali Bebo, DRH de Pearson, résume bien la situation : « Les organisations les plus performantes se concentreront moins sur le remplacement des tâches ». Elles miseront sur les capacités permettant aux humains et à l'IA de collaborer efficacement. Cette citation, bien que corporate, met en lumière un enjeu crucial. Les jeunes diplômés ne doivent pas attendre que leur entreprise prenne en charge leur formation. Ils doivent se former de manière proactive, expérimenter et comprendre les limites des outils. L'IA ne ferme pas la porte aux premiers emplois, elle en change les modalités, et il est essentiel de trouver la clé pour s'adapter.
