Brief IA : Pluto Security lève 42 M$ et surveille les agents d’IA

Pluto Security lève 42 M$ et surveille les agents d’IA

Brief IA
Tom Levy·4 min

Pluto Security lève 42 millions de dollars et propose une surveillance en temps réel du comportement des agents d’IA dans les entreprises. La startup, qui a démarré ses ventes en avril, revendique plus de 2 millions de dollars d’ARR et plus de 30 clients. Sa plateforme gratuite Plutonium, dotée d’un scanner MCP, est utilisée par des milliers de professionnels et nourrit un pipeline majoritairement entrant.

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En bref
1Pluto Security lève 42 millions de dollars et propose une surveillance en temps réel du comportement des agents d’IA dans les entreprises.
2La startup, qui a démarré ses ventes en avril, revendique plus de 2 millions de dollars d’ARR et plus de 30 clients.
3Sa plateforme gratuite Plutonium, dotée d’un scanner MCP, est utilisée par des milliers de professionnels et nourrit un pipeline majoritairement entrant.
💡Pourquoi c'est important — L’adoption rapide de l’IA expose les entreprises à de nouveaux risques de sécurité, que Pluto Security entend adresser avec une approche dédiée.

Pluto Security sort de l’ombre avec 42 millions de dollars et une promesse : observer en temps réel ce que font les agents d’IA dans les environnements d’entreprise. La startup dit avoir dépassé 2 millions de dollars d’ARR depuis avril et revendique plus de 30 clients. Elle s’appuie aussi sur Plutonium, une plateforme gratuite utilisée par des milliers de professionnels, pour alimenter son pipeline.

Le contrôle se déplace vers l’activité des agents d’IA

Pluto privilégie une approche de sécurité axée sur la surveillance des agents d’IA plutôt que sur celle des utilisateurs. Sa dirigeante explique que l’attention se porte désormais « du comportement des utilisateurs au comportement des agents ». Son logiciel assure un suivi des outils d’IA employés par le personnel, des compétences, des extensions, des serveurs MCP, d’autres éléments, ainsi que des applications et agents en cours de développement. Selon l’entreprise, il est possible d’identifier les composants présentant un risque, de repérer des activités jugées potentiellement dangereuses et de mettre en œuvre des politiques sans restreindre l’utilisation ou la création d’outils. Selon la direction, le système peut intervenir pendant l’exécution d’un agent : s’il tente d’obtenir des autorisations non prévues, l’action peut être stoppée ou assortie d’instructions poussant l’agent à demander une confirmation. L’éditeur dit aussi pouvoir injecter du contexte dans la session pour modifier le fonctionnement de l’agent.

Intégrations et capteurs pour une visibilité locale

Pour opérer, la solution se connecte aux systèmes de sécurité des terminaux et de gestion des appareils et peut déployer ses propres capteurs via ces couches ou directement sur les postes. Elle collecte des informations comme les invites, les commandes, les processus, les autorisations et l’historique d’activité des utilisateurs. Des modèles légers sont exécutés sur les terminaux afin d’évaluer ce que tente de faire un agent. À l’écosystème s’ajoute un scanner MCP et un catalogue de composants vérifiés accessibles via sa plateforme associée.

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Des usages non-développeurs à l’origine d’une majorité de risques

L’accès massif aux outils d’IA multiplie les usages inattendus, nourrissant la crainte de nouvelles failles dans les systèmes. La direction de la société observe qu’un nouvel outil peut se retrouver en entreprise à peine deux heures après sa sortie. Elle estime qu’environ 60 % des risques détectés chez ses clients proviennent d’outils développés par des non-développeurs, avec les départements financiers en première ligne, suivis du marketing puis du juridique ; les développeurs n’arrivent qu’en quatrième position. Un cas cité concerne une application créée par un employé des finances d’une entreprise du Fortune 500 pour suivre des informations clients et le churn, laissée exposée à Internet. Les risques varient selon la posture du CISO et l’appétence de l’organisation pour l’IA, mais l’éditeur affirme n’avoir jamais réalisé de POC sans identifier d’éléments malveillants, certains tests ayant même coïncidé avec des attaques actives.

Traction commerciale et levier communautaire

La société précise avoir débuté la commercialisation de ses offres en avril et avoir franchi le seuil de 2 millions de dollars de revenus récurrents annuels, tout en comptant plus de 30 entreprises clientes, parmi lesquelles Oscar Health, Workato, Sixt et AlphaSense. Parallèlement, elle a mis à disposition Plutonium, une plateforme gratuite destinée à l’évaluation des risques associés aux compétences, connecteurs et modules complémentaires d’IA accessibles publiquement. La direction dit que des milliers de professionnels l’utilisent et que sa communauté constitue une source significative de retours et de prospects. Elle évalue à 70 % la part de son pipeline issue d’un intérêt entrant, sans préciser la fraction attribuable directement à Plutonium.

Financement et priorités d’investissement

Pluto Security annonce 42 millions de dollars levés, combinant un tour d’amorçage de 8,5 millions de dollars dirigé par TLV Partners, avec des fondateurs d’Armis parmi les investisseurs, et une Série A de 34 millions de dollars menée par Jump Capital avec la participation de Skinos, Ansa Capital et d’autres business angels. Cette dynamique intervient dans un contexte où de nouvelles sociétés de sécurité lèvent des montants importants, estimant que les outils existants ne suffisent pas à encadrer l’usage des systèmes d’IA. L’entreprise prévoit d’allouer le capital au développement produit, au renforcement de la recherche en sécurité et à l’extension de sa présence américaine. Elle compte 40 employés répartis entre les États-Unis et Israël.

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