Brief IA : PISA : l'IA à l'école, effet moyen négatif mais gains sous conditions

PISA : l'IA à l'école, effet moyen négatif mais gains sous conditions

Brief IA
Tom Levy·3 min·1 vues

L'étude PISA 2025 révèle que l'effet moyen de l'IA sur les résultats scolaires est négatif, mais cet impact varie selon la tâche, la fréquence d'usage et la formation à l'évaluation critique des réponses d'IA. Les élèves issus de milieux favorisés et au Vietnam utilisent l'IA plus fréquemment, avec plus de 95 % des élèves vietnamiens déclarant y recourir, tandis que seulement 60 % des élèves au Japon l'utilisent. Un usage hebdomadaire et une formation adéquate peuvent cependant apporter des avantages.

En bref
1Les élèves issus de milieux favorisés et certains pays, comme le Vietnam, utilisent davantage l'IA
2L'effet moyen de l'IA sur les résultats scolaires est négatif, mais dépend de la tâche et de la fréquence d'usage
3Un usage hebdomadaire et une formation à l'évaluation critique des réponses d'IA peuvent apporter un avantage
💡Pourquoi c'est importantL'étude PISA 2025 montre que l'impact de l'IA sur la réussite scolaire varie fortement selon les usages, la fréquence et le contexte social, soulignant la nécessité d'une approche réfléchie de ces outils en éducation.
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L'analyse en français

Les résultats PISA fondés sur des données 2025 établissent un tableau nuancé de l’usage de l’IA par les élèves de 15 ans. L’effet moyen est défavorable, mais varie fortement selon la tâche, la fréquence et la formation à l’évaluation des réponses d’IA. La diffusion de ces outils demeure inégale selon les milieux et les pays.

L’IA plus utilisée chez les élèves favorisés et au Vietnam

Les élèves issus de milieux relativement favorisés utilisent plus fréquemment l'IA que les autres. Cette différence s'explique probablement par un meilleur accès à l'équipement, à une connexion Internet stable et à des outils d'IA payants. L'adoption varie fortement selon les pays : plus de 95 % des élèves vietnamiens déclarent utiliser des outils d'IA, contre 60 % au Japon. Les utilisateurs d'IA présentent aussi des niveaux de curiosité plus élevés, ce qui atteint un maximum chez les utilisateurs quotidiens, mais cela ne se traduit pas systématiquement par de meilleurs résultats scolaires.

Un effet moyen défavorable, modulé par la tâche et la fréquence

En moyenne, après prise en compte du statut socio-économique, les élèves qui n'utilisent jamais l'IA obtiennent de meilleurs résultats en sciences que ceux qui y ont recours. Les usages centrés sur des tâches précises, comme résumer des textes à lire ou rédiger des devoirs, sont associés à des performances plus faibles. À l'inverse, l'utilisation de l'IA pour des recherches préliminaires ou comme soutien général à l'apprentissage s'accompagne d'une baisse de résultats moins marquée. La fréquence d'utilisation joue aussi un rôle : les élèves qui utilisent l'IA une à deux fois par an ou tous les jours affichent les pires résultats, tandis que ceux qui l'utilisent chaque mois ou chaque semaine obtiennent de meilleurs scores.

Des gains apparaissent avec un usage hebdomadaire et une formation critique

Dans certains cas, l'utilisation de l'IA peut être bénéfique. Les élèves qui déclarent utiliser l'IA chaque semaine pour les aider à apprendre dépassent les non-utilisateurs, même si l'écart reste limité. Cet avantage devient plus marqué chez les élèves qui sont régulièrement invités à évaluer la qualité des informations générées par l'IA : dans ce contexte, tous les utilisateurs réguliers d'IA pour un soutien général à l'apprentissage obtiennent de meilleurs résultats que les non-utilisateurs. Les auteurs de l'étude estiment ainsi qu'une utilisation modérée et réfléchie de l'IA pour les devoirs et l'apprentissage pourrait avoir des effets positifs.

Ce que mesure PISA et l’avertissement de l’OCDE

Le Programme pour l'Évaluation Internationale des Élèves (PISA), administré tous les quelques années, évalue les compétences en sciences, mathématiques et lecture d'élèves de 15 ans. L'édition fondée sur les données 2025, la première depuis la généralisation de l'usage de l'IA, s'appuie sur plus de 760 000 élèves dans 91 pays. Andreas Schleicher, directeur de l'apprentissage et des compétences à l'OCDE, souligne que l'apprentissage repose sur une lutte cognitive productive : la technologie favorise les progrès lorsqu'elle soutient cet effort, mais peut nuire au développement des élèves si elle le court-circuite.

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