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L'essor de l'intelligence artificielle (IA) dans divers secteurs soulève des questions quant à son impact sur l'emploi. Pour y répondre, Anthropic a dévoilé en mars une méthode innovante pour évaluer l'exposition des métiers à l'automatisation par l'IA. Cette approche se distingue par l'intégration de données théoriques et d'informations issues de l'utilisation réelle de leurs produits, notamment Claude et l'API d'Anthropic.
Contrairement à d'autres études qui se concentrent sur les capacités théoriques de l'IA, Anthropic met en lumière les écarts entre ces capacités et leur application pratique. L'entreprise souligne que certaines tâches, bien que théoriquement automatisables, peuvent ne pas être réalisées en raison de limitations du modèle, de contraintes légales ou d'autres obstacles. Un graphique illustre cet écart, montrant en bleu les capacités théoriques de l'IA pour un métier et en rouge l'exposition réelle à l'automatisation.
Les métiers les plus exposés
Anthropic a identifié les métiers les plus vulnérables à l'automatisation par l'IA. En tête de liste figurent les programmeurs informatiques, suivis par les représentants de service client. Cette classification repose sur une analyse qui prend en compte à la fois les capacités théoriques de l'IA et son utilisation réelle. Cependant, Anthropic admet que cette approche ne pourra pas saisir tous les canaux par lesquels l'IA pourrait remodeler le marché du travail.
Les métiers les moins menacés
En revanche, certains métiers semblent peu menacés par l'IA. Anthropic estime que 30 % des travailleurs exercent des professions peu exposées, telles que cuisinier, mécanicien de motos, sauveteur et barman. Ces métiers apparaissent rarement dans les données utilisées pour l'analyse.
Anthropic espère que cette méthode permettra d'anticiper les perturbations économiques liées à l'IA, semblables aux changements induits par internet ou le commerce avec la Chine, plutôt qu'à des chocs soudains comme le COVID.


