Brief IA : Mira Murati accuse Sam Altman de mensonges sur la sécurité d'OpenAI

Mira Murati accuse Sam Altman de mensonges sur la sécurité d'OpenAI

Brief IA
Tom Levy·2 min·3 vues

Mira Murati, ancienne CTO d'OpenAI, a déclaré sous serment que Sam Altman lui avait menti sur les normes de sécurité d'un nouveau modèle d'IA, affirmant à tort que le département juridique avait jugé qu'une évaluation par le comité de sécurité n'était pas nécessaire. Ce témoignage a été présenté lors du procès entre Elon Musk et Sam Altman, soulevant des inquiétudes sur la transparence et la gouvernance au sein d'OpenAI.

En bref
1Mira Murati, ex-CTO d'OpenAI, affirme que Sam Altman a menti sur les normes de sécurité d'un modèle d'IA.
2Elle a découvert un désaccord entre Altman et le conseiller juridique Jason Kwon sur la nécessité de passer par le comité de sécurité.
3Le conseil d'administration d'OpenAI a licencié Altman pour manque de transparence, selon Murati et d'autres témoignages.
💡Pourquoi c'est importantCes accusations soulèvent des questions sur la gouvernance et la transparence au sein des entreprises d'IA.
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L'analyse en français

Mira Murati remet en question l'intégrité de Sam Altman

Lors d'un témoignage sous serment, Mira Murati, ancienne directrice technique d'OpenAI, a déclaré que Sam Altman, PDG de l'entreprise, lui avait menti au sujet des normes de sécurité d'un nouveau modèle d'intelligence artificielle. Ce témoignage a été présenté lors du procès en cours opposant Elon Musk à Altman. Murati a affirmé qu'Altman avait faussement indiqué que le département juridique d'OpenAI avait conclu qu'un nouveau modèle d'IA n'avait pas besoin de l'approbation du comité de sécurité de déploiement de l'entreprise. Interrogée sur la véracité des propos d'Altman, Murati a répondu sans équivoque : « Non. »

Une gestion contestée chez OpenAI

Murati a décrit les difficultés rencontrées pendant son mandat chez OpenAI, soulignant que la gestion d'Altman compliquait son travail. Elle a exprimé le besoin d'une direction claire et a critiqué Altman pour avoir sapé sa capacité à accomplir ses tâches. Un exemple marquant concerne la sécurité d'un des modèles GPT d'OpenAI. Après avoir discuté avec Altman, Murati a consulté Jason Kwon, conseiller juridique chez OpenAI depuis 2021, et a constaté un désaccord entre les déclarations de Kwon et celles d'Altman. Par précaution, elle a insisté pour que le modèle soit examiné par le comité de sécurité.

Des accusations de mensonge récurrentes

Sam Altman n'est pas étranger aux accusations de mensonge. Ilya Sutskever, cofondateur d'OpenAI, a rédigé un mémo de 52 pages pour le conseil d'administration, affirmant qu'Altman avait un « schéma constant de mensonge » et qu'il opposait les dirigeants les uns aux autres. Helen Toner, ancienne membre du conseil d'administration, a également évoqué des preuves de manipulations par Altman dans un podcast de 2024. Murati a confirmé ces descriptions, soulignant qu'Altman sapait son autorité.

Conséquences pour la direction d'OpenAI

Le conseil d'administration a licencié Altman, déclarant qu'il n'était pas toujours franc dans ses communications, ce qui entravait leurs responsabilités. Lorsqu'on a demandé à Altman pourquoi le conseil avait perdu confiance en lui, il a répondu que c'était une question à poser au conseil. Après le licenciement d'Altman, Murati a été brièvement nommée PDG par intérim, mais elle a critiqué cette décision, affirmant qu'OpenAI risquait de s'effondrer. Elle a quitté l'entreprise en 2024 pour fonder Thinking Machines Lab, un concurrent d'OpenAI.

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